09/10/2010

Barrage de Belo Monte : l'opposition ne désame pas

CIMI 26:08:10 manif Belo Monte.jpgL'opposition à la construction du barrage Belo Monte sur le Rio Xingu a pris des formes diverses au cours des dernières semaines. Le 10 août, un campement régional "Terre Libre" a rassemblé de nombreux leaders indigènes à Altamira, dans l'État du Pará. Toujours dans le même État, à Itaituba, les 25, 26 et 27 août a eu lieu la première rencontre des peuples et communautés atteintes et menacées par les grands projets d'infrastructures dans les bassins des rios amazoniens Madeira, Tapajós, Teles Pires et Xingu. Une manifestation symbolique a eu lieu, le 26 août à Brasilia, le jour de la signature du décret présidentiel accordant la concession d'exploitation de l'usine hydroélectrique à l'entreprise Norte Energia SA. Le 15 septembre, le mouvement "Xingu Vivant pour toujours" a mis en ligne deux vidéos montrant l'impact social et environnemental du barrage. Dans le même temps, il a appelé à signer une pétition demandant au gouvernement de renoncer à cet ouvrage. Une version légèrement réduite en anglais a également été diffusée. Cette version contient aussi un appel à signer la pétition. Par ailleurs, le 20 septembre, à Genève, à propos de la construction de ce barrage, James Anaya, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains et libertés fondamentales des peuples indigènes, a rappelé au gouvernement brésilien ses obligations qui découlent de l'art. 32 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes en matière de consultation préalable et objective des peuples affectés par l'ouvrage. Le 29 septembre, le Ministère Public Fédéral a envoyé une note à l'Institut Brésilien de l'environnement - IBAMA, pour lui rappeler les conditions devant être respectées avant la délivrance d'une nouvelle autorisation pour la construction du barrage. Le 30 septembre, plus de 120 organisations ont publié une lettre ouverte au terme de laquelle les signataires affirment que si le gouvernement persiste dans sa volonté de réaliser cet ouvrage "...sera signée une sentence de mort du Rio Xingu et de ses habitants..."

Voir AYA Info Nos 44, 46, 47, 49 et 50

Pour en savoir plus (en portugais et en anglais) :

Les vidéos en 3D :

http://www.amazonia.org.br/noticias/noticia.cfm?id=366730; la version en anglais avec accès à la pétition : http://www.youtube.com/watch?v=K-seAAIsJLQ

Le rapport de James Anaya :

http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/15session/... > A/HRC/15/37/Add.1 p. 31 et suiv.

Le rappel du Ministère Public Fédéral : http://www.prpa.mpf.gov.br/noticias/mpf-notifica-ibama-so...

La lettre ouverte des 120 organisations sur le blog du mouvement "Xingu Vivo para Sempre" : http://xingu-vivo.blogspot.com/

Photo : © CIMI - La manifestation symbolique du 26 août à Brasilia

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 53, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

 

 

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29/09/2010

Silvio Cavuscens : Aidons les indiens à garder leurs terres - 6/6

Silvio est interrogé sur ses origines suisses et son expérience amazonienne. Il souligne l'importance de la solidarité avec les peuples qui savent protéger cette forêt amazonienne, importante pour l'humanité toute entière. Cette solidarité passe par la mise à disposition de ressources humaines et financières pour aider les organisations indigènes à faire leur travail. Dans une deuxième partie de l'entretien, réalisée au siège de le SECOYA, Silvio décrit, carte à l'appui, les territoires dans lesquels s'exerce l'activité de la SECOYA.

Cette note est l'occasion de rappeler l'appui apporté à la SECOYA par la Commune d'Onex/Genève en 2008 pour la construction de deux centres de santé dans l'aire Yanomami. La Commune de Meyrin/Genève, en mars dernier, a décidé de soutenir un projet de formation de leaders Yanomami mis en œuvre par la SECOYA. Ce programme doit permettre aux Yanomami de renforcer leurs connaissances en matière de citoyenneté et d'améliorer le processus d'organisation des communautés dans l'État d'Amazonas (Voir la note du 2 avril 2010 de ce blog).

La vidéo ci-dessous, de 9' 51", est la sixième et dernière séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les cinq séquences précédentes de l'interview ont été intégrées dans les notes des 3, 6, 16, 20 et 25 septembre de ce blog.

Silvio est indigéniste et sociologue d'origine suisse. Il a passé son enfance et sa jeunesse dans le village genevois d'Avully. Il est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association a un site Internet (en portugais) : http://www.secoya.org.br/

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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25/09/2010

Silvio Cavuscens : Les sociétés "occidentales" ont à apprendre des indiens – 5/6

Les Yanomami doivent connaître le monde des non - indiens pour être en mesure de défendre leurs droits. La SECOYA a un programme qui a pour objectif d'aider les Yanomami à s'organiser de manière autonome. Ce programme a été élaboré avec les Yanomami. Il vise à renforcer leurs connaissances du monde des non-indiens, soit pour être présents dans les instances qui conditionnent leur vie quotidienne et leur avenir, mais aussi pour les aider à définir une stratégie de gestion de leur territoire. Leur terre indigène va rester dans ses limites actuelles, mais elle va connaître une augmentation de sa population. La SECOYA travaille à ne plus être indispensable pour ce peuple.

Silvio est interrogé sur la présence des missionnaires et sur les leçons qu'il pouvait tirer de son expérience amazonienne. Il évoque la qualité de la relation humaine vécue, notamment par les leaders, au sein de leurs peuples. Par ailleurs, les indiens ont été capables de vivre bien, pendant des milliers d'années, en utilisant sans les détruire, les ressources des multiples écosystèmes amazoniens. Les indiens ont une relation privilégiée avec leur milieu naturel. Ce savoir-faire est une leçon pour les sociétés "modernes".

La vidéo ci-dessous, de 8' 10", est la cinquième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les quatre premières séquences de l'interview ont été intégrées dans les notes précédentes de ce blog.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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22/09/2010

Silvio Cavuscens : La nécessaire formation des Yanomami - 4/6

Silvio parle des menaces qui pèsent sur les connaissances traditionnelles des peuples indigènes qui doivent être reconnues et protégées aux niveaux national et international. Notamment dans le domaine médical, il arrive que celles-ci fassent l'objet d'une appropriation par les entreprises pharmaceutiques. Le cas de l'Ayahuasca, une plante aux effets hallucinogènes, est l'un des plus connu de tentative d'appropriation. La reconnaissance des savoirs traditionnels est un défi pour les indiens.

Silvio est ensuite interrogé sur le travail de la SECOYA avec le peuple Yanomami. L'association a commencé ses activités en 1991 pour lutter contre une grave épidémie de tuberculose dans les villages de la région du rio Marauiá (dans l'État d'Amazonas). Elle a adopté des statuts en 1997. Elle développe maintenant plusieurs programmes dont l'objectif principal est d'aider les Yanomami à défendre leurs droits. Ces programmes, toujours liés aux savoirs traditionnels, touchent les domaines de l'éducation différenciée, de la santé et du développement durable.

La vidéo ci-dessous, de 8' 58", est la quatrième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les trois premières séquences de l'interview ont été intégrées dans les notes précédentes de ce blog.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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16/09/2010

Enfant d'Avully, Silvio Cavuscens parle du rôle des organisations indigènes – 3/6

Bon connaisseur des organisations indigènes de l'Amazonie brésilienne, Silvio en évoque l'histoire et les défis auxquels elles sont confrontées. Leur rôle de représentation des peuples indigènes dans nombre d'instances publiques, rôle anciennement attribué à la Fondation Nationale de l'Indien -FUNAI. Il parle également de la difficile construction d'un processus participatif en lien avec les communautés locales, et cela sans rupture entre jeunes leaders et leaders traditionnels.

Il répond également aux questions du journaliste qui l'interroge sur l'exploitation dont sont victimes les peuples traditionnels de la forêt.

La vidéo ci-dessous, de 9' 43", est la troisième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les deux premières séquences de l'interview ont été intégrées dans les notes de ce blog.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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10/09/2010

Enfant d'Avully, Silvio Cavuscens évoque la politique indigéniste du gouvernement brésilien - 2/6

Silvio insiste sur la nécessaire reconnaissance des particularités ethniques des peuples indigènes brésiliens. Dans le domaine de l'éducation et de la culture, cela passe par la mise en place de "Territoires ethno - éducationnels", avec une scolarisation qui commence dans la langue de chaque peuple, l'apprentissage du portugais intervenant dans un deuxième temps. Il s'agit d'une éducation véritablement différenciée. Cette reconnaissance des spécificités ethniques concerne également les politiques environnementale, économique et sociale du gouvernement. Silvio évoque le poids des intérêts anti-indigènes qui agissent dans le pays et les défauts d'une administration des affaires indigènes partagée entre divers ministères. Il parle également des conséquences néfastes d'un système d'aide sociale inadapté.

La vidéo ci-dessous, de 8' 41", est la deuxième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français.

La première séquence de l'interview a été intégrée dans ce blog, dans la note du 3 septembre.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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03/09/2010

Enfant d'Avully, Silvio Cavuscens parle de son "apprentissage" de l'Amazonie 1/6

Le journaliste tessinois Sergio Tenzi a récemment mis en ligne sur YouTube, six séquences de six à dix minutes chacune, d'une interview de l'indigéniste et sociologue d'origine suisse, Silvio Cavuscens. L'enregistrement a été réalisé à Manaus en novembre 2009. Silvio a plus d'une trentaine d'années d'expérience et de solidarité avec les peuples indigènes de l'Amazonie brésilienne. Après avoir été conseiller de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne - COIAB, il est maintenant coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

Malgré un titre et une brève présentation en italien de moins d'une minute, l'interview de 6'18 est en français.

Dans cette première séquence de l'interview : Silvio explique son "apprentissage" de l'Amazonie, ses motivations et ses premiers engagements.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" apporte son appui à la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA" ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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27/08/2010

Victoire d'étape : Le Sénat brésilien approuve la création d'un Secrétariat spécial de santé indigène

C'est par une danse rituelle que les indiens, présents au Sénat le 3 août dernier, ont manifesté leur joie après l'approbation de la création d'un Secrétariat Spécial de Santé indigène (SESAI). Cet organe sera rattaché directement au Ministère de la santé. Il disposera d'un budget propre. Le 6 juillet, la Chambre des députés avait déjà approuvé ce texte attendu depuis plus de deux ans par les organisations indigènes. Le Congrès a ainsi accepté la "Mesure Provisoire" No 483, signée par le Président Lula le 24 mars 2010*.

Un décret présidentiel doit définir la structure de ce nouveau Secrétariat et en nommer les principaux responsables. Doit être également réglé le transfert du service de santé indigène, encore assuré par la Fondation Nationale de la Santé (FUNASA), au nouveau Secrétariat.

L'espoir des indiens est d'avoir un Service de santé qui réponde véritablement aux attentes des peuples indigènes et que la gestion chaotique de la FUNASA appartienne au passé. Valdenir França, membre du Conseil National de Santé  et de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne (COIAB), souligne que "... la situation est difficile, mais avec cette victoire on espère avoir un bon résultat. Nous savons que ce n'est pas facile, mais nous avons l'appui de tout le mouvement indigène et des dirigeants pour aider cette bataille du nouveau secrétariat". Dionito de Souza, le président du Conseil Indigène de Roraima (CIR) est également favorable à ce changement, mais, dit-il : "Je vais attendre que le Secrétariat soit implanté pour pouvoir dire s'il est bon ou mauvais... Nous ne voulons pas que le service de santé soit seulement un changement de nom, il faut un véritable changement". Le mouvement indigène brésilien a remporté une importante victoire d'étape.

*Voir AYA Info No 49.

Pour en savoir plus (en portugais) :http://www.senado.gov.br/noticias/verNoticia.aspx?codNoti..., http://www.senado.gov.br/noticias/verNoticia.aspx?codNoti...,http://blogapib.blogspot.com/2010/08/senado-aprova-criaca... et http://www.folhabv.com.br/Noticia_Impressa.php?id=91961

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

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21/08/2010

Des Catalans solidaires des Yanomami : La SECOYA reçoit un prix

Le 5 mai dernier, Antonio Risquez, le président du Conseil Régional du Vallès Oriental (Catalogne/Espagne), a remis le prix de "Coopération internationale pour le développement humain - 2010" à Pere (Pedro) Albajar, médecin, spécialiste au niveau international de la Maladie de Chagas. Sa candidature avait été présentée par une ONG catalane qui travaille au Brésil : "Caldes Solidária" et la Mairie de Caldes de Montbui.

La cérémonie a eu lieu au théâtre municipal "El Patronat" de La Garriga, une commune de la même Région. Pedro a annoncé que le prix, d'une valeur de 11'000 euros, était destiné à soutenir l'association SECOYA - Service et Coopération avec le Peuple Yanomami.

Cette association a été fondée en 1997. Elle travaille dans l'État d'Amazonas, dans la région du Moyen Rio Negro, en particulier avec les communautés Yanomami des rios Demini, Padauiri et Marauiá, des zones d'accès difficile. SECOYA développe plusieurs programmes dans les domaines de l'éducation, de la santé, du développement soutenable et de la formation citoyenne.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA", également partenaire de SECOYA, félicite Pere Albajar pour cette distinction et se réjouit du geste de solidarité de cette entité catalane.

Pour en savoir plus (en français) : Voir mon blog du 30 mai dernier sur l'Assemblée générale de la SECOYA; en portugais : http://www.secoya.org.br > Secoya ganha prêmio Internacional et, en catalan : http://www.ccvoriental.es/win_mostrar_contenido.php?id_pu...

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

 

 

 

 

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13/08/2010

Une Commission parlementaire adopte un projet de loi réduisant la protection de la forêt brésilienne

C'est par 13 voix contre 5, qu'une Commission spéciale de la Chambre des députés a approuvé, le 6 juillet dernier, un projet de loi destiné à remplacer le Code forestier en vigueur depuis 1965. Cette Commission, créée en octobre 2009, est majoritairement composée de représentants de la "Bancada ruralista", un groupe parlementaire qui défend les intérêts de l'agrobusiness.

Le projet réduit les "Aires de Préservation Permanentes" (APP), notamment la largeur de la forêt protégeant les rives d'un cours d'eau. L'obligation faite aux propriétaires de récupérer, ou de compenser, la "Réserve Légale" de forêt qu'ils n'ont pas maintenue sur leurs terres est allégée. Il donne également, aux États de l'Union un délai de cinq ans, à partir de la publication de la nouvelle loi, pour adopter un "programme de régularisation". Celui-ci permettra aux propriétaires coupables de déforestation illégale de régulariser leur situation et d'être dispensés du payement des amendes dont ils sont redevables. Le projet de loi ne devrait pas être traité par la Chambre des députés avant les élections d'octobre prochain.

Le rapport, signé par le député Aldo Rebelo, qui traite de ce projet de loi, a suscité des réactions d'entités diverses. Le 28 juin, le Ministère Public Fédéral a publié une note technique dans laquelle il affirme que les modifications proposées diminuent drastiquement le modèle de protection environnementale... "contrariant les obligations constitutionnelles imposées aux pouvoirs publics". Le 2 juillet, plus de 80 associations sociales et écologistes, ainsi qu'une vingtaine de personnalités ont signé un manifeste rejetant les propositions du député. Le 25 juin, la Société Brésilienne pour le Progrès de la Science (SBPC) et l'Académie Brésilienne des Sciences (ABC) ont envoyé une lettre au rapporteur du projet dans laquelle elles soulignent, notamment, que "Malheureusement la reformulation de ce Code n'a pas été faite sous l'égide d'une solide base scientifique...".

Selon différentes sources, le Ministère de l'environnement pourrait présenter un texte assurant une meilleure protection de la forêt. Le Ministre de l'agriculture, de l'élevage et de l'approvisionnement se déclare favorable au texte voté par la Commission.

Pour en savoir plus (en portugais) :

Le code forestier de 1965 : http://www.planalto.gov.br/ccivil_03/Leis/L4771compilado.... - Les rapports de A. Rebelo : http://www.camara.gov.br/sileg/Prop_Detalhe.asp?id=480245 > PRL-1 PL187699 et http://www.camara.gov.br/sileg/Prop_Detalhe.asp?id=483155 > CVO-1 PL187699 - La note du Ministère Public Fédéral : http://www.amazonia.org.br/noticias/noticia.cfm?id=359168 - L'avis de scientifiques : http://www.agencia.fapesp.br/materia/12572/especiais/impa... - Le manifeste des organisations sociales : http://www.mst.org.br/manifesto-rejeita-mudancas-proposta... et le site SOS Floresta : http://www.sosflorestas.com.br/ - Les informations de l'Instituto Socioambiental - ISA :  http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3125 et http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3123

 

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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