30/05/2010

La SECOYA en Assemblée générale, la parole aux Yanomami

La XIIe Assemblée générale de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA" a eu lieu les 10 et 11 avril à Manaus. Seize membres étaient présents. Quatre membres Yanomami ont exposé les problèmes rencontrés par leurs communautés. Par exemple, à propos de la santé, ils ont relevé le difficile transport des malades vers les centres de soins et leur retour dans les communautés; l'insuffisance de personnel de santé et la trop longue absence de ce personnel dans les villages. En ce qui concerne l'enseignement, entre autres points, ils ont parlé du matériel de construction des écoles, de la provenance des repas servis à la cantine scolaire et du manque d'écoles dans les villages du rio Padauiri. En relation avec le développement durable, ils ont souhaité, notamment, que les techniciens de la SECOYA les aident à avoir une production alimentaire susceptible de faire face aux changements climatiques qui se manifestent par des périodes excessives de sécheresses ou d'inondations. Ils ont encore abordé l'action des entités présentes dans l'aire Yanomami de l'État d'Amazonas.

Après une analyse de conjoncture faite par  Silvio Cavuscens, le coordinateur général, les responsables de chaque département de la SECOYA : santé, éducation et formation, développement soutenable, administration et logistique, ont présenté un rapport d'activité. Le coordinateur général a encore fait état des activités institutionnelles développées depuis la dernière Assemblée générale et les conséquences du non - renouvellement de la convention avec la Fondation Nationale de la Santé - FUNASA*.

L'assemblée a élu une nouvelle direction pour une période de trois ans. Celina Cadena a été désignée présidente, Calito Iximaweteri Yanomami trésorier, et Victor Py-Daniel secrétaire.

La SECOYA est atypique. Elle n'est pas une organisation indigène, mais elle n'est pas non plus une organisation indigéniste au sens traditionnel du terme. Elle tire sa spécificité par le fait qu'elle donne toute leur place aux représentants des communautés indigènes : lors de cette assemblée, ce sont les Yanomami eux-mêmes qui ont décrit leur situation. De plus, l'un des leurs a été désigné comme membre de la direction de l'association.

Notre association "AYA", a contribué à la tenue de cette rencontre.

Les lecteurs de ce blog qui voudraient soutenir matériellement l'action de cette organisation amazonienne peuvent le faire en versant leur contribution sur le CCP de : "AYA  Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie 1200 Genève" No 17-55066-2 - mention "SECOYA" qui transmettra.

* Voir AYA Info No 39

Pour en savoir plus sur l'assemblée générale et la SECOYA (en portugais) :  http://www.secoya.org.br/ > A XII Assembléia Geral da Secoya

(L'essentiel de ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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22/05/2010

Selon la CPT, l'Amazonie concentre le plus grand nombre de "conflits de la terre"

 

Le 15 avril, la Commission Pastorale de la Terre - CPT, une entité liée à la Conférence Nationale des Evêques du Brésil - CNBB, a publié son 25e rapport sur les "Conflits dans la campagne - Brésil 2009". Le nombre total de ces conflits a légèrement augmenté, passant de 1'170 en 2008, à 1'184 en 2009.

Plus de la moitié, 622, ont été dénombrés dans la région Nord du Brésil, soit l'Amazonie légale*, plus les deux États du Mato Grosso et du Maranhão. Sur les 25 assassinats commis dans la campagne brésilienne, 17 ont été perpétrés dans la seule Amazonie légale. Dans cette même région, on a compté 164 des 240 cas de "travail esclave". C'est là encore, qu'il y a le plus grand nombre de familles impliquées dans des conflits de la terre : 42'373 pour 83'058 dans le reste du pays. C'est dans cette région toujours, que l'on compte le plus grand nombre de familles qui ont vu leurs maisons et leurs champs détruits.

De l'avis de la CPT, "L'Amazonie légale est le terrain privilégié de la barbarie dans la campagne brésilienne". Évoquant ceux qui luttent, ou qui ont donné leur vie, pour améliorer les conditions de vie des petits producteurs dans la campagne brésilienne, Dom Tomás Balduino, conclut ainsi la préface du rapport : "Ils sont innombrables les prophètes de la terre et des eaux, cités dans cette publication ou anonymes, hommes et femmes admirables, véritables constructeurs et constructrices de la Paix et de la Justice dans la campagne. Constructeurs d'un autre Brésil".

Pour en savoir plus (en portugais) : Le rapport de la CPT sur les "Conflits dans la campagne - Brésil 2009" : http://www.cptnacional.org.br/index.php?option=com_conten..., et : http://www.cptnacional.org.br/index.php?option=com_conten... > RELEASES > Amazônia concentra maior número de conflitos

* L'Amazonie légale est constituée de neuf États : Acre, Amapá, Amazonas, une partie du Maranhão, Mato Grosso, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins.

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

 

 

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20/05/2010

Les deux fazendeiros accusés d'avoir commandité l'assassinat de Dorothy Stang sont condamnés à 30 ans de prison

Le 12 avril 2010, un tribunal de Belém (État du Pará) a condamné le fazendeiro Vitalmiro Bastos de Moura, connu sous le nom de "O Bida", à 30 années de prison pour avoir commandité l'assassinat de la Sœur Dorothy Stang (73 ans), survenu le 12 février 2005 à proximité d'Anapu, une localité de l'État du Pará*. Un autre fazendeiro, Regivaldo Pereira Galvão, également accusé d'avoir joué ce rôle, a été condamné à 30 ans de prison dans la nuit du 30 avril au premier mai. Son avocat a fait appel de la sentence le 4 mai.

Au total, cinq personnes ont été impliquées dans cet assassinat. L'auteur des coups de feu, Rayfran das Neves Sales a été condamné à 27 ans de prison le 10 décembre 2005. Sa peine a été confirmée une première fois le 23 octobre 2007, et une deuxième fois le 10 décembre 2009. Clodoaldo Carlos Batista a aussi été condamné, le 10 décembre 2005, à 17 ans de prison pour avoir accompagné l'assassin. Amair Feijoli de Cunha a été condamné le 26 avril 2006 à 18 ans de prison. Il a été reconnu coupable d'avoir été l'intermédiaire entre les mandants de l'assassinat et Rayfran Neves.

En 2005, la Commission Pastorale de la Terre - CPT, une entité liée à la Conférence nationale des évêques du Brésil, avait recensé 38 assassinats en relation avec un conflit de la terre dans l'ensemble du Brésil.

 

Pour en savoir plus (en portugais) :  http://www.mst.org.br/node/9486 et http://www.tjpa.jus.br/noticias/verNoticia.do?id=2063

* Voir AYA Info No 35, 38 et 45.

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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17/05/2010

Brésil : un plan pour l'enseignement indigène différencié

Le document final de la première Conférence nationale de l'éducation scolaire indigène* (CONEEI), a été rendu public. Il s'agit d'un programme pour la mise en place d'un service national spécifique d'enseignement indigène différencié. La première partie du texte traite de l'organisation et de la gestion de ce service, avec ou sans territoires ethno - éducationnels. La deuxième partie énumère les lignes directrices pour la prise en compte, avec la participation des communautés, des spécificités indigènes (langues, savoirs...), l'élaboration du matériel pédagogique et la garantie de ressources financières. La troisième partie aborde les modalités d'application pour les différents niveaux d'enseignement : éducation infantile, l'enseignement moyen, celui des jeunes et des adultes et l'enseignement supérieur. La quatrième partie concerne des dispositions générales comme, par exemple, la réalisation d'une conférence nationale tous les quatre ans et la participation de représentants indigènes dans les organes publics ayant un lien avec l'éducation. La cinquième partie traite des dispositions transitoires et des recommandations à appliquer en attendant la pleine mise en œuvre du service. Cette 1ère CONEEI a eu lieu du 16 au 20 novembre 2009 dans la ville de Luiziânia (État de Goias). Elle avait été précédée par de nombreuses réunions dans les communautés indigènes et par dix-huit rencontres régionales tenues dans tout le Brésil. Les organisateurs estiment à environ 50'000, le nombre de personnes impliquées dans la préparation et le déroulement de cette importante réunion.

*Voir AYA Info No 44

Pour en savoir plus (en portugais) : http://coneei.mec.gov.br/index.php?option=com_content&... > Documento Final da I Coneei

Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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08/05/2010

Vers un Secrétariat spécial pour la santé indigène

Au Brésil, le Service de santé indigène, jusque-là assuré par la Fondation Nationale de la Santé (FUNASA), relèvera à l'avenir d'un Secrétariat Spécial de la Santé Indigène (SESAI), rattaché directement au Ministère de la Santé. Cette réforme a été rendue publique à Brasilia le 24 mars par le président Lula. Elle s'inscrit dans une série de mesures de réorganisation de la Présidence de la République et de plusieurs Ministères. Elle est contenue dans une "Mesure Provisoire" signée par le président ce jour-là, et publiée au Journal Officiel de l'Union le 25 mars. Elle doit encore être soumise au Congrès fédéral. Selon le Ministère de la santé, un décret à paraître dans les 90 jours doit préciser les nombreuses modalités d'application de la décision présidentielle. En attendant, la FUNASA continuera d'assurer le service de santé auprès des communautés indigènes. En juin 2009, un décret présidentiel* avait déjà donné une certaine autonomie aux Districts Sanitaires Spéciaux Indigènes (DSEI), alors que de nombreuses organisations indigènes souhaitaient la création de ce Secrétariat. Depuis longtemps, elles veulent un service de santé efficace.

* Voir AYA Info No 40.

Pour en savoir plus (en portugais) :

La "Mesure Provisoire" du Président de la République et l'Exposé des motifs : http://www.presidencia.gov.br/legislacao/ > Medidas Provisórias > Clique par visualizar todas Medidas Provisórias > 483, de 24.3.2010 et > Exposição de Motivos

Un communiqué du Ministère de la santé :

http://portal.saude.gov.br/portal/aplicacoes/noticias/def...

L'écho de cette décision au sein de l'Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB :

http://blogapib.blogspot.com/2010/03/lula-assina-medida-p...

 

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

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01/05/2010

La Terre Indigène Raposa Serra do Sol a fait la fête

Au Brésil, le 19 avril est la "Journée nationale de l'Indien". C'était la date retenue par les dirigeants du Conseil Indigène de Roraima (CIR) pour célébrer le 5e anniversaire de l'homologation de la Terre Indigène Raposa Serra do Sol*. Lula était présent à la fête organisée à Maturuca, une communauté indigène de la municipalité de Uiramutã dans l'État de Roraima, près de la frontière avec le Venezuela.

Dans son discours, le Président a rendu hommage à Jacir de Souza qui a lutté pendant plus de trente ans pour la démarcation de cette Terre Indigène. Il a rappelé les 21 leaders assassinés et l'esprit de lutte des peuples de Raposa Serra do Sol. Il a souligné comment, "... dans l'histoire, à aucun moment une nation indigène n'a envahi la terre d'un autre peuple. Au contraire, ce qui arrive normalement, ce sont les autres qui envahissent les terres indigènes pour se les approprier". Il a évoqué ses récentes décisions prises pour créer un Secrétariat de la Santé Indigène et restructurer la Fondation Nationale de l'Indien (FUNAI). Parlant des indiens : "Ils sont beaucoup plus finauds qu'on ne le pense. D'une main, ils me remettent un document pour me remercier et de l'autre ils me donnent vingt documents de revendications". Il s'est engagé à revenir en septembre prochain pour constater si les promesses faites lors de cette fête ont été tenues.

Selon les observateurs, cinq mille personnes ont participé à l'événement. Des Yanomami étaient présents. Leur organisation, "Hutukara Associaçõ Yanomami" - HAY, est membre du CIR.

* Voir AYA Info No 37

Pour en savoir plus (en portugais), une info avec des photos : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3070, et le discours de Lula : http://www.imprensa.planalto.gov.br/ > Discursos e Entrevistas > Discursos > 19/04/2010

Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

 

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28/04/2010

"Nous, indigènes du Xingu, nous ne voulons pas Belo Monte"

La presse internationale a largement fait état du choix des autorités brésiliennes de confier au consortium Norte Energia, la construction, sur le Rio Xingu, du barrage Belo Monte et les ouvrages qui lui sont associés. La décision a été prise le 20 avril, au lendemain de la "Journée de l'Indien". Depuis une trentaine d'années, les peuples indigènes de cette région s'opposent à cet ouvrage. Deux caciques Kayapó l'ont répété le 20 avril dans une note intitulée "Nous, indigènes du Xingu, nous ne voulons pas Belo Monte". "Nous nous battons  ici pour  notre peuple, pour nos terres, mais aussi pour le futur du monde". Ce texte est un appel à ceux qui, au Brésil et à l'étranger, veulent soutenir leur lutte. Les deux caciques reprennent à leur compte une phrase d'un indigène des USA : "C'est seulement quand l'homme blanc aura détruit la forêt, tué tous les poissons et les animaux, détruit toutes les rivières, qu'il  s'apercevra que personne ne mange l'argent". Depuis plusieurs jours, les indigènes n'assurent plus le service de bac sur le Rio Xingu pour les véhicules qui empruntent la route BR-080 (anciennement MT 322) reliant São José do Xingu à Matupá et Colider dans l'Etat du Mato Grosso. Ils ne laissent passer que les services d'urgence. Le 26 avril, le dirigeant indigène Megaron Txukarramãe a diffusé un communiqué exprimant son hostilité à la construction du barrage et désignant le Président de la République comme ennemi numéro un des indiens. "... nous les indiens, nous sommes les premiers habitants de ce pays, nous sommes oubliés par le gouvernement de Lula qui veut notre destruction. C'est la conclusion à laquelle nous arrivons". Dans l'émission de radio "Le café avec le Président", diffusée également le 26 avril, Lula a justifié la construction du barrage.

Pour en savoir plus (en portugais) :

http://www.coiab.com.br/coiab.php?dest=show&back=inde...

http://blogapib.blogspot.com/2010/04/megaron-txukarramae-...

http://cafe.ebc.com.br/programas/o-custo-da-energia-gerad...

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

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16/04/2010

La maladie de Chagas est en voie de mondialisation. Elle est rapportée aussi à Genève

De nombreux cas de maladie de Chagas (du nom du médecin brésilien  l'a décrite en 1909), ont été observés dans les municipalités de Santa Isabel do Rio Negro et de Barcelos (État d'Amazonas). Selon un spécialiste, le docteur Pedro Albajar Viñas, l'infection touche environ 5% de la population, mais ce taux passe à 15, voire 19%, chez les "piaçabeiros", les hommes - parmi eux des indiens Yanomami - qui travaillent et exploitent les feuilles, mais surtout les fibres d'une variété de palmier, la piaçaba (ou piaçava). Les fibres sont utilisées pour la fabrication de nombreux objets : sacs, balais, cordes, etc.. Et les feuilles pour la couverture des habitations. La maladie, appelée également trypanosomiase américaine, est transmise par une punaise hématophage, la triatomine, dont l'un des habitats est précisément ce palmier. Cette punaise est l'agent transmetteur de la maladie quand ses intestins sont infectés par un parasite pathogène le trypanosoma cruzi. La maladie a plusieurs modes de transmission. Le plus fréquent est vectoriel : après avoir piqué et sucé le sang de sa victime, l'insecte dépose ses excréments infectés à proximité de la piqûre. Celle-ci entraîne des démangeaisons. En se grattant, la victime favorise l'entrée du parasite dans le sang. La maladie se transmet également par voie orale (par l'absorption de boissons ou d'aliments infectés), transfusionnelle et congénitale (de la mère à l'enfant). Accompagnée de fièvre dans sa dans sa phase aiguë, la maladie peut provoquer une sorte furoncles appelés "chagomes", mais aussi des œdèmes sur les paupières si le sujet s'est frotté l'œil avec des mains contaminées. Dans sa phase chronique, de durée variable, elle est surtout à l'origine d'atteintes cardiaques, mais aussi digestives ou neurologiques pouvant être fatales. Les mesures de prévention, de dépistage et de traitement sont donc capitales. En 2007, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé un programme international pour l'élimination de la transmission et le traitement de cette affection qui ne concerne pas seulement l'Amazonie et le Brésil, mais aussi d'autres pays d'Amérique latine, où d'autres espèces de punaises sont également des agents transmetteurs. Avec les voyages et les migrations de populations, la maladie, jusque-là négligée, tend à se répandre dans le monde. Le premier cas de maladie de Chagas rapporté en Suisse a été diagnostiqué en 1996, aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). Depuis 2008, avec le soutien et la collaboration de l'OMS, les HUG ont mis en place un service de recherche, de dépistage et de traitement de cette maladie. Dans son rapport annuel 2008, le Service de médecine internationale et humanitaire (SMIH) des HUG indique avoir diagnostiqué 123 cas. En Suisse, maladie de Chagas n'est pas sur la liste des affections faisant l'objet d'une déclaration obligatoire aux services de santé. Il n'y a donc pas de statistiques à son sujet dans notre pays.

Pour en savoir plus :

http://revue.medhyg.ch/print.php3?sid=33165

http://www.medecine.unige.ch/coopinter/rvm2009.php > Collaborations pour des interventions de terrain > Partenariat OMS-HUG sur la maladie de Chagas, une parasitose tropicale négligée émergente en Europe

http://medecine-internationale.hug-ge.ch/recherche_public... > Rapport annuel 2008

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

 

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13/04/2010

Au Brésil, la campagne de vaccination contre la grippe A(N1H1) a commencé depuis un mois

Au Brésil, la campagne de vaccination contre la grippe A(N1H1) a commencé le 8 mars*. Elle doit se dérouler en cinq étapes jusqu'au 29 mai. La première étape du programme concerne les professionnels de la santé et les peuples indigènes, ces derniers étant considérés comme population à risque. Le 11 mars, Danilo Forte, le président de la Fondation Nationale de la Santé (FUNASA), était à Boa Vista, la capitale de l'État de Roraima pour lancer la campagne nationale. La Fondation a annoncé qu'elle devait vacciner environ 567'300 indigènes. Le Ministère de la santé publie régulièrement les statistiques de la campagne. Au 10 avril 346'546 indigènes avaient été vaccinés, soit un peu plus de 60%.

* Voir AYA Info No 46.

Pour en savoir plus (en portugais) :

http://www.funasa.gov.br:8080/siscanot/noticias/not_2010/...,

http://www.folhabv.com.br/fbv/Noticia_Impressa.php?id=81895 et le "vaccinomètre" du ministère de la santé : http://pni.datasus.gov.br/

(Ce texte est une mise à jour du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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09/04/2010

Un rapport de Survival International au CERD sur la situation des Guarani du Brésil

Le 18 mars, Survival International a publié un rapport sur la situation des Guarani du Brésil. Le document est destiné au Comité des Nations Unies pour l'Elimination de la Discrimination Raciale (CERD). Cette publication coïncide avec la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale célébrée le 21 mars. Selon l'organisation internationale, "la situation des Guarani du sud du Brésil est l'une des plus tragiques de toutes les Amériques". Le rapport aborde plusieurs sujets : droit à la terre, violence, malnutrition, justice et exploitation de la main-d'œuvre. Survival en appelle au CERD pour que celui-ci intervienne auprès du gouvernement brésilien afin que ce dernier finalise le programme de démarcation des terres indigènes, qu'il prenne des mesures dans le domaine de la justice et de la santé physique et mentale des Guarani.

Pour en savoir plus (en français) : http://www.survivalfrance.org/actu/5648

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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