12/05/2009

Menaces sur la santé indigène dans le Roraima

carte roreira.pngPour assurer le service de santé aux populations indigènes, la Fondation Nationale de la Santé (FUNASA) passe des conventions avec des entités qui agissent sur le terrain. Dans l'État de Roraima, trois entités ont signé une telle convention, le "Conseil Indigène de Roraima" (CIR), le Diocèse de Roraima et l'association "Service et Coopération avec le Peuple Yanomami" (SECOYA).

Ces conventions arrivent à échéance en mai pour le CIR et la SECOYA, et en juillet pour le Diocèse de Roraima. La SECOYA a déjà fait connaître son intention de ne pas renouveler la convention pour le service de santé indigène dans cet État. Les trois entités se plaignent de l'administration de la FUNASA. En particulier des retards dans le versement des subventions qui perturbent sérieusement le service de santé dans les communautés.


Cela a de graves répercussions sur l'état de santé des populations indigènes. La prochaine échéance des conventions et les dysfonctionnements du service de santé se produisent au moment où le gouvernement brésilien a décidé de décharger la FUNASA du service de santé indigène* pour le confier à une autre administration pas encore désignée.

Cette situation est inquiétante. Le 19 mars, les trois entités, avec Hutukara Association Yanomami (HAY), l'Organisation des femmes indigènes de Roraima (OMIR) et l'Institut Socio-environnemental (ISA), ont publié un document dans lequel elles demandent au gouvernement d'accélérer le processus de transfert du service de santé indigène de la FUNASA vers une autre administration. Elles formulent sept autres revendications, notamment pour améliorer le service de santé, son administration et le contrôle social par des représentants des populations indigènes. Elles demandent que le service de santé soit garanti pendant cette période de transition.

Dans les premiers jours d'avril, le CIR, la SECOYA et le Diocèse de Roraima ont été mis en cause dans la presse locale, leur attribuant la responsabilité des dysfonctionnements. Les trois organismes ont répondu le 15 avril par un communiqué non repris par les medias. Le processus de choix des entités susceptibles d'assurer le service de santé indigène dans l'Etat de Roraima vient à peine de commencer.

Le service de santé dans les communautés Yanomami de Roraima va probablement être interrompu un certain temps.


* Voir AYA Info No 27


Pour en savoir plus (en portugais) : Les documents des 19 mars et 15 avril peuvent être demandé au soussigné.

Bernard Comoli

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