21/06/2013

Les violences commises contre les indiens pendant la dictature militaire

Le 22 mai, sur  la proposition du sénateur Randolfe Rodrigues, la Commission des Droits Humains et de la législation participative – CDH du Sénat brésilien, a tenu une audience publique pour débattre des violences pratiquées, par des agents publics ou privés, contre des indigènes pendant les années 60, au moment de la dictature militaire. Cette demande fait suite à la découverte, en avril dernier, au Musée de l'Indien de Rio de Janeiro, du "Rapport Figueiredo". Il s'agit d'un document de plusieurs milliers de pages, rédigé à la fin des années 60, par le Procureur Jáder Figueiredo Correia à la demande du Ministre de l'intérieur de l'époque, le général Afonso Augusto de Albuquerque de Lima.

Il s'agissait d'évaluer les dénonciations formulées à l'encontre du Service de Protection de l'Indien – SPI auquel a succédé, en 1967, la Fondation Nationale de l'Indien – FUNAI. Le SPI avait pour mission "d'intégrer" les indigènes à la société brésilienne !

Ce document que l'on croyait avoir été détruit dans un incendie a été retrouvé par des chercheurs, dont le vice-président de l'association "La torture jamais plus", Marcelo Zelic. Le rapport décrit les divers types de tortures infligés aux indiens : broyer les chevilles, chasse humaine à la mitrailleuse, distribution de sucre empoisonné et massacre de tribus entières, etc.

La Commission veut demander au Ministère de la justice et au Ministère public la punition des responsables. Elle veut aussi demander des mesures pour réparer les torts causés et indemniser les victimes.

Un consensus général s'est dégagé en son sein pour que ce rapport soit examiné en fonction de l'actualité, c'est-à-dire de barrer la route aux propositions actuellement en examen devant le Congrès dont le but est de faire obstacle à la démarcation des Terres Indigènes.

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PS 1 : Les manifestations qui agitent ces jours-ci les villes brésiliennes n'ont pas de lien direct avec la situation des peuples indigènes du pays si ce n'est que les manifestants reprochent au gouvernement de dépenser des sommes considérables pour le financement des événements sportifs, alors que les systèmes de santé et d'éducation sont insatisfaisants. Souvent, les organisations indigènes ont dénoncé les déficiences des services gouvernementaux, notamment celles du système de santé indigène.

PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en gris) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources permettent d'en "savoir plus".

Cette note a été publiée dans le dernier AYA Info (No 83), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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