16/09/2011

Les changements climatiques préoccupent les leaders indigènes amazoniens

Les représentants des organisations indigènes des neuf pays amazoniens (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Guyane française, Pérou, Venezuela et Suriname) se sont réunis, à Manaus du 15 au 18 août, pour un 1er sommet sur les "Savoirs ancestraux, peuples et vie pleine en harmonie avec la forêt".

Les 150 leaders présents ont débattu des changements climatiques et des propositions communes à formuler à la veille d'importantes réunions internationales sur l'environnement qui doivent se tenir à la fin de cette année et en 2012; par exemple la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement - Rio+20 prévue à Rio de Janeiro en juin 2012.

Le document final appelé "Mandat de Manaus" aborde quatre points :

1.- Les territoires de pleine vie pour le refroidissement planétaire.

Les forêts et les terres des peuples amazoniens sont des refuges de vie, des barrières effectives à la déprédation. Elles doivent être protégées...

2.- Réduction des Emissions de gaz à effets de serre pour cause de Déforestation et de Dégradation des forêts - REDD.

Ce processus onusien controversé a pour objectif d'aider - en leur versant des indemnités - les pays en développement à conserver leurs forêts. Les organisations indigènes demandent des garanties avant à la mise en place du processus. Elles recommandent aux communautés indigène de ne pas s'engager dans le système avant que les accords internationaux soient totalement clairs et appliqués.

3.- Unité entre les savoirs ancestraux et la survivance de la biodiversité.

Les savoirs ancestraux sont profondément liés à la conservation productive de la nature. Pour les organisations indigènes, ils constituent un patrimoine naturel et intellectuel collectif conservé depuis des millénaires et transmis de génération en génération. Elles en refusent la commercialisation. Elles demandent notamment la protection des territoires indigènes qui sont le support de ces savoirs.

4.- Rio+20. Les organisations indigènes veulent faire entendre leur voix lors de cette importante conférence.

Entre autres, elles proposent la création d'une Cour internationale environnementale indépendante, avec des espaces de participation des peuples indigènes, eux qui sont les plus affectés par les crimes environnementaux.

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Pour en savoir plus,

- la déclaration finale de la rencontre (en français) : http://www.coica.org.ec/cumbre2011/cumbreForm/Frances-Man...

- sur la convocation, les débats, le texte final (en portugais) :

http://www.coiab.com.br/coiab.php?dest=show&back=noti...

http://www.coiab.com.br/coiab.php?dest=show&back=noti...

http://www.coiab.com.br/coiab.php?dest=show&back=noti...

Cette note a été publiée dans "AYA Info" No 63, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

 

07:59 Publié dans La lettre d'AYA | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

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