17/09/2017

Genève : NON à la réduction du crédit pour la coopération internationale

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, Yanomami, Ville de Genève, MCG, PDC, PLR, UDC, AYA, Secoya, MEG, Aguinilson, Ticuna, Conseil municipal, Croix-Rouge, Coopération internationaleLe 24 septembre, les habitants de la Ville de Genève ayant le droit de vote sont appelés à se prononcer sur une décision prise par la majorité du Conseil municipal, le 28 avril dernier, de réduire plusieurs postes du budget pour augmenter le bonus attendu de l'exercice 2017.

Une de ces décisions, venue de quatre partis MCG, PDC, PLR et UDC consiste à baisser de CHF 340'000.- le crédit destiné à la Coopération Internationale. En contrepartie de cette réduction, ces groupes politiques ont voté un crédit équivalent en faveur de la Croix-Rouge genevoise pour financer un programme d'aide au retour de personnes souhaitant volontairement rentrer dans leur pays d'origine. Un référendum a été lancé contre cette coupe budgétaire (et trois autres), d'où la prochaine consultation populaire.

Par deux fois, l'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie – AYA" a bénéficié d'un financement de la Ville de Genève pour ses activités en collaboration avec le Peuple Yanomami du Brésil. Un peuple qui vit dans une zone difficile d'accès, où la malnutrition et la mauvaise qualité de l'eau font des ravages, notamment chez les enfants. Un premier financement* a été accordé en 2011-2012 pour un projet de "Prévention et éducation en santé" pour un montant de CHF 32'970. Et une seconde fois, plus récemment, en 2016-2017, pour une action de "Promotion de la santé par des agents multiplicateurs Yanomami" pour un montant de CHF 40'000. Sur le terrain, ces projets sont mis en œuvre par l'association "Service et Coopération avec le Peuple Yanomami" – Secoya dont le siège est à Manaus. La Coordination générale de Secoya est assurée par Silvio Cavuscens, un helvético- brésilien qui est présent en Amazonie depuis près de 40 ans. Le programme "Santé" de cette ONG est animé par Sylvie Petter, une infirmière de nationalité suisse.

Concrètement, le crédit supprimé représente huit à neuf projets comme ceux mis en œuvre par AYA et son partenaire amazonien. Lors de sa dernière réunion, cette association a décidé d'appeler les votants à refuser cette réduction.

En 2016, le Musée d'Ethnographie a présenté une exposition sur l'Amazonie qui a rencontré un vif succès. Dans l'une des salles, le public a pu voir des vidéos qui donnaient la parole à des leaders indigènes. Ils demandaient l'appui de Genève pour la défense de leurs droits.

La vidéo ci-dessous (2'20", sous-titrée français) concerne l'appel lancé par Aguinilson Ticuna, Cacique du peuple du même nom.

                                                                          

* Voir sur ce blog, les notes du 28 octobre 2011 et du 10 juin 2016.

Photo : © Secoya. Le système de purification d'eau (Ecolágua) que Secoya a installé – à titre expérimental - dans plusieurs communautés Yanomami grâce au financement du dernier "projet" et dont elle voudrait généraliser l'usage. L'achat et l'installation d'un tel système coûtent environ 4'700 CHF. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

08/09/2017

À la rencontre des Yanomami

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, Yanomami, Manaus, Bicho-Açu, Santa Isabel do Rio Negro, Amazonas, SECOYA, AYA, Rio Negro, Rio Marauiá, Terre des Hommes Suisse, TdH, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Silvio Cavuscens, AISCe mois de juillet, Luisa et Virginie, deux membres de AYA ont eu l'occasion de se rendre en Amazonie, à Bicho-Açu* (dans la commune de Santa Isabel do Rio Negro, une municipalité de l'État d'Amazonas). Elles ont pu assister au début d'un cours d'une dizaine de jours, organisé par le Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA (le partenaire d'AYA) destiné à une quarantaine d'enseignants, Agents Indigènes de Santé, leaders des communautés des villages Yanomami du Rio Marauiá. Le sujet du cours : leur "capacitation" (formation) comme ""Multiplicateurs interculturels" afin que les communautés yanomami puissent se situer dans leur environnement social et avoir, ainsi, un peu plus de pouvoir sur leur propre destin. Le cours était animé par Silvio Cavuscens, coordinateur de Secoya et Paulo, un indigéniste engagé de longue date en faveur de la cause indigène.

Luisa et Virginie ont été marquées par plusieurs choses.

Tout d'abord les distances. Santa Isabel do Rio Negro est à près de 850 km de Manaus, la capitale de l'État, soit près de trois jours de navigation sur le Rio Negro. Ensuite, il faut remonter le Rio Marauiá jusqu'à Bicho-Açu le lieu du cours, la rivière heureusement, est en période de hautes eaux à ce moment de l'année.

Bicho-Açu est un village de 35 familles, soit environ 200 personnes. Il n'est pas question de pouvoir s'approvisionner sur place. Il est nécessaire d'apporter la totalité du matériel et de la nourriture pour le bon déroulement du cours. Une contrainte non négligeable, relèvent les deux visiteuses.

La réunion d'accueil de l'équipe de la Secoya par Daniel, un des leaders de la communauté de Bicho-Açu a aussi constitué, pour elles, un temps fort de cette visite.

Elles ont aussi relevé la démarche pédagogique utilisée pour le cours. Par exemple, les participants ont été appelés à expliquer ce que signifie, pour eux le terme "capacitation". Ils ont eu à placer dans trois cercles les institutions ou services avec lesquels les communautés sont en relation. Virginie et Luisa ont été impressionnées par la facilité avec laquelle les participants s'expriment oralement. Ils prennent le temps de s'expliquer et de s'écouter longuement.

En d'autres termes, elles ont découvert la richesse d'une autre culture. Pour les participants au stage, le partenaire "AYA", de la lointaine Suisse, est moins anonyme. Il a maintenant au moins deux visages…

Ce cours organisé par la SECOYA est financé par Terre des Hommes Suisse et le Mouvement pour la Coopération Internationale - MCI (Genève). Le poste de santé de Bicho-Açu a été construit avec l'appui de la commune d'Onex.

                                                                          ***

* Voir la carte ci-dessous

Photo : © Le Jour se Lève – Un Yanomami tresse une corbeille. Cliquer sur la photo pour agrandir l'image.

                                                                

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PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 118, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

21/06/2017

Vous (F)êtes Onex et les Yanomami

Ce jeudi 22 juin à 19h 30 , dans le cadre de la manifestation "Vous (f)êtes Onex"*, l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie - AYA présentera un documentaire (23 mn) sur l'activité du "Service et Coopération avec le peuple Yanomami" – SECOYA, son partenaire de Manaus qui célèbre ses 25 ans d'activité. Le film a été réalisé par la Compagnie parisienne "Un jour se lève"

Par l'intermédiaire d'AYA, la Commune d'Onex a déjà aidé par deux fois le programme "Santé" de SECOYA. Le coordinateur du Service est un helvético-brésilien, Silvio Cavuscens présent en Amazonie depuis une quarantaine d'années. Le programme "Santé" de l'organisation est placé sous la responsabilité de Sylvie Petter, une infirmière helvétique qui a déjà plus de six ans d'expérience sur le terrain.

Ce documentaire donne la possibilité de connaître un aspect peu connu de la coopération avec un peuple dont le contact avec la société occidentale est récent.

Pour visionner le "Teaser" des premiers repérages pour le documentaire cliquer > ICI <

* Voir indications pratiques sur document ci dessous :

                                                            

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, autochtones, indígenas, Brasilia, AYA, Onex, SECOYA, Yanomami, Le jour se Lève,Manaus, Maison Onésienne, Vous (f)êtes Onex,

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

Une première version de cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 116, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

20/03/2017

L’Amazonie, de Genève à Montréal

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, autochtones, indígenas, povos, Amérindiens, Chamane, Genève, Montréal, Suisse, Canada, Musée, ethnographie, forêt,Filmar en America Latina, Sônia Bone Guajajara, APIB, Victoria Tauli-Corpuz, ONU, droits des peuples autochtones, MCI, Terre des Hommes, AYA, Pointe-à-Caillère, Canada"Amazonie. Le Chamane et la pensée de la forêt", l'exposition organisée par le Musée d'Ethnographie de Genève – MEG entre le 20 mai 2016 et le 8 janvier 2017 a connu un franc succès : près de 83'000 visites sur la durée totale de la manifestation. Le public a pu participer à de nombreux événements liés au thème de l'exposition, tels des rencontres avec des leaders indigènes, la projection de films, dont plusieurs en partenariat avec le Festival "Filmar en América Latina".

Le 22 septembre, l'exposition a reçu la visite de Sônia Bone Guajajara, la coordinatrice de l'Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB. Sônia est l'une des femmes qui, depuis quelques années, animent le mouvement indigène brésilien. Elle était à Genève à l'occasion de la présentation, devant le Conseil des droits de l'homme, du rapport rédigé par Mme Victoria Tauli-Corpuz, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits des peuples indigènes. Un document consacré à la situation vécue par ces peuples au Brésil*.

Dans le cadre d'un "Grand Bazar", le 6 novembre 2016, lors d'un "Rallye des familles", une activité participative, les associations genevoises Aquaverde et le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, ont eu l'opportunité de présenter leur activité en Amazonie. Une occasion de sensibiliser le public aux préoccupations actuelles des Amérindiens. C'était aussi le moment de rappeler que plusieurs collectivités publiques, dont la Ville de Genève, apportent leur appui à des organisations indigènes de l'Amazonie. Cela par l'intermédiaire de plusieurs ONG de coopération : Terre des Hommes Genève, Le MCI et l'Association d'appui aux Yanomami d'Amazonie – AYA.

L'exposition du Musée d'Ethnographie sera présentée au Musée de Pointe-à-Caillère de Montréal (Canada) du 17 avril au 22 octobre 2017.

* Voir sur ce blog, la note du 23 septembre 2016

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Photo © B. Comoli : Sônia Guajajara, leader indigène de l’APIB lors de sa visite de l’exposition, le 22 septembre 2016. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 115, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

22/02/2017

Plan-les-Ouates : La solidarité dans tous ses états

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, autochtones, indígenas, povos, Plan-les-Ouates, Forum, Solidarité, Espace Vélodrome, AYA, Yanomami, Secoya, FGC« La solidarité dans tous ses états! Soutenir là-bas - Accueillir ici » Les 24 et 25 février, la commune de Plan-les-Ouates organise pour la troisième fois une manifestation * pour rendre compte à ses habitants, et au public en général, de l’usage qui est fait des crédits qu’elle consacre à la solidarité. Au programme : une exposition, des débats, un film et diverses animations. Les associations bénéficiaires des subventions communales – près d'une trentaine - seront présentes.

À deux reprises, cette municipalité a marqué son soutien au peuple Yanomami** par l'intermédiaire de l'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami d'AmazonieAYA" et son partenaire brésilien, l'ONG "Service et Coopération avec le peuple YanomamiSECOYA" de Manaus. AYA tiendra un stand lors de ce rendez-vous et, samedi après-midi, participera au rallye organisé à l'intention des familles. Les projets soutenus par Plan-les-Ouates concernent la promotion de la santé, en particulier celle des enfants Yanomami trop souvent atteints de dénutrition.

Aucune loi n'oblige les communes genevoises à consacrer une part de leur budget à la coopération internationale. Et pourtant toutes le font, comme le montre la récente publication éditée par la Fédération Genevoise de Coopération – FGC. Plan-les-Ouates depuis 1979. Ce geste librement consenti, cette solidarité collective fait consensus. Cette manière de procéder, permet aux associations de coopération comme AYA, d'avoir accès à des financements sans devoir organiser de chronophages et coûteuses opérations de collectes de dons. Frais annexes qui ne vont pas aux réalisations sur le terrain. Les personnes qui, dans les ONG s'engagent, souvent bénévolement, à mettre en forme et à suivre les projets peuvent ainsi mieux se consacrer à cette tâche.

Au nom des jeunes - et moins jeunes - bénéficiaires amazoniens de ces soutiens, AYA tient à exprimer sa vive gratitude aux autorités et aux habitants de Plan-les-Ouates pour leur geste de solidarité.

                                                                     ***

* Cliquer sur le lien hypertexte pour accéder au programme complet. Il est possible de suivre la préparation du Forum sur Facebook. La manifestation aura lieu à "l'Espace Vélodrome", 60 Ch. de la Mère Voie, 1228 Plan-les-Ouates, dès 17h vendredi 24 février. Elle se terminera samedi 25 février à 16h.

** Voir sur ce blog, les notes du 18 novembre 2016 et du 28 août 2015.

Illustration : Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

Cette note sera reprise sous un autre forme dans le prochain « AYA Info » No 115, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

18/11/2016

Quatre communes genevoises solidaires des Yanomami

Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, AYA, Ville de Genève, SECOYA, Manaus, Santa Isabel do Rio Negro, Rio Marauiá, Délégation Genève Ville Solidaire, Bernex, Lancy, Onex, Plan-les-Ouates, Fédération Genevoise de CoopérationAu mois de juin, sur ce blog*, une note annonçait que la Ville de Genève apportait son appui à un projet de "Promotion de la santé par les agents multiplicateurs Yanomami". Une action mise en œuvre par le Service et Coopération avec le Peuple Yanomami – Secoya de Manaus, le partenaire amazonien de l'association genevoise "Appui aux Indiens Yanomami - AYA". Il s'agit essentiellement, mais pas seulement, de réduire de manière pérenne la dénutrition susceptible de toucher 350 enfants dans les villages Yanomami établis le long du Rio Marauiá dans la municipalité de Santa Isabel do Rio Negro dans l'État d'Amazonas. Selon la règle que la Ville s'est donnée, sa contribution ne couvre pas la totalité du budget. AYA a recherché d'autres appuis auprès de plusieurs communes genevoises. Les communes de Bernex, de Lancy et d'Onex ont répondu favorablement.

C'est la deuxième fois que la Ville d'Onex apporte son soutien à un projet de cette association. En décembre 2007 elle avait financé la construction de deux postes de santé dans la Terre Indigène Yanomami.

De son côté, la commune de Plan-les-Ouates a décidé de financer partiellement un projet de "Renforcement des capacités des Yanomami et de la Secoya dans la lutte contre la dénutrition infantile". Cette commune a déjà soutenu en 2014 – 2015 une première phase du projet de la Secoya de promotion de la santé maintenant appuyé par la Ville de Genève et les trois autres communes dont il est question ci-dessus.

Aucune loi n'oblige les communes genevoises à consacrer une part de leur budget à la solidarité internationale. Et pourtant toutes le font comme le montre la récente publication éditée par le Fédération Genevoise de Coopération – FGC. Et cela depuis plusieurs dizaines d'années : Bernex depuis avant 1970; Lancy depuis 1972; Onex au moins depuis 1984 et Plan-les-Ouates depuis 1979. Ce geste librement consenti, cette solidarité collective fait, pour l'heure, consensus. Cette manière de procéder, permet aux associations de coopération comme AYA, d'avoir accès à des financements sans devoir organiser de chronophages et coûteuses opérations de collectes de dons, montants qui ne vont pas au soutien de projets. Les personnes qui, dans les ONG s'engagent, souvent bénévolement, à mettre en forme et à suivre les projets peuvent ainsi mieux se consacrer à cette tâche.

Au nom des bénéficiaires sur le terrain, AYA tient à exprimer sa vive gratitude aux autorités et aux habitants de ces communes pour leur geste de solidarité.

                                                                    ***

* Voir la note du 10 juin 2016

Photo : © Secoya / Deux enfants Yanomami du Rio Marauiá. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 112, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

10/06/2016

La Ville de Genève solidaire des Yanomami

Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, Musée d'ethnographie, Totem, Genève, Couleurs d'Amazonie, Chamane, la pensée de la forêt, xapono, AYA, Ville de Genève, SECOYA, Manaus, Santa Isabel do Rio Negro, AIS, Agentes Indígenas de Saúde, Ecolágua, Délégation Genève Ville SolidaireEn mars déjà, le Conseil Administratif de la Ville de Genève a décidé de soutenir un projet - présenté par AYA - de promotion de la santé par des agents multiplicateurs Yanomami. Un projet élaboré par l'Association Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA de Manaus (Brésil), prévu pour un an à partir d'avril 2016.

Le groupe cible bénéficiaire du projet est composé des habitants de onze villages (xapono*) regroupant les 2'000 Yanomami établis le long du rio Marauiá, dans la Terre Indigène Yanomami – TIY. Il s'agit de réduire de 50% la dénutrition susceptible de toucher les 350 enfants de 0 à 5 ans de cette région de la municipalité de Santa Isabel do Rio Negro.

La Secoya compte atteindre son objectif de diverses façons. En formant la trentaine d'Agents Indigènes de Santé – AIS déjà sur le terrain pour qu'ils soient capables de suivre la population infantile. En impliquant un réseau de femmes "multiplicatrices", formées en matière d'équilibre nutritionnel et aux conditions d'hygiène nécessaires à la bonne croissance des enfants. En rendant l'accès à l'eau potable à une partie plus importante de la population, notamment par l'utilisation du système de purificateur d'eau** "Ecolágua". En formant la population à des pratiques d'hygiène sûres (hygiène du milieu, domestique et personnelle). En sensibilisant cette population à l'importance d'un apport quotidien en protéines, particulièrement en valorisant les ressources traditionnelles.

La participation de la Ville de Genève ne couvre pas l'entier du budget du projet. AYA recherche un complément de financement auprès d'autres collectivités publique et de particuliers. Les dons**** sont donc les bienvenus.

En 2011, la Ville de Genève*** a déjà soutenu le programme de santé de la Secoya, également présenté par AYA, en finançant des cours de formation pour les Agents Indigènes de Santé. Au nom de ses partenaires, AYA tient à exprimer sa vive gratitude à la Délégation Genève Ville Solidaire pour l'appui qu'elle apporte à ce programme de santé.

                                                                           ***

* Prononcer "Chapono" / ** Voir sur ce blog la note du 19 octobre 2015 / *** Voir la note du 28 octobre 2011 / **** AYA CCP No 17-55066-2

                                                                           ***

Rappel : Le Musée d'Ethnographie de Genève présente jusqu'au 8 janvier 2017 l'exposition "Le Chamane et la pensée de la forêt". Dans ce cadre, le musée organise des rencontres et des visites commentées. Le programme de ces animations peut être consulté sur son bulletin "Totem" No 71. Voir également sur ce blog les notes du 29 avril et du 20 mai derniers.

                                                                            ***

Carte : La Terre Indigène Yanomami et les xapono du rio Marauiá. Cliquer sur la vignette pour grandir l'image.

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 110, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

 

20/05/2016

MEG : L'Amazonie sans la chaleur ni l'humidité !

Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, Musée d'ethnographie, Genève, Johnathan Watts, Couleurs d'Amazonie, Chamane, la pensée de la forêt, Paul Lambert, Fraternelle Amazonie, xapono, smartphone, FECONAT, Alto Tigre, Peru, Pérou, COIAB, Manaus, FGC, Fédération Genevoise de Coopération, DDC, FGC, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Aurélien Stoll, Aurélien Fontanet, Claudia Andujar, Manaus, Terre des Hommes Suisse, AYAC'est dans la fraîcheur de l'air conditionné que le Musée d'Ethnographie de Genève - MEG présente, depuis ce 20 mai, une exposition temporaire* consacrée à l'Amazonie sous le titre évocateur : "Le chamane et la pensée de la forêt". Une immersion dans la culture et l'histoire des peuples amazoniens facilitée par la présentation attractive d'objets, d'images, d'enregistrements rapportés par des voyageurs, des ethnologues, des photographes au fil des ans. Un ensemble qui constitue la très riche collection du musée.

Emouvante, la vitrine consacrée à Paul Lambert, l'auteur du film "Fraternelle Amazonie", on y voit son sac à dos, sa machine à écrire, son enregistreur… alors que dans le "xabono" voisin, il est possible de visionner des vidéos enregistrées, par des indigènes eux-mêmes, à l'aide de smartphones… L'Amazonie du 21e siècle n'est pas oubliée.

Une installation interactive montre comment des organisations indigènes de l'Amazonie péruvienne s'organisent pour la défense de leurs territoires affectés par l'extraction de bois, d'or et de pétrole. Des "observateurs" indigènes vont sur le terrain, prennent des photos géoréférencées qui alimentent une base de données leur permettant de dénoncer cette situation auprès des autorités politiques. La formation de ces observateurs est le résultat d'un partenariat entre la Fédération des Communautés Natives du Haut-Tigre – FECONAT et le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, une ONG genevoise qui a reçu l'appui de la Confédération et de collectivités publiques genevoises par l'intermédiaire de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC**.

Toujours dans le "xabono", la série de vidéos "Donner la parole" est le résultat d'un projet participatif initié par le MEG et le MCI. Deux jeunes membres de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne – COIAB (Manaus) ont interviewé dix-huit leaders indigènes brésiliennes et brésiliens et cinq péruviens qui font part de leurs préoccupations en rapport avec la destruction de leur environnement et le non respect de leurs droits.

Depuis l'enregistrement de ces témoignages, avec les récents événements politiques qui agitent le Brésil, les menaces qui pèsent sur les droits territoriaux des peuples indigènes, non seulement amazoniens, mais de l'ensemble du pays, se font plus précises.

L'exposition du MEG devrait rappeler cette actualité !

                                                                   ***

*Cette exposition a été réalisée sous le patronage de la Commission Suisse pour l'UNESCO. Elle est ouverte jusqu'au 8 janvier 2017. De nombreux "événements" sont prévus dans le cadre de cette exposition : voir "Totem" No 71, le bulletin du MEG sur son site Internet.

** Outre le MCI, Terre des Hommes Suisse (Genève), et bien sûr AYA entretiennent des partenariats avec organisations indigènes amazoniennes.

Photo : © B. Comoli - La présentation de l'exposition. Cliquer sur la vignette pour grandir l'image.

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 110, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

06/11/2014

Le Yanomami Carlito Iximauteri en visite à l'OMS

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, índios, terras indígenas, OMS, Organisation Mondiale de la Santé, Organização Mundial da Saúde, World Health Organization, Marche de l'espoir, Yanomami, Terre des Hommes, Carlito Iximauteri, AIS, Pedro Albajar Viñas, AYA, Chagas, leishmaniose, onchocercose, Piaçaba, piassava, Onde não há médico, Bibliothèque bleue, Manaus, Santa Isabel do Rio Negro, Barcelos, Rio Negro, Rio Marauiá,Lors de son séjour à Genève, invité pour la Marche de l'espoir organisée le 12 octobre par Terre des Hommes Suisse en faveur des enfants Yanomami, Carlito Iximauteri*, l'un des premiers Agents Indigènes de Santé – AIS dans le territoire Yanomami a été reçu, l'après-midi du 14 octobre, au siège de l'Organisation Mondiale de la Santé – OMS. Il était accompagné par Luisa Prado, membre de l'association genevoise "Appui aux Indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA, et par le docteur Pedro Albajar Viñas, spécialiste et coordinateur du programme de lutte contre la maladie de Chagas** à l'OMS, et accessoirement membre d'AYA. Carlito a rencontré le Directeur du département de contrôle des maladies tropicales négligées et les coordinateurs des programmes de lutte contre la leishmaniose et de l'onchocercose.

On trouve des victimes de la maladie de Chagas chez les personnes, dont des Yanomami, qui travaillent à l'exploitation des fibres de la Piaçaba (un palmier). Ces fibres sont utilisées pour la fabrication de brosses et balais notamment. La leishmaniose est aussi liée à l’extraction et commercialisation des produits de la forêt amazonienne ainsi qu'à des évolutions environnementales, telles que la déforestation, la construction de barrages, les systèmes d'irrigation et l'urbanisation. L'onchocercose, couramment appelée "cécité des rivières" est l'une des principales causes de déficiences visuelles.

Carlito a encore rencontré des responsables du réseau chargé de fournir de la documentation adaptée aux personnes et entités sanitaires exerçant sur le terrain. Ses interlocuteurs se sont engagés à lui faire parvenir une "Bibliothèque bleue". Il s'agit d'un ensemble d'ouvrages, en portugais, sur les maladies tropicales dont un exemplaire du très connu "Onde não há médico" (Où il n'y a pas de médecin). Ils ont également souhaité recevoir des informations sur l'état de santé de la population dans l'aire Yanomami. Le début d'une collaboration plus concrète est à entrevoir…

Lors de son séjour, Carlito a pris quelques moments de détente pour visiter la campagne genevoise : une exploitation d'arboriculture fruitière faisant de la vente directe, des cultures maraîchères en mode biologique, une exploitation viti-vinicole au moment de la vendange… Il a aussi fait quelques heures de navigation sur le lac.

Son retour dans son village a été quelque peu difficile. Le 21 octobre, le bateau qui l'emmenait de Manaus à Santa Isabel do Rio Negro a heurté violemment un banc de sable, cela en pleine nuit. Plus d'une vingtaine de personnes ont été blessées dont Carlito. Les victimes ont été conduites à l'hôpital de Barcelos, la localité la plus proche, pour y être soignées. Carlito, blessé à la tête et aux jambes, a pu poursuivre son voyage de retour. Il est maintenant dans sa communauté d'Ixima, sur le Rio Marauiá où il a retrouvé sa famille.

***

* Prononcer Ichimauteri

** Voir sur ce blog, les notes des 16 avril 2010 et du 26 avril 2013

- Photo WHO Press, de gauche à droite : Aldo Duarte Argolo (OMS), Carlito Iximauteri (Yanomami), Pedro Albajar Viñas (OMS & AYA), Stéphanie Jourdan (OMS), Luisa Pardo (AYA). Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

- PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Une version réduite de cette note a été publiée dans  "AYA Info" No 97, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

06/10/2014

Carlito, un Indien Yanomami sera au départ de la "Marche de l'espoir"

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Ce programme d'éducation de la SECOYA se veut différencié de celui en vigueur au Brésil. Il s'agit d'une dynamique qui, d'une part, intègre effectivement l'univers culturel et les connaissances traditionnelles des Yanomami et, d'autre part, soit utile à ces derniers pour leur relation avec la société nationale. L'éducation différenciée est également caractérisée par le fait que celle-ci est bilingue, le portugais étant enseigné dans un deuxième temps, après la langue yanomami. Elle l'est aussi parce que non obligatoire, avec un calendrier et un contenu différents de ceux de l'éducation nationale brésilienne. La formation des professeurs Yanomami fait l'objet d'un processus particulier. Par exemple, ils participent à l'élaboration du matériel didactique.

Dans le cadre de la préparation de cette manifestation, au cours du mois de septembre, des présentations sont programmées dans plus de 180 écoles du canton de Genève et de France voisine. Ce sont près de 27'000 élèves à être informés sur les réalités de vie des Yanomami et plus largement sur les différentes problématiques "nord – sud". TdH a rédigé une fiche pédagogique et deux annexes destinées aux élèves. Les participants à la marche sont invités à rechercher des marraines et des parrains qui s'engagent à verser à leur filleule ou filleul une certaine somme par kilomètre parcouru. En 2013, 4'300 enfants et jeunes ont marché en faveur des enfants du sud de l'Inde. Ils ont récolté plus de 350'000 francs.

Carlito Ixima* - il est connue sous ce nom - est Agent Indigène de Santé. Il a été désigné "Periomi" (leader traditionnel) par les habitants d'Ixima son village d'origine, une communauté du rio Marauiá dans l'État d'Amazonas, dans la Terre Indigène Yanomami. Agé de 41 ans, il est marié, père de deux garçons, le premier a 11 ans et le deuxième est âgé de quelques mois. Sa langue maternelle est le Xamatari*, un dialecte yanomami. Il s'exprime également en portugais. Il a pris une part active dans la création, en octobre 2013, de l'association Kurikama***. Il accompagne les activités de la Secoya depuis le début des années 90.

Silvio Cavuscens, le coordinateur général de la Secoya, sera également à Genève. Silvio, sociologue helvético-brésilien a passé sa jeunesse dans le village genevois d'Avully. Il vit en Amazonie où il s'est engagé aux côtés des peuples indigènes depuis plus de 30 ans.

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* Prononcer "Ichimauteri", "ichima", "chamatari"

** Pendant la Marche, AYA sera heureux d'accueillir le public à son stand d'information situé sur la Rotonde des Pâquis.

*** Voir sur ce blog, la note du 10 décembre 2013

- Photo © Secoya : Carlito lors de la fondation de l'association Kurikama en octobre 2013. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

- La carte ci-dessous permet de situer le village d'origine de Carlito. Là aussi, il faut cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

 

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 PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Une version réduite de cette note a été publiée dans "AYA Info" (No 96), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2