07/04/2010

Restructuration de la FUNAI : de nombreux candidats pour les nouveaux postes

Pour faire suite au décret présidentiel du 28 décembre 2009, portant sur la restructuration de la Fondation Nationale de l'Indien (FUNAI), un appel à candidatures a été lancé le 12 janvier pour occuper 425 nouveaux emplois, dont 75 postes d'"auxiliaire en indigénisme", 150 postes "d'agent en indigénisme" et 200 postes "d'indigéniste spécialisé". L'organisme chargé de la sélection des candidats a reçu 110'261 réponses. Les quatre postes "d'indigéniste spécialisé" mis au concours dans le Nordeste (excepté le Maranhão), ont été les moins convoités : seulement 370 inscrits, soit 92 candidats pour une place. Mais, il y a eu 5'190 candidats pour les huit postes "d'auxiliaire en indigénisme" offerts dans les États de l'Amapá et du Pará, soit 648 candidats pour un poste. Les épreuves du concours ont eu lieu le 14 mars dans 23 localités du pays. Dans la note du 5 mars qui annonce les lieux des épreuves, et qui résume le cahier des charges de ces trois sortes d'emplois, la FUNAI  rappelle aux intéressés que "...travailler à la FUNAI est plus qu'un emploi, c'est embrasser une cause juste, une mission. Celui qui croit en cette mission doit être disposé à lutter, sans transiger, pour les droits des peuples indigènes vilipendés au long de ces 500 ans de Brésil". La restructuration de la FUNAI a été évoquée, le 4 mars, lors de la réunion plénière de la Commission Nationale de Politique Indigéniste (CNPI). Les représentants des indigènes et des organisations indigénistes, ont adressé un document au président de la Fondation au sujet de cette restructuration. Les signataires rappellent que les indiens n'ont pas été consultés sur ce décret, ce  qui constitue une violation de la Convention 169 de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) ratifiée par le Brésil. Ils demandent l'élaboration immédiate d'un calendrier pour une consultation des organisations indigènes sur les ajustements qui, selon eux, doivent être apportés à ce décret.

Pour en savoir plus (en portugais) :

http://www.cetroconcursos.com.br/concurso_selecionado.asp... et http://www.funai.gov.br/ > Últimas Notícias > 05.03 Concurso Funai > Locais de prova, et  > 05.03 Manifestação CNPI

(Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2)

 

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02/04/2010

La commune de Meyrin apporte un appui aux Yanomami

Le 23 mars dernier, la Commission "Aide au développement" de la Commune de Meyrin a décidé de soutenir l'association "Service et Coopération avec le peuple Yanomami" (SECOYA) dont le siège est à Manaus. Il s'agit d'appuyer le renforcement des compétences et du processus d'organisation des Yanomami de l'État d'Amazonas. L'association AYA* est le répondant genevois du projet. La commune de Meyrin compte un peu plus de 24'400 habitants, dont 44 % d'étrangers de 142 nationalités différentes. Elle abrite une partie des installations du Centre Européen de Recherche Nucléaire - CERN et de l'Aéroport international de Genève - Cointrin. Depuis 1985, la commune consacre une ligne budgétaire pour la coopération au développement. En 2002, elle a porté cette aide à "au moins" 0,7% du budget communal. En fait, selon le pointage réalisé par la Fédération Genevoise de Coopération en 2005, Meyrin avait consacré, cette année-là, 0,94% de son budget, soit plus de CHF 619'000, à la solidarité internationale. En 2008, elle a défini les grandes lignes du type de coopération au développement qu'elle entend promouvoir pour la législature 2007 - 2011. Au nom de son partenaire, la SECOYA, l'association AYA tient à exprimer sa vive reconnaissance à la commune de Meyrin.Pour en savoir plus sur la commune de Meyrin et son aide au développement (en français) :

 

http://www.meyrin.ch/jahia/Jahia/site/meyrin/lang/fr/aide...

* Ce texte est tiré du bulletin "AYA Info" No 48, de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

 

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17/03/2010

Inauguration d'une école de chamans chez les Baniwa

La communauté Baniwa de Uapui Cachoeira, située dans le nord-ouest de l'État d'Amazonas sur les rives du rio Airi, a organisé, les 30 novembre et 1er décembre 2009, une rencontre avec les autres communautés Baniwa pour l'inauguration d'une école de chamans. La cérémonie a eu lieu en présence du président de la FUNAI, Márcio Meira. L'école a été fondée par les fils du principal "chaman jaguar" des Baniwa, Manuel da Silva, dit Mandu. Le projet a été appuyé par l'anthropologue Robin Wright qui travaille avec ce peuple depuis 1976 et à propos duquel il a publié un ouvrage et plusieurs articles. L'école est aussi le résultat d'une recherche patronnée, depuis plusieurs années, par la "Fondation pour les études chamaniques" dont le siège est à Mill Valley en Californie (USA). Historiquement persécutés par les missionnaires chrétiens, les chamans ont cherché refuge dans des zones difficiles d'accès. Ils sont de moins en moins nombreux et couraient le risque de disparaître. L'école accueille une douzaine d'élèves. Elle offre maintenant un lieu où les chamans pourront réaliser leurs pratiques librement et transmettre leur cosmologie et leur savoir, notamment en médecine traditionnelle, aux nouvelles générations. Pour Robin Wright, à l'avenir, l'école devrait rechercher les formes dans lesquelles les connaissances biomédicales occidentales, et la métaphysique du chamanisme jaguar, peuvent se renforcer réciproquement.

Pour en savoir plus (en portugais) : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3023 et http://pib.socioambiental.org/pt/povo/baniwa

 

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17/05/2009

Sœur Dorothy Stang, une justice à rebondissements*

Le jugement des personnes accusées d'être impliquées dans l'assassinat, le 12 février 2005, de la religieuse americano - brésilienne connaît des rebondissements.

Le fazendeiro Vitalmiro Bastos Mura, connu sous le nom de "O Bida", considéré comme l'un des mandants de l'assassinat a été condamné une première fois en mai 2007 à 30 ans de prison. Un an plus tard, le 8 avril 2008, il est innocenté et libéré par une cour de Belém. Ce 7 avril 2009, le Tribunal de Justice de l'État du Pará annule cette décision. "O Bida" est arrêté et incarcéré le 9 avril. Le 23 avril, le Tribunal Supérieur de Justice du même État lui accorde la liberté considérant son emprisonnement illégal.

Questionné sur le sujet, Dom Erwin Kräutler évêque du Xingu (Pará), lui-même menacé de mort, dit que "… la justice est discréditée". Depuis le 17 avril, le documentaire réalisé par Daniel Junge, intitulé "Mataram Irmã Dorothy" (Ils ont tué Sœur Dorothy), est projeté sur les écrans de plusieurs villes brésiliennes.


*Voir AYA Info No 35


Sources : Agência Brasil et Amazônia.org.
Pour en savoir plus sur le film, une interview de Daniel Junge (en portugais) :
http://www.unisinos.br/ihu/index.php?option=com_noticias&...



Bernard Comoli avec l'aide de Silvio Cavuscens

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15/05/2009

Raposa Serra do Sol : les organisations indigènes créent une Fédération de Réoccupation

À la suite de son jugement rendu le 19 mars dernier, le Tribunal Suprême Fédéral (STF) qui a validé la démarcation en aire continue de la Terre Indigène Raposa Serra do Sol (TI RSS), la cour a donné jusqu'à ce 30 avril pour que les occupants illégaux de la TI quittent les lieux. La question de la réoccupation se devait d'être réglée.

Le 17 avril, des délégués des neuf organisations indigènes qui cohabitent Raposa Serra do Sol se sont retrouvés avec les représentants des autorités judiciaires, de la police fédérale et de la Fondation nationale de l'Indien (FUNAI). Il s'agissait de conclure un accord sur la manière dont les indigènes allaient réoccuper les terrains laissés libres après le départ des non - indiens.

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13/05/2009

Des sénateurs veulent contrôler la démarcation des Terres Indigènes

Le 25 mars dernier, la Commission "Constitution, Justice et Citoyenneté" (CCJ) du Sénat brésilien a remis à l'ordre du jour de ses travaux l'examen de deux propositions de modification de la Constitution fédérale de 1988. La première "Propositions d'amendement constitutionnel" (PEC 38/1999) a été déposée par Mozarildo Calvacanti, un sénateur de l'État de Roraima, et l'autre (PEC 3/2004) par le sénateur Juvêncio da Fonseca qui représentait l'État du Mato Grosso du Sud.

Ces propositions visaient essentiellement à limiter à 30% de la superficie d'un État, les surfaces occupées par les Unités de conservation et les Terres indigènes (TI), d'attribuer au Sénat fédéral l'approbation du processus de démarcation des TI jusqu'alors confiée au Président de la République et à modifier l'indemnisation des occupants.

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