22/10/2010

Terres agricoles brésiliennes : les prix augmentent, l'emprise étrangère et la concentration inquiètent

Plebiscito limita de terra 09:10 marca 215x2000.jpgAu cours du mois de juin 2010, plusieurs quotidiens brésiliens ont publié des articles au sujet de l'augmentation du prix des terres agricoles du pays. Au premier bimestre de 2010, le prix des terres agricoles à l'hectare (ha) est en moyenne de 4'599 réais (R$), soit environ 2'670 US$. Cela représente une hausse de 3,9% par rapport à la même période de l'année précédente. Trois ans plus tôt, ce prix était de 3'432 R$/ha, soit une augmentation nominale de 34%, mais qui, déduite de l'inflation (18%), constitue un gain réel d'un peu plus de 5% par an.

Ce prix moyen est très variable selon les régions du Brésil. Il est le plus élevé dans le Sud, où il avoisine les 9'500 R$/ha. Il est le plus bas dans la région Nord à un peu plus de 1'400 R$/ha. Il peut également être orienté à la baisse à certaines périodes, par exemple quand les cours du soja se réduisent à la bourse de Chicago. L'agence AgraFNP de São Paulo relève que l'arrivée de capitaux étrangers a entraîné une forte augmentation des prix de la terre dans les nouvelles frontières agricoles des États du Maranhão, Tocantins Piauí et Bahia. Au cours de ces trois dernières années, dans certaines zones des deux États amazoniens de l'Amapá et du Mato Grosso, le prix a été multiplié par six.

L'emprise étrangère inquiète.

Au début du mois de juin, dans une série d'articles, Lúcio Vaz, un journaliste du "Correio Braziliense" en a décrit les principales caractéristiques : Dans 3'694 municipalités, ce sont au moins 43'000 km2 de terres agricoles qui sont en mains étrangères. Selon lui, ces données ne sont pas complètes puisque les indications contenues dans les registres du cadastre sont fournies par les propriétaires, sans autre contrôle. Selon les techniciens de l'Institut National de Colonisation et de la Réforme Agraire - INCRA, ce chiffre pourrait être cinq fois supérieur. Le 19 août dernier, l'Avocat Général de l'Union a transmis un rapport, signé par le Président Lula et publié au Journal Officiel de l'Union le 23 août, visant à contenir l'acquisition de terres par des étrangers. Il s'agit essentiellement de la déclaration obligatoire de la nationalité de l'acquéreur, d'un double plafonnement, en surface et en part du territoire de chaque commune, et de la limitation de l'usage des terres à des projets agricoles approuvés par le Ministère du Développement Agraire.

Le Mouvement des Travailleurs Sans Terre - MST a jugé ces mesures insuffisantes. Le Ministre du Développement agraire a récemment déclaré au quotidien "Valor Econômico" que le gouvernement allait formuler une "Proposition d'amendement constitutionnel - PEC" pour restreindre davantage l'achat de terres par des étrangers.

Un plébiscite pour la limitation de la taille des exploitations

Par ailleurs, les inégalités dans la distribution de la terre est historiquement très grande au Brésil. Les résultats du recensement agricole de 2006 en témoignent. L'indice de Gini, qui en illustre la réalité, a augmenté de quinze points en vingt ans. Il est passé de 0,857 en 1985, à 0,872 en 2006. Cette année-là, les exploitations agricoles de moins de 10 ha détenaient 2,36 % de la surface totale des terres agricoles, et celles de plus de 1'000 ha 44,4 %. Au début septembre, le "Forum National pour la Réforme Agraire et la justice dans la campagne - FNRA", qui regroupe plusieurs dizaines d'organisations et mouvements populaires, a organisé une campagne et un plébiscite pour demander la limitation de la taille des exploitations; cela dans une fourchette qui va de 175 ha à 3'500 ha selon les régions du pays. Les résultats de cette consultation populaire ont été publiés le 19 octobre. Plus d'un demi - million de citoyens de 23 États ont participé à cette consultation. À plus de 95 %, ils se sont déclarés favorables à la limitation de la taille des propriétés.

Pour en savoir plus (en portugais) :

  • Sur l'augmentation des prix :

http://economia.terra.com.br/noticias/noticia.aspx?idNoti... et http://economia.estadao.com.br/noticias/economia,terras-s... /

http://www.agu.gov.br/sistemas/site/templateimagemTextoTh... > Parecer AGU (2.32 MB) /

  • Sur le recensement agricole de 2006 :

http://www.ibge.gov.br/home/ > Economia > Censo Agropecuário > Resultados > Brasil, Grandes... > Comentários (pp. 107 et 109) /

(Cette note (mise à jour) a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 53, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

 

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20/10/2010

Vers un "Territoire Ethno-Educationnel" pour les Yanomami et Ye'kuana

Secoya Dans une classe Yanamami.jpgLes 30 et 31 août à Boa Vista, la capitale de l'État de Roraima, une soixantaine de leaders Yanomami et Ye'kuana, de quarante régions de la Terre Indigène Yanomami*, étaient réunis avec les représentants du Ministère de l'Éducation - MEC, de la Fondation Nationale de l'Indien - FUNAI, et de plusieurs ONG. La rencontre avait pour objet la création d'un "Territoire Ethno-éducationnel Yanomami et Ye'kuana".

Le représentant du MEC, Gersem Baniwa, a relevé la nécessité  de définir une stratégie pour élaborer, avant la fin de l'année, un diagnostic de l'éducation scolaire indigène. Les dirigeants indigènes ont évoqué plusieurs obstacles qui empêchent le bon fonctionnement de l'éducation scolaire dans l'aire Yanomami, par exemple l'accès difficile de certaines zones, qui ne peuvent être atteintes que par avion. Une Commission a été constituée pour élaborer le diagnostic avant le début novembre.

Les "Territoires ethno-éducationnels" ont été créés par un décret présidentiel du 27 mai 2009. Selon ce décret, "L'éducation scolaire indigène sera organisée avec la participation des peuples indigènes, selon leur territoire, en respectant leurs besoins et spécificités". Le "Service et Coopération avec le peuple Yanomami" - SECOYA, que soutient l'association AYA, a participé à cette réunion.

Photo : Dans une école de l'aire Yanomami - © Secoya

Voir "AYA Info" Nos 34, 44 et 50 accessibles sur le site : http://www.terrabrasilis.ch

Pour en savoir plus (en portugais) :

* La Terre Indigène Yanomami est située dans les deux États de l'Amazonas et de Roraima dans le nord du Brésil. Elle a été démarquée (protégée) en 1992. Elle a une superficie de 96'649 km2. On y compte près de 16'000 indiens des deux ethnies Yanomami et Ye'kuana.

(Cette note a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 53, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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09/10/2010

Barrage de Belo Monte : l'opposition ne désame pas

CIMI 26:08:10 manif Belo Monte.jpgL'opposition à la construction du barrage Belo Monte sur le Rio Xingu a pris des formes diverses au cours des dernières semaines. Le 10 août, un campement régional "Terre Libre" a rassemblé de nombreux leaders indigènes à Altamira, dans l'État du Pará. Toujours dans le même État, à Itaituba, les 25, 26 et 27 août a eu lieu la première rencontre des peuples et communautés atteintes et menacées par les grands projets d'infrastructures dans les bassins des rios amazoniens Madeira, Tapajós, Teles Pires et Xingu. Une manifestation symbolique a eu lieu, le 26 août à Brasilia, le jour de la signature du décret présidentiel accordant la concession d'exploitation de l'usine hydroélectrique à l'entreprise Norte Energia SA. Le 15 septembre, le mouvement "Xingu Vivant pour toujours" a mis en ligne deux vidéos montrant l'impact social et environnemental du barrage. Dans le même temps, il a appelé à signer une pétition demandant au gouvernement de renoncer à cet ouvrage. Une version légèrement réduite en anglais a également été diffusée. Cette version contient aussi un appel à signer la pétition. Par ailleurs, le 20 septembre, à Genève, à propos de la construction de ce barrage, James Anaya, le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains et libertés fondamentales des peuples indigènes, a rappelé au gouvernement brésilien ses obligations qui découlent de l'art. 32 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes en matière de consultation préalable et objective des peuples affectés par l'ouvrage. Le 29 septembre, le Ministère Public Fédéral a envoyé une note à l'Institut Brésilien de l'environnement - IBAMA, pour lui rappeler les conditions devant être respectées avant la délivrance d'une nouvelle autorisation pour la construction du barrage. Le 30 septembre, plus de 120 organisations ont publié une lettre ouverte au terme de laquelle les signataires affirment que si le gouvernement persiste dans sa volonté de réaliser cet ouvrage "...sera signée une sentence de mort du Rio Xingu et de ses habitants..."

Voir AYA Info Nos 44, 46, 47, 49 et 50

Pour en savoir plus (en portugais et en anglais) :

Les vidéos en 3D :

http://www.amazonia.org.br/noticias/noticia.cfm?id=366730; la version en anglais avec accès à la pétition : http://www.youtube.com/watch?v=K-seAAIsJLQ

Le rapport de James Anaya :

http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/15session/... > A/HRC/15/37/Add.1 p. 31 et suiv.

Le rappel du Ministère Public Fédéral : http://www.prpa.mpf.gov.br/noticias/mpf-notifica-ibama-so...

La lettre ouverte des 120 organisations sur le blog du mouvement "Xingu Vivo para Sempre" : http://xingu-vivo.blogspot.com/

Photo : © CIMI - La manifestation symbolique du 26 août à Brasilia

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 53, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

 

 

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29/09/2010

Silvio Cavuscens : Aidons les indiens à garder leurs terres - 6/6

Silvio est interrogé sur ses origines suisses et son expérience amazonienne. Il souligne l'importance de la solidarité avec les peuples qui savent protéger cette forêt amazonienne, importante pour l'humanité toute entière. Cette solidarité passe par la mise à disposition de ressources humaines et financières pour aider les organisations indigènes à faire leur travail. Dans une deuxième partie de l'entretien, réalisée au siège de le SECOYA, Silvio décrit, carte à l'appui, les territoires dans lesquels s'exerce l'activité de la SECOYA.

Cette note est l'occasion de rappeler l'appui apporté à la SECOYA par la Commune d'Onex/Genève en 2008 pour la construction de deux centres de santé dans l'aire Yanomami. La Commune de Meyrin/Genève, en mars dernier, a décidé de soutenir un projet de formation de leaders Yanomami mis en œuvre par la SECOYA. Ce programme doit permettre aux Yanomami de renforcer leurs connaissances en matière de citoyenneté et d'améliorer le processus d'organisation des communautés dans l'État d'Amazonas (Voir la note du 2 avril 2010 de ce blog).

La vidéo ci-dessous, de 9' 51", est la sixième et dernière séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les cinq séquences précédentes de l'interview ont été intégrées dans les notes des 3, 6, 16, 20 et 25 septembre de ce blog.

Silvio est indigéniste et sociologue d'origine suisse. Il a passé son enfance et sa jeunesse dans le village genevois d'Avully. Il est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association a un site Internet (en portugais) : http://www.secoya.org.br/

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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25/09/2010

Silvio Cavuscens : Les sociétés "occidentales" ont à apprendre des indiens – 5/6

Les Yanomami doivent connaître le monde des non - indiens pour être en mesure de défendre leurs droits. La SECOYA a un programme qui a pour objectif d'aider les Yanomami à s'organiser de manière autonome. Ce programme a été élaboré avec les Yanomami. Il vise à renforcer leurs connaissances du monde des non-indiens, soit pour être présents dans les instances qui conditionnent leur vie quotidienne et leur avenir, mais aussi pour les aider à définir une stratégie de gestion de leur territoire. Leur terre indigène va rester dans ses limites actuelles, mais elle va connaître une augmentation de sa population. La SECOYA travaille à ne plus être indispensable pour ce peuple.

Silvio est interrogé sur la présence des missionnaires et sur les leçons qu'il pouvait tirer de son expérience amazonienne. Il évoque la qualité de la relation humaine vécue, notamment par les leaders, au sein de leurs peuples. Par ailleurs, les indiens ont été capables de vivre bien, pendant des milliers d'années, en utilisant sans les détruire, les ressources des multiples écosystèmes amazoniens. Les indiens ont une relation privilégiée avec leur milieu naturel. Ce savoir-faire est une leçon pour les sociétés "modernes".

La vidéo ci-dessous, de 8' 10", est la cinquième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les quatre premières séquences de l'interview ont été intégrées dans les notes précédentes de ce blog.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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22/09/2010

Silvio Cavuscens : La nécessaire formation des Yanomami - 4/6

Silvio parle des menaces qui pèsent sur les connaissances traditionnelles des peuples indigènes qui doivent être reconnues et protégées aux niveaux national et international. Notamment dans le domaine médical, il arrive que celles-ci fassent l'objet d'une appropriation par les entreprises pharmaceutiques. Le cas de l'Ayahuasca, une plante aux effets hallucinogènes, est l'un des plus connu de tentative d'appropriation. La reconnaissance des savoirs traditionnels est un défi pour les indiens.

Silvio est ensuite interrogé sur le travail de la SECOYA avec le peuple Yanomami. L'association a commencé ses activités en 1991 pour lutter contre une grave épidémie de tuberculose dans les villages de la région du rio Marauiá (dans l'État d'Amazonas). Elle a adopté des statuts en 1997. Elle développe maintenant plusieurs programmes dont l'objectif principal est d'aider les Yanomami à défendre leurs droits. Ces programmes, toujours liés aux savoirs traditionnels, touchent les domaines de l'éducation différenciée, de la santé et du développement durable.

La vidéo ci-dessous, de 8' 58", est la quatrième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les trois premières séquences de l'interview ont été intégrées dans les notes précédentes de ce blog.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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16/09/2010

Enfant d'Avully, Silvio Cavuscens parle du rôle des organisations indigènes – 3/6

Bon connaisseur des organisations indigènes de l'Amazonie brésilienne, Silvio en évoque l'histoire et les défis auxquels elles sont confrontées. Leur rôle de représentation des peuples indigènes dans nombre d'instances publiques, rôle anciennement attribué à la Fondation Nationale de l'Indien -FUNAI. Il parle également de la difficile construction d'un processus participatif en lien avec les communautés locales, et cela sans rupture entre jeunes leaders et leaders traditionnels.

Il répond également aux questions du journaliste qui l'interroge sur l'exploitation dont sont victimes les peuples traditionnels de la forêt.

La vidéo ci-dessous, de 9' 43", est la troisième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français. Les deux premières séquences de l'interview ont été intégrées dans les notes de ce blog.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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10/09/2010

Enfant d'Avully, Silvio Cavuscens évoque la politique indigéniste du gouvernement brésilien - 2/6

Silvio insiste sur la nécessaire reconnaissance des particularités ethniques des peuples indigènes brésiliens. Dans le domaine de l'éducation et de la culture, cela passe par la mise en place de "Territoires ethno - éducationnels", avec une scolarisation qui commence dans la langue de chaque peuple, l'apprentissage du portugais intervenant dans un deuxième temps. Il s'agit d'une éducation véritablement différenciée. Cette reconnaissance des spécificités ethniques concerne également les politiques environnementale, économique et sociale du gouvernement. Silvio évoque le poids des intérêts anti-indigènes qui agissent dans le pays et les défauts d'une administration des affaires indigènes partagée entre divers ministères. Il parle également des conséquences néfastes d'un système d'aide sociale inadapté.

La vidéo ci-dessous, de 8' 41", est la deuxième séquence d'une interview réalisée à Manaus, en novembre 2009, par le journaliste tessinois Sergio Tenzi. Malgré un titre en italien, l'entretien est en français.

La première séquence de l'interview a été intégrée dans ce blog, dans la note du 3 septembre.

Silvio, indigéniste et sociologue d'origine suisse, est coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, dont le siège est à Manaus, et qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" est partenaire de la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA", ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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03/09/2010

Enfant d'Avully, Silvio Cavuscens parle de son "apprentissage" de l'Amazonie 1/6

Le journaliste tessinois Sergio Tenzi a récemment mis en ligne sur YouTube, six séquences de six à dix minutes chacune, d'une interview de l'indigéniste et sociologue d'origine suisse, Silvio Cavuscens. L'enregistrement a été réalisé à Manaus en novembre 2009. Silvio a plus d'une trentaine d'années d'expérience et de solidarité avec les peuples indigènes de l'Amazonie brésilienne. Après avoir été conseiller de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne - COIAB, il est maintenant coordinateur de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA, qui apporte un appui à ce peuple dans l'État d'Amazonas.

Malgré un titre et une brève présentation en italien de moins d'une minute, l'interview de 6'18 est en français.

Dans cette première séquence de l'interview : Silvio explique son "apprentissage" de l'Amazonie, ses motivations et ses premiers engagements.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami de l'Amazonie - AYA" apporte son appui à la SECOYA. Les personnes qui souhaitent soutenir l'action de Silvio peuvent verser une contribution au compte postal de AYA No 17-55066-2, mention "SECOYA" ou prendre contact avec le président de l'association, Jacques Rémund, 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève; téléphone ++ 41 (0)22 793 99 36; courriel : jackytax@gmail.com.

 

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27/08/2010

Victoire d'étape : Le Sénat brésilien approuve la création d'un Secrétariat spécial de santé indigène

C'est par une danse rituelle que les indiens, présents au Sénat le 3 août dernier, ont manifesté leur joie après l'approbation de la création d'un Secrétariat Spécial de Santé indigène (SESAI). Cet organe sera rattaché directement au Ministère de la santé. Il disposera d'un budget propre. Le 6 juillet, la Chambre des députés avait déjà approuvé ce texte attendu depuis plus de deux ans par les organisations indigènes. Le Congrès a ainsi accepté la "Mesure Provisoire" No 483, signée par le Président Lula le 24 mars 2010*.

Un décret présidentiel doit définir la structure de ce nouveau Secrétariat et en nommer les principaux responsables. Doit être également réglé le transfert du service de santé indigène, encore assuré par la Fondation Nationale de la Santé (FUNASA), au nouveau Secrétariat.

L'espoir des indiens est d'avoir un Service de santé qui réponde véritablement aux attentes des peuples indigènes et que la gestion chaotique de la FUNASA appartienne au passé. Valdenir França, membre du Conseil National de Santé  et de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne (COIAB), souligne que "... la situation est difficile, mais avec cette victoire on espère avoir un bon résultat. Nous savons que ce n'est pas facile, mais nous avons l'appui de tout le mouvement indigène et des dirigeants pour aider cette bataille du nouveau secrétariat". Dionito de Souza, le président du Conseil Indigène de Roraima (CIR) est également favorable à ce changement, mais, dit-il : "Je vais attendre que le Secrétariat soit implanté pour pouvoir dire s'il est bon ou mauvais... Nous ne voulons pas que le service de santé soit seulement un changement de nom, il faut un véritable changement". Le mouvement indigène brésilien a remporté une importante victoire d'étape.

*Voir AYA Info No 49.

Pour en savoir plus (en portugais) :http://www.senado.gov.br/noticias/verNoticia.aspx?codNoti..., http://www.senado.gov.br/noticias/verNoticia.aspx?codNoti...,http://blogapib.blogspot.com/2010/08/senado-aprova-criaca... et http://www.folhabv.com.br/Noticia_Impressa.php?id=91961

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

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