01/05/2010

La Terre Indigène Raposa Serra do Sol a fait la fête

Au Brésil, le 19 avril est la "Journée nationale de l'Indien". C'était la date retenue par les dirigeants du Conseil Indigène de Roraima (CIR) pour célébrer le 5e anniversaire de l'homologation de la Terre Indigène Raposa Serra do Sol*. Lula était présent à la fête organisée à Maturuca, une communauté indigène de la municipalité de Uiramutã dans l'État de Roraima, près de la frontière avec le Venezuela.

Dans son discours, le Président a rendu hommage à Jacir de Souza qui a lutté pendant plus de trente ans pour la démarcation de cette Terre Indigène. Il a rappelé les 21 leaders assassinés et l'esprit de lutte des peuples de Raposa Serra do Sol. Il a souligné comment, "... dans l'histoire, à aucun moment une nation indigène n'a envahi la terre d'un autre peuple. Au contraire, ce qui arrive normalement, ce sont les autres qui envahissent les terres indigènes pour se les approprier". Il a évoqué ses récentes décisions prises pour créer un Secrétariat de la Santé Indigène et restructurer la Fondation Nationale de l'Indien (FUNAI). Parlant des indiens : "Ils sont beaucoup plus finauds qu'on ne le pense. D'une main, ils me remettent un document pour me remercier et de l'autre ils me donnent vingt documents de revendications". Il s'est engagé à revenir en septembre prochain pour constater si les promesses faites lors de cette fête ont été tenues.

Selon les observateurs, cinq mille personnes ont participé à l'événement. Des Yanomami étaient présents. Leur organisation, "Hutukara Associaçõ Yanomami" - HAY, est membre du CIR.

* Voir AYA Info No 37

Pour en savoir plus (en portugais), une info avec des photos : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3070, et le discours de Lula : http://www.imprensa.planalto.gov.br/ > Discursos e Entrevistas > Discursos > 19/04/2010

Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

 

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28/04/2010

"Nous, indigènes du Xingu, nous ne voulons pas Belo Monte"

La presse internationale a largement fait état du choix des autorités brésiliennes de confier au consortium Norte Energia, la construction, sur le Rio Xingu, du barrage Belo Monte et les ouvrages qui lui sont associés. La décision a été prise le 20 avril, au lendemain de la "Journée de l'Indien". Depuis une trentaine d'années, les peuples indigènes de cette région s'opposent à cet ouvrage. Deux caciques Kayapó l'ont répété le 20 avril dans une note intitulée "Nous, indigènes du Xingu, nous ne voulons pas Belo Monte". "Nous nous battons  ici pour  notre peuple, pour nos terres, mais aussi pour le futur du monde". Ce texte est un appel à ceux qui, au Brésil et à l'étranger, veulent soutenir leur lutte. Les deux caciques reprennent à leur compte une phrase d'un indigène des USA : "C'est seulement quand l'homme blanc aura détruit la forêt, tué tous les poissons et les animaux, détruit toutes les rivières, qu'il  s'apercevra que personne ne mange l'argent". Depuis plusieurs jours, les indigènes n'assurent plus le service de bac sur le Rio Xingu pour les véhicules qui empruntent la route BR-080 (anciennement MT 322) reliant São José do Xingu à Matupá et Colider dans l'Etat du Mato Grosso. Ils ne laissent passer que les services d'urgence. Le 26 avril, le dirigeant indigène Megaron Txukarramãe a diffusé un communiqué exprimant son hostilité à la construction du barrage et désignant le Président de la République comme ennemi numéro un des indiens. "... nous les indiens, nous sommes les premiers habitants de ce pays, nous sommes oubliés par le gouvernement de Lula qui veut notre destruction. C'est la conclusion à laquelle nous arrivons". Dans l'émission de radio "Le café avec le Président", diffusée également le 26 avril, Lula a justifié la construction du barrage.

Pour en savoir plus (en portugais) :

http://www.coiab.com.br/coiab.php?dest=show&back=inde...

http://blogapib.blogspot.com/2010/04/megaron-txukarramae-...

http://cafe.ebc.com.br/programas/o-custo-da-energia-gerad...

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

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16/04/2010

La maladie de Chagas est en voie de mondialisation. Elle est rapportée aussi à Genève

De nombreux cas de maladie de Chagas (du nom du médecin brésilien  l'a décrite en 1909), ont été observés dans les municipalités de Santa Isabel do Rio Negro et de Barcelos (État d'Amazonas). Selon un spécialiste, le docteur Pedro Albajar Viñas, l'infection touche environ 5% de la population, mais ce taux passe à 15, voire 19%, chez les "piaçabeiros", les hommes - parmi eux des indiens Yanomami - qui travaillent et exploitent les feuilles, mais surtout les fibres d'une variété de palmier, la piaçaba (ou piaçava). Les fibres sont utilisées pour la fabrication de nombreux objets : sacs, balais, cordes, etc.. Et les feuilles pour la couverture des habitations. La maladie, appelée également trypanosomiase américaine, est transmise par une punaise hématophage, la triatomine, dont l'un des habitats est précisément ce palmier. Cette punaise est l'agent transmetteur de la maladie quand ses intestins sont infectés par un parasite pathogène le trypanosoma cruzi. La maladie a plusieurs modes de transmission. Le plus fréquent est vectoriel : après avoir piqué et sucé le sang de sa victime, l'insecte dépose ses excréments infectés à proximité de la piqûre. Celle-ci entraîne des démangeaisons. En se grattant, la victime favorise l'entrée du parasite dans le sang. La maladie se transmet également par voie orale (par l'absorption de boissons ou d'aliments infectés), transfusionnelle et congénitale (de la mère à l'enfant). Accompagnée de fièvre dans sa dans sa phase aiguë, la maladie peut provoquer une sorte furoncles appelés "chagomes", mais aussi des œdèmes sur les paupières si le sujet s'est frotté l'œil avec des mains contaminées. Dans sa phase chronique, de durée variable, elle est surtout à l'origine d'atteintes cardiaques, mais aussi digestives ou neurologiques pouvant être fatales. Les mesures de prévention, de dépistage et de traitement sont donc capitales. En 2007, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé un programme international pour l'élimination de la transmission et le traitement de cette affection qui ne concerne pas seulement l'Amazonie et le Brésil, mais aussi d'autres pays d'Amérique latine, où d'autres espèces de punaises sont également des agents transmetteurs. Avec les voyages et les migrations de populations, la maladie, jusque-là négligée, tend à se répandre dans le monde. Le premier cas de maladie de Chagas rapporté en Suisse a été diagnostiqué en 1996, aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG). Depuis 2008, avec le soutien et la collaboration de l'OMS, les HUG ont mis en place un service de recherche, de dépistage et de traitement de cette maladie. Dans son rapport annuel 2008, le Service de médecine internationale et humanitaire (SMIH) des HUG indique avoir diagnostiqué 123 cas. En Suisse, maladie de Chagas n'est pas sur la liste des affections faisant l'objet d'une déclaration obligatoire aux services de santé. Il n'y a donc pas de statistiques à son sujet dans notre pays.

Pour en savoir plus :

http://revue.medhyg.ch/print.php3?sid=33165

http://www.medecine.unige.ch/coopinter/rvm2009.php > Collaborations pour des interventions de terrain > Partenariat OMS-HUG sur la maladie de Chagas, une parasitose tropicale négligée émergente en Europe

http://medecine-internationale.hug-ge.ch/recherche_public... > Rapport annuel 2008

(Ce texte sera publié dans le prochain bulletin "AYA Info" No 49, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

 

 

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13/04/2010

Au Brésil, la campagne de vaccination contre la grippe A(N1H1) a commencé depuis un mois

Au Brésil, la campagne de vaccination contre la grippe A(N1H1) a commencé le 8 mars*. Elle doit se dérouler en cinq étapes jusqu'au 29 mai. La première étape du programme concerne les professionnels de la santé et les peuples indigènes, ces derniers étant considérés comme population à risque. Le 11 mars, Danilo Forte, le président de la Fondation Nationale de la Santé (FUNASA), était à Boa Vista, la capitale de l'État de Roraima pour lancer la campagne nationale. La Fondation a annoncé qu'elle devait vacciner environ 567'300 indigènes. Le Ministère de la santé publie régulièrement les statistiques de la campagne. Au 10 avril 346'546 indigènes avaient été vaccinés, soit un peu plus de 60%.

* Voir AYA Info No 46.

Pour en savoir plus (en portugais) :

http://www.funasa.gov.br:8080/siscanot/noticias/not_2010/...,

http://www.folhabv.com.br/fbv/Noticia_Impressa.php?id=81895 et le "vaccinomètre" du ministère de la santé : http://pni.datasus.gov.br/

(Ce texte est une mise à jour du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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09/04/2010

Un rapport de Survival International au CERD sur la situation des Guarani du Brésil

Le 18 mars, Survival International a publié un rapport sur la situation des Guarani du Brésil. Le document est destiné au Comité des Nations Unies pour l'Elimination de la Discrimination Raciale (CERD). Cette publication coïncide avec la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale célébrée le 21 mars. Selon l'organisation internationale, "la situation des Guarani du sud du Brésil est l'une des plus tragiques de toutes les Amériques". Le rapport aborde plusieurs sujets : droit à la terre, violence, malnutrition, justice et exploitation de la main-d'œuvre. Survival en appelle au CERD pour que celui-ci intervienne auprès du gouvernement brésilien afin que ce dernier finalise le programme de démarcation des terres indigènes, qu'il prenne des mesures dans le domaine de la justice et de la santé physique et mentale des Guarani.

Pour en savoir plus (en français) : http://www.survivalfrance.org/actu/5648

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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07/04/2010

Restructuration de la FUNAI : de nombreux candidats pour les nouveaux postes

Pour faire suite au décret présidentiel du 28 décembre 2009, portant sur la restructuration de la Fondation Nationale de l'Indien (FUNAI), un appel à candidatures a été lancé le 12 janvier pour occuper 425 nouveaux emplois, dont 75 postes d'"auxiliaire en indigénisme", 150 postes "d'agent en indigénisme" et 200 postes "d'indigéniste spécialisé". L'organisme chargé de la sélection des candidats a reçu 110'261 réponses. Les quatre postes "d'indigéniste spécialisé" mis au concours dans le Nordeste (excepté le Maranhão), ont été les moins convoités : seulement 370 inscrits, soit 92 candidats pour une place. Mais, il y a eu 5'190 candidats pour les huit postes "d'auxiliaire en indigénisme" offerts dans les États de l'Amapá et du Pará, soit 648 candidats pour un poste. Les épreuves du concours ont eu lieu le 14 mars dans 23 localités du pays. Dans la note du 5 mars qui annonce les lieux des épreuves, et qui résume le cahier des charges de ces trois sortes d'emplois, la FUNAI  rappelle aux intéressés que "...travailler à la FUNAI est plus qu'un emploi, c'est embrasser une cause juste, une mission. Celui qui croit en cette mission doit être disposé à lutter, sans transiger, pour les droits des peuples indigènes vilipendés au long de ces 500 ans de Brésil". La restructuration de la FUNAI a été évoquée, le 4 mars, lors de la réunion plénière de la Commission Nationale de Politique Indigéniste (CNPI). Les représentants des indigènes et des organisations indigénistes, ont adressé un document au président de la Fondation au sujet de cette restructuration. Les signataires rappellent que les indiens n'ont pas été consultés sur ce décret, ce  qui constitue une violation de la Convention 169 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) ratifiée par le Brésil. Ils demandent l'élaboration immédiate d'un calendrier pour une consultation des organisations indigènes sur les ajustements qui, selon eux, doivent être apportés à ce décret.

Pour en savoir plus (en portugais) :

http://www.cetroconcursos.com.br/concurso_selecionado.asp... et http://www.funai.gov.br/ > Últimas Notícias > 05.03 Concurso Funai > Locais de prova, et  > 05.03 Manifestação CNPI

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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02/04/2010

La commune de Meyrin apporte un appui aux Yanomami

Le 23 mars dernier, la Commission "Aide au développement" de la Commune de Meyrin a décidé de soutenir l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami" (SECOYA) dont le siège est à Manaus. Il s'agit d'appuyer le renforcement des compétences et du processus d'organisation des Yanomami de l'État d'Amazonas. L'association AYA* est le répondant genevois du projet. La commune de Meyrin compte un peu plus de 24'400 habitants, dont 44 % d'étrangers de 142 nationalités différentes. Elle abrite une partie des installations du Centre Européen de Recherche Nucléaire - CERN et de l'Aéroport international de Genève - Cointrin. Depuis 1985, la commune consacre une ligne budgétaire pour la coopération au développement. En 2002, elle a porté cette aide à "au moins" 0,7% du budget communal. En fait, selon le pointage réalisé par la Fédération Genevoise de Coopération en 2005, Meyrin avait consacré, cette année-là, 0,94% de son budget, soit plus de CHF 619'000, à la solidarité internationale. En 2008, elle a défini les grandes lignes du type de coopération au développement qu'elle entend promouvoir pour la législature 2007 - 2011. Au nom de son partenaire, la SECOYA, l'association AYA tient à exprimer sa vive reconnaissance à la commune de Meyrin.Pour en savoir plus sur la commune de Meyrin et son aide au développement (en français) :

 

http://www.meyrin.ch/jahia/Jahia/site/meyrin/lang/fr/aide...

* Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

 

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17/03/2010

Inauguration d'une école de chamans chez les Baniwa

La communauté Baniwa de Uapui Cachoeira, située dans le nord-ouest de l'État d'Amazonas sur les rives du rio Airi, a organisé, les 30 novembre et 1er décembre 2009, une rencontre avec les autres communautés Baniwa pour l'inauguration d'une école de chamans. La cérémonie a eu lieu en présence du président de la FUNAI, Márcio Meira. L'école a été fondée par les fils du principal "chaman jaguar" des Baniwa, Manuel da Silva, dit Mandu. Le projet a été appuyé par l'anthropologue Robin Wright qui travaille avec ce peuple depuis 1976 et à propos duquel il a publié un ouvrage et plusieurs articles. L'école est aussi le résultat d'une recherche patronnée, depuis plusieurs années, par la "Fondation pour les études chamaniques" dont le siège est à Mill Valley en Californie (USA). Historiquement persécutés par les missionnaires chrétiens, les chamans ont cherché refuge dans des zones difficiles d'accès. Ils sont de moins en moins nombreux et couraient le risque de disparaître. L'école accueille une douzaine d'élèves. Elle offre maintenant un lieu où les chamans pourront réaliser leurs pratiques librement et transmettre leur cosmologie et leur savoir, notamment en médecine traditionnelle, aux nouvelles générations. Pour Robin Wright, à l'avenir, l'école devrait rechercher les formes dans lesquelles les connaissances biomédicales occidentales, et la métaphysique du chamanisme jaguar, peuvent se renforcer réciproquement.

Pour en savoir plus (en portugais) : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3023 et http://pib.socioambiental.org/pt/povo/baniwa

 

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17/05/2009

Sœur Dorothy Stang, une justice à rebondissements*

Le jugement des personnes accusées d'être impliquées dans l'assassinat, le 12 février 2005, de la religieuse americano - brésilienne connaît des rebondissements.

Le fazendeiro Vitalmiro Bastos Mura, connu sous le nom de "O Bida", considéré comme l'un des mandants de l'assassinat a été condamné une première fois en mai 2007 à 30 ans de prison. Un an plus tard, le 8 avril 2008, il est innocenté et libéré par une cour de Belém. Ce 7 avril 2009, le Tribunal de Justice de l'État du Pará annule cette décision. "O Bida" est arrêté et incarcéré le 9 avril. Le 23 avril, le Tribunal Supérieur de Justice du même État lui accorde la liberté considérant son emprisonnement illégal.

Questionné sur le sujet, Dom Erwin Kräutler évêque du Xingu (Pará), lui-même menacé de mort, dit que "… la justice est discréditée". Depuis le 17 avril, le documentaire réalisé par Daniel Junge, intitulé "Mataram Irmã Dorothy" (Ils ont tué Sœur Dorothy), est projeté sur les écrans de plusieurs villes brésiliennes.


*Voir AYA Info No 35


Sources : Agência Brasil et Amazônia.org.
Pour en savoir plus sur le film, une interview de Daniel Junge (en portugais) :
http://www.unisinos.br/ihu/index.php?option=com_noticias&...



Bernard Comoli avec l'aide de Silvio Cavuscens

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15/05/2009

Raposa Serra do Sol : les organisations indigènes créent une Fédération de Réoccupation

À la suite de son jugement rendu le 19 mars dernier, le Tribunal Suprême Fédéral (STF) qui a validé la démarcation en aire continue de la Terre Indigène Raposa Serra do Sol (TI RSS), la cour a donné jusqu'à ce 30 avril pour que les occupants illégaux de la TI quittent les lieux. La question de la réoccupation se devait d'être réglée.

Le 17 avril, des délégués des neuf organisations indigènes qui cohabitent Raposa Serra do Sol se sont retrouvés avec les représentants des autorités judiciaires, de la police fédérale et de la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI). Il s'agissait de conclure un accord sur la manière dont les indigènes allaient réoccuper les terrains laissés libres après le départ des non - indiens.

Lire la suite

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