21/08/2010

Des Catalans solidaires des Yanomami : La SECOYA reçoit un prix

Le 5 mai dernier, Antonio Risquez, le président du Conseil Régional du Vallès Oriental (Catalogne/Espagne), a remis le prix de "Coopération internationale pour le développement humain - 2010" à Pere (Pedro) Albajar, médecin, spécialiste au niveau international de la Maladie de Chagas. Sa candidature avait été présentée par une ONG catalane qui travaille au Brésil : "Caldes Solidária" et la Mairie de Caldes de Montbui.

La cérémonie a eu lieu au théâtre municipal "El Patronat" de La Garriga, une commune de la même Région. Pedro a annoncé que le prix, d'une valeur de 11'000 euros, était destiné à soutenir l'association SECOYA - Service et Coopération avec le Peuple Yanomami.

Cette association a été fondée en 1997. Elle travaille dans l'État d'Amazonas, dans la région du Moyen Rio Negro, en particulier avec les communautés Yanomami des rios Demini, Padauiri et Marauiá, des zones d'accès difficile. SECOYA développe plusieurs programmes dans les domaines de l'éducation, de la santé, du développement soutenable et de la formation citoyenne.

L'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA", également partenaire de SECOYA, félicite Pere Albajar pour cette distinction et se réjouit du geste de solidarité de cette entité catalane.

Pour en savoir plus (en français) : Voir mon blog du 30 mai dernier sur l'Assemblée générale de la SECOYA; en portugais : http://www.secoya.org.br > Secoya ganha prêmio Internacional et, en catalan : http://www.ccvoriental.es/win_mostrar_contenido.php?id_pu...

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2).

 

 

 

 

 

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13/08/2010

Une Commission parlementaire adopte un projet de loi réduisant la protection de la forêt brésilienne

C'est par 13 voix contre 5, qu'une Commission spéciale de la Chambre des députés a approuvé, le 6 juillet dernier, un projet de loi destiné à remplacer le Code forestier en vigueur depuis 1965. Cette Commission, créée en octobre 2009, est majoritairement composée de représentants de la "Bancada ruralista", un groupe parlementaire qui défend les intérêts de l'agrobusiness.

Le projet réduit les "Aires de Préservation Permanentes" (APP), notamment la largeur de la forêt protégeant les rives d'un cours d'eau. L'obligation faite aux propriétaires de récupérer, ou de compenser, la "Réserve Légale" de forêt qu'ils n'ont pas maintenue sur leurs terres est allégée. Il donne également, aux États de l'Union un délai de cinq ans, à partir de la publication de la nouvelle loi, pour adopter un "programme de régularisation". Celui-ci permettra aux propriétaires coupables de déforestation illégale de régulariser leur situation et d'être dispensés du payement des amendes dont ils sont redevables. Le projet de loi ne devrait pas être traité par la Chambre des députés avant les élections d'octobre prochain.

Le rapport, signé par le député Aldo Rebelo, qui traite de ce projet de loi, a suscité des réactions d'entités diverses. Le 28 juin, le Ministère Public Fédéral a publié une note technique dans laquelle il affirme que les modifications proposées diminuent drastiquement le modèle de protection environnementale... "contrariant les obligations constitutionnelles imposées aux pouvoirs publics". Le 2 juillet, plus de 80 associations sociales et écologistes, ainsi qu'une vingtaine de personnalités ont signé un manifeste rejetant les propositions du député. Le 25 juin, la Société Brésilienne pour le Progrès de la Science (SBPC) et l'Académie Brésilienne des Sciences (ABC) ont envoyé une lettre au rapporteur du projet dans laquelle elles soulignent, notamment, que "Malheureusement la reformulation de ce Code n'a pas été faite sous l'égide d'une solide base scientifique...".

Selon différentes sources, le Ministère de l'environnement pourrait présenter un texte assurant une meilleure protection de la forêt. Le Ministre de l'agriculture, de l'élevage et de l'approvisionnement se déclare favorable au texte voté par la Commission.

Pour en savoir plus (en portugais) :

Le code forestier de 1965 : http://www.planalto.gov.br/ccivil_03/Leis/L4771compilado.... - Les rapports de A. Rebelo : http://www.camara.gov.br/sileg/Prop_Detalhe.asp?id=480245 > PRL-1 PL187699 et http://www.camara.gov.br/sileg/Prop_Detalhe.asp?id=483155 > CVO-1 PL187699 - La note du Ministère Public Fédéral : http://www.amazonia.org.br/noticias/noticia.cfm?id=359168 - L'avis de scientifiques : http://www.agencia.fapesp.br/materia/12572/especiais/impa... - Le manifeste des organisations sociales : http://www.mst.org.br/manifesto-rejeita-mudancas-proposta... et le site SOS Floresta : http://www.sosflorestas.com.br/ - Les informations de l'Instituto Socioambiental - ISA :  http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3125 et http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3123

 

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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03/08/2010

Au Brésil, en 2009, la violence contre les peuples indigènes est toujours aussi alarmante

Soixante assassinats, seize tentatives d'assassinats, dix-neuf suicides, dix conflits relatifs aux droits territoriaux : ces quelques chiffres sont tirés du rapport "Violence contre les peuples indigènes au Brésil - 2009". Ce document a été diffusé le 9 juillet, à Brasilia, par le Conseil Indigéniste Missionnaire - CIMI, l'organe de la Conférence Nationale des Evêques du Brésil (CNBB) pour les peuples indigènes.

Ces cas de violence sont classés dans une vingtaine de thèmes regroupés dans quatre chapitres. En 2009, il y a eu 87 cas de violences contre le patrimoine (94 en 2008). Il a été relevé 161 cas de violences contre les personnes (165 en 2008). Il a été dénombré 133 cas de violence par omission des pouvoirs publics (206 en 2008). Treize pages du rapport traitent des violences contre les peuples isolés ou de peu de contact.

Quatre articles complètent ce rapport. Ils sont consacrés au "Racisme institutionnel au Mato Grosso do Sul", à la "Violence des grands projets", à la "Criminalisation des peuples indigènes" et aux "Répercussions de la réalité agressive contre les peuples indigènes dans le pouvoir judiciaire". Pour le vice-président du CIMI, Roberto Liebgott, le rapport montre que "l'omission est une option politique du gouvernement fédéral à l'égard des peuples indigènes".

Pour en savoir plus et accéder à ce rapport (en portugais) : http://www.cimi.org.br/?system=news&action=read&i... et le précédent rapport de 2008 : http://www.cimi.org.br/ > Relatório de Violência.

En français, voir aussi "AYA Info" Nos 28, 35 et 39 sur le site : http://www.terrabrasilis.ch/ > AYA Info

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 52, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

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30/06/2010

Au Mato Grosso, la police met un terme à un important trafic illégal de bois

Au matin du 21 mai, après deux ans d'enquête, la Police fédérale brésilienne a déclenché l'Opération Jurupari* qui a conduit à l'arrestation - de caractère préventif - de plus de 60 personnes, principalement domiciliées dans l'État du Mato Grosso. Elles sont accusées de trafic illégal de bois. Parmi elles, il y a des fazendeiros, des exploitants et ingénieurs forestiers, des fonctionnaires de diverses administrations, y compris de l'Assemblée législative et du Secrétariat d'État de l'environnement du Mato Grosso.

Selon la police, ces personnes auront à répondre de crime environnemental : notamment de formation de bande, corruption active et passive, rédaction et usage de faux documents. Les dommages causés sont estimés à environ 900 millions de reais (494 millions US$), principalement au détriment des forêts de quatre Terres indigènes situées dans cet État, dont le Parc Xingu.

Le 27 mai, un juge du tribunal fédéral régional a considéré que la prison préventive ne se justifiait pas. Il a accordé l'habeas corpus aux 95 accusés, ce qui signifie la remise en liberté des personnes déjà arrêtées. Le juge a estimé que l'accusation de la police fédérale était insuffisamment individualisée.

Le Mato Grosso est l'un des États de l'Amazonie brésilienne où la déforestation est très forte. Plusieurs organisations écologistes s'inquiètent de l'avenir du programme de protection de l'environnement dans cet État. Le 10 juin, un collectif d'ONG a publié un "Manifeste public pour la bonne gouvernance environnementale dans l'État de Mato Grosso". Ce texte formule des propositions pour renforcer la protection de l'environnement, notamment la lutte contre la déforestation.

Pour en savoir plus (en portugais) : http://agenciabrasil.ebc.com.br//home/-/journal_content/5...http://agenciabrasil.ebc.com.br/home/-/journal_content/56...http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3096 et http://www.yikatuxingu.org.br/2010/06/10/ongs-fazem-manif...

* Selon une légende Tupi, Jurupari est un dieu venu du ciel pour trouver une femme parfaite destinée à être l'épouse de Coaraci, le Soleil. L'histoire ne dit pas s'il l'a trouvée, mais pendant son séjour chez les hommes, il a été un grand réformateur et législateur. Il a établi de nombreuses règles morales et sociales.

(Cette "brève" a été publiée dans le bulletin "AYA Info" No 51, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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25/06/2010

La restructuration de la Funai divise le mouvement indigène

Au Brésil, la restructuration* de la Fondation Nationale de l'Indien - FUNAI, décrétée par le président de la République à la fin décembre 2009, est encore l'objet de controverses au sein du mouvement indigène. Dès janvier 2010, des indiens ont établi un campement sur l'Esplanade des ministères à Brasilia. Ils demandent la révocation du décret présidentiel et la démission du président de la FUNAI, Márcio Meira. Ce "Campement Révolutionnaire Indigène"- ARI, a été à l'origine de divers incidents et il a eu des rapports difficiles avec les autorités. La FUNAI en a condamné les actes de violence et dénoncé le refus de dialogue de ses participants. Le 6 juin, l'ARI a publié une "Lettre ouverte au peuple brésilien" dans laquelle il exprime ses revendications. Le 14 juin, une délégation d'indiens restés sur place a eu un entretien avec Luiz Paulo Barretto, Ministre de la justice. Suite à cette rencontre, le ministre a adressé un mémorandum au président de la FUNAI pour lui soumettre des modifications à apporter au décret controversé.

Moins médiatiques, les tensions, les divisions, qui se manifestent au sein du mouvement indigène, à propos de cette restructuration : Organisations indigènes favorables ou défavorables au décret; désaveu d'organisations, ou de groupes indigènes locaux, vis-à-vis de leur organisation régionale.

Dans une "Note publique" du 2 juin, l'Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB, qui est un organe national, représentant les principales organisations indigènes régionales du pays, demande au gouvernement d'admettre publiquement son entière responsabilité dans la publication de ce décret, pris sans avoir consulté les peuples indigènes conformément aux dispositions de la Convention 169 de l'OIT. Ils reprochent également à la FUNAI de n'avoir pas encore réalisé l'engagement, pris en février 2010, d'organiser des séminaires et consultations en vue de modifier le décret. Cette note a été lue devant le Président Lula lors de la 13e réunion ordinaire de la Commission Nationale de Politique Indigéniste - CNPI, au cours de laquelle le gouvernement a présenté son bilan en matière de politique indigéniste. Ce texte énumère différentes mesures importantes que l'APIB voudrait voir être prises avant la fin du mandat présidentiel.

* Voir "AYA Info" Nos 46, 47 et 48

Pour en savoir plus (en portugais) : Acampamento Revolucionário Indígena : http://acampamentorevolucionarioindigena.blogspot.com/201...; la FUNAI http://www.funai.gov.br/ultimas/noticias/1_semestre_2010/... et l'APIB : http://blogapib.blogspot.com/2010/06/movimento-indigena-s...

(Ce texte a été publié dans le bulletin "AYA Info" No 51, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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20/06/2010

Le Brésil lance un programme national de production d'huile de palme

Le 6 mai, Lula était à Tomé-Açu, une municipalité de l'État du Pará, pour lancer le "Programme de production soutenable de palmier à huile". L'objectif annoncé est d'encadrer l'augmentation de la production d'huile de palme pour que celle-ci se fasse sur des bases environnementales et sociales soutenables.

Le programme comporte cinq mesures. La première est un zonage des lieux sur lesquels la culture du  palmier est autorisée. Il s'agit de zones déjà dégradées de huit États amazoniens, de trois États du Nordeste et de deux États du Sudeste. Cette culture ne devrait pas couvrir plus de 3,7% de la surface du pays. La deuxième est la création d'un système de crédit à des taux différenciés selon le type de producteur. Il est, par exemple, de 2% sur 14 ans pour les agriculteurs inscrits au "Programme national d'Agriculture Familiale - PRONAF. Le troisième volet concerne la recherche et l'innovation pour lequel le gouvernement a ouvert un crédit de 60 millions de reais (environ 34 millions de US$). La quatrième mesure concerne l'assistance technique aux producteurs. Enfin, il est créé une "Chambre sectorielle du palmier à huile", composée de représentants du Gouvernement fédéral, des producteurs et des consommateurs.

Selon les autorités brésiliennes, la culture du palmier à huile est susceptible d'améliorer sensiblement le revenu des producteurs familiaux. Dans le même temps, cette production permettra de réduire les importations brésiliennes en huile de palme. Ce programme a un véritable enjeu stratégique.

Plusieurs responsables d'organisations écologistes ont exprimé leur scepticisme, notamment à l'égard de la viabilité économique du projet. Greenpeace craint que la production d'huile de palme ne génère une déforestation indirecte. L'organisation rappelle les dommages causés à l'environnement par la culture du palmier à huile en Indonésie.

Pour en savoir plus (en portugais) : Le discours de Lula : http://www.imprensa.planalto.gov.br/ > Discursos e Entrevistas > Discursos - busca por data > Maio 2010 > 06/05/2010; le décret de zonage : http://www.planalto.gov.br/ccivil_03/_Ato2007-2010/2010/D...;  le programme : http://www.agricultura.gov.br/portal/page?_pageid=33,3949...; l'écho dans des associations : http://www.amazonia.org.br/noticias/noticia.cfm?id=355003 et http://www.greenpeace.org/brasil/pt/Blog/leo-de-palma-o-d...

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 51, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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11/06/2010

Le sang des Yanomami

Le 9 mai dernier, la "Folha de São Paulo" a fait état d'une proposition d'accord, envoyée en mars dernier, par le gouvernement brésilien à cinq centres de recherche nord-américains pour la restitution de milliers d'échantillons de sang prélevés sur des Yanomami dans les années 60 et 70. Selon le quotidien, ces entités seraient disposées à rendre ce matériel, mais la date de la restitution n'a pas été communiquée. En effet, diverses questions devant encore être résolues, notamment la décontamination des échantillons.

Cette collecte de sang avait été réalisée par un généticien, James V. Neel avec la collaboration d'un anthropologue, Napoleon Chagon. En septembre 2000, un journaliste, Patrick Tierney, a publié un ouvrage : "Darkness in El Dorado", dans lequel il révèle que les échantillons ont été conservés dans un laboratoire de l'Université d'État de Pennsylvanie. À l'époque, cette publication avait provoqué une vive controverse, notamment aux USA.

Dès le début de 2001, une ONG brésilienne, la Commission pour la Création du Parc Yanomami - CCPY, s'est mobilisée pour faire connaître l'avis des Yanomami sur cette question, et ceci par la voix de l'un de leurs leaders, Davi Kopenawa. Ce dernier, dès la fin 2001, a souhaité la restitution des échantillons. Il a demandé l'intervention des autorités brésiliennes auprès du gouvernement nord-américain.

Questionné à diverses reprises sur l'usage qui serait fait des échantillons, Davi a déclaré que le sang sera remis dans les eaux d'une rivière : "Notre créateur, Omama, a pêché sa femme, notre mère, dans la rivière, au premier temps"... Pour les Yanomami, c'est une manière de rendre leur sang à leur créateur. Ce peuple attribue son origine à l'union du dieu Omama avec la fille d'un monstre aquatique nommé Tëpërësiki, propriétaire des plantes cultivées. À Omama est également attribuée l'origine des règles de la société et de la culture yanomami actuelles. Encore questionné sur l'intérêt des études sur le sang et l'ADN des Yanomami, et la perte, pour toujours, d'informations potentiellement précieuses pour toute l'humanité causée par la destruction des échantillons, Davi répond : "La science n'est pas un dieu qui sait tout pour tous les peuples... Qui décide si les enquêtes sont bonnes pour notre peuple, c'est nous, les Yanomami".

Cet automne, les éditions Plon (Paris), publieront un ouvrage* dans lequel Davi Kopenawa raconte à Bruce Albert son combat pour les Yanomami.

Pour en savoir plus (en portugais) : "Folha de São Paulo" : http://www1.folha.uol.com.br/folha/ciencia/ult306u732406.... et http://www1.folha.uol.com.br/folha/ciencia/ult306u733849....,

La Commission Pro-Yanomami - CCPY en 2001 et 2002 : http://www.proyanomami.org.br/osrios.htm et http://www.proyanomami.org.br/v0904/index.asp?pag=noticia...

Sur le peuple Yanomami : http://pib.socioambiental.org/pt/povo/yanomami

* "La Chute du ciel" Bruce Albert, Davi Kopenawa Yanomami, Éd. Plon, collection "Terre humaine" ISBN  : 9782259210683, sortie prévue : 30/09/2010

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 51, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

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30/05/2010

La SECOYA en Assemblée générale, la parole aux Yanomami

La XIIe Assemblée générale de l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami - SECOYA" a eu lieu les 10 et 11 avril à Manaus. Seize membres étaient présents. Quatre membres Yanomami ont exposé les problèmes rencontrés par leurs communautés. Par exemple, à propos de la santé, ils ont relevé le difficile transport des malades vers les centres de soins et leur retour dans les communautés; l'insuffisance de personnel de santé et la trop longue absence de ce personnel dans les villages. En ce qui concerne l'enseignement, entre autres points, ils ont parlé du matériel de construction des écoles, de la provenance des repas servis à la cantine scolaire et du manque d'écoles dans les villages du rio Padauiri. En relation avec le développement durable, ils ont souhaité, notamment, que les techniciens de la SECOYA les aident à avoir une production alimentaire susceptible de faire face aux changements climatiques qui se manifestent par des périodes excessives de sécheresses ou d'inondations. Ils ont encore abordé l'action des entités présentes dans l'aire Yanomami de l'État d'Amazonas.

Après une analyse de conjoncture faite par  Silvio Cavuscens, le coordinateur général, les responsables de chaque département de la SECOYA : santé, éducation et formation, développement soutenable, administration et logistique, ont présenté un rapport d'activité. Le coordinateur général a encore fait état des activités institutionnelles développées depuis la dernière Assemblée générale et les conséquences du non - renouvellement de la convention avec la Fondation Nationale de la Santé - FUNASA*.

L'assemblée a élu une nouvelle direction pour une période de trois ans. Celina Cadena a été désignée présidente, Calito Iximaweteri Yanomami trésorier, et Victor Py-Daniel secrétaire.

La SECOYA est atypique. Elle n'est pas une organisation indigène, mais elle n'est pas non plus une organisation indigéniste au sens traditionnel du terme. Elle tire sa spécificité par le fait qu'elle donne toute leur place aux représentants des communautés indigènes : lors de cette assemblée, ce sont les Yanomami eux-mêmes qui ont décrit leur situation. De plus, l'un des leurs a été désigné comme membre de la direction de l'association.

Notre association "AYA", a contribué à la tenue de cette rencontre.

Les lecteurs de ce blog qui voudraient soutenir matériellement l'action de cette organisation amazonienne peuvent le faire en versant leur contribution sur le CCP de : "AYA  Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie 1200 Genève" No 17-55066-2 - mention "SECOYA" qui transmettra.

* Voir AYA Info No 39

Pour en savoir plus sur l'assemblée générale et la SECOYA (en portugais) :  http://www.secoya.org.br/ > A XII Assembléia Geral da Secoya

(L'essentiel de ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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22/05/2010

Selon la CPT, l'Amazonie concentre le plus grand nombre de "conflits de la terre"

 

Le 15 avril, la Commission Pastorale de la Terre - CPT, une entité liée à la Conférence Nationale des Evêques du Brésil - CNBB, a publié son 25e rapport sur les "Conflits dans la campagne - Brésil 2009". Le nombre total de ces conflits a légèrement augmenté, passant de 1'170 en 2008, à 1'184 en 2009.

Plus de la moitié, 622, ont été dénombrés dans la région Nord du Brésil, soit l'Amazonie légale*, plus les deux États du Mato Grosso et du Maranhão. Sur les 25 assassinats commis dans la campagne brésilienne, 17 ont été perpétrés dans la seule Amazonie légale. Dans cette même région, on a compté 164 des 240 cas de "travail esclave". C'est là encore, qu'il y a le plus grand nombre de familles impliquées dans des conflits de la terre : 42'373 pour 83'058 dans le reste du pays. C'est dans cette région toujours, que l'on compte le plus grand nombre de familles qui ont vu leurs maisons et leurs champs détruits.

De l'avis de la CPT, "L'Amazonie légale est le terrain privilégié de la barbarie dans la campagne brésilienne". Évoquant ceux qui luttent, ou qui ont donné leur vie, pour améliorer les conditions de vie des petits producteurs dans la campagne brésilienne, Dom Tomás Balduino, conclut ainsi la préface du rapport : "Ils sont innombrables les prophètes de la terre et des eaux, cités dans cette publication ou anonymes, hommes et femmes admirables, véritables constructeurs et constructrices de la Paix et de la Justice dans la campagne. Constructeurs d'un autre Brésil".

Pour en savoir plus (en portugais) : Le rapport de la CPT sur les "Conflits dans la campagne - Brésil 2009" : http://www.cptnacional.org.br/index.php?option=com_conten..., et : http://www.cptnacional.org.br/index.php?option=com_conten... > RELEASES > Amazônia concentra maior número de conflitos

* L'Amazonie légale est constituée de neuf États : Acre, Amapá, Amazonas, une partie du Maranhão, Mato Grosso, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins.

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

 

 

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20/05/2010

Les deux fazendeiros accusés d'avoir commandité l'assassinat de Dorothy Stang sont condamnés à 30 ans de prison

Le 12 avril 2010, un tribunal de Belém (État du Pará) a condamné le fazendeiro Vitalmiro Bastos de Moura, connu sous le nom de "O Bida", à 30 années de prison pour avoir commandité l'assassinat de la Sœur Dorothy Stang (73 ans), survenu le 12 février 2005 à proximité d'Anapu, une localité de l'État du Pará*. Un autre fazendeiro, Regivaldo Pereira Galvão, également accusé d'avoir joué ce rôle, a été condamné à 30 ans de prison dans la nuit du 30 avril au premier mai. Son avocat a fait appel de la sentence le 4 mai.

Au total, cinq personnes ont été impliquées dans cet assassinat. L'auteur des coups de feu, Rayfran das Neves Sales a été condamné à 27 ans de prison le 10 décembre 2005. Sa peine a été confirmée une première fois le 23 octobre 2007, et une deuxième fois le 10 décembre 2009. Clodoaldo Carlos Batista a aussi été condamné, le 10 décembre 2005, à 17 ans de prison pour avoir accompagné l'assassin. Amair Feijoli de Cunha a été condamné le 26 avril 2006 à 18 ans de prison. Il a été reconnu coupable d'avoir été l'intermédiaire entre les mandants de l'assassinat et Rayfran Neves.

En 2005, la Commission Pastorale de la Terre - CPT, une entité liée à la Conférence nationale des évêques du Brésil, avait recensé 38 assassinats en relation avec un conflit de la terre dans l'ensemble du Brésil.

 

Pour en savoir plus (en portugais) :  http://www.mst.org.br/node/9486 et http://www.tjpa.jus.br/noticias/verNoticia.do?id=2063

* Voir AYA Info No 35, 38 et 45.

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 50, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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