07/03/2017

"Trading Paradise", un film de Daniel Schweizer

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, autochtones, indígenas, povos, Daniel Schweizer, Trading paradise, Dirty Paradise, Dirty Gold War, Swissaid, Grand-Saconnex, Scala, FIFDH, Genève, Festival du Film Vert, FFV, Salle Communale des Délices, SuisseOn sait que la Suisse est l'une des principales places mondiales du commerce des matières premières. Une activité qui s'exerce généralement en toute discrétion. Le cinéaste Daniel Schweizer veut aller à contre-courant de cette discrétion. Son dernier film sur le sujet, "Trading Paradise", sort sur les écrans romands ce mois de mars. Il s'agit d'un documentaire par lequel le producteur veut poursuivre son travail portant sur la responsabilité de la Suisse dont certaines entreprises, parmi les plus puissantes au monde, ont des comportements à risque à l'étranger. Il a voulu combler un vide sur la problématique du commerce et des entreprises extractives.

Ce film, avec "Dirty Paradise " de 2010* et "Dirty Gold War" de 2015**, clôt une forme de trilogie sur l'impact de l'exploitation minière sur les communautés proches des sites.

Questionné sur la capacité des films documentaires à changer le monde, Daniel Schweizer est d'avis que : "Des films qui défendent un parti pris fort, dévoilant des réalités peu connues et travaillant en immersion avec leurs protagonistes peuvent permettre de changer la perception de ce qui se joue dans le monde. En préparant sur de longues périodes des films documentaires, en filmant de l’intérieur et en empathie, en accompagnant ses personnages, recueillant leurs confidences, en étant proche d’eux, plutôt que d’adopter une posture de voyeur ou d’observateur indifférent, je suis persuadé que le cinéma documentaire a une force et une raison d’être. Le documentaire indépendant doit s’éloigner du reportage afin de poser un autre regard sur le monde et sa complexité."

À Genève, "Trading Paradise" sera présenté par l'ONG Swissaid dans le cadre du Festival du Film Vert - FFV, ce jeudi 9 mars, à la Salle Communale des Délices du Grand-Saconnex et le 16 mars en ville de Genève, au cinéma Scala, en collaboration avec le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains – FIFDH 2017.

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* Voir sur ce blog la note du 4 mai 2010. **Voir la note du 5 mars 2015

Le dossier de presse du film peut être consulté à cette adresse :

https://www.swissaid.ch/sites/default/files/TP_Presskit_FR-3.pdf

Illustration : l'affiche du film. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

La bande de lancement du film :

 PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 115, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

05/06/2015

Trafic d'or dans la TI Yanomami : un réseau démantelé

Le matin  du 7 mai, la Police fédérale et l'Institut Brésilien du Milieu Ambiant – IBAMA ont réalisé une importante opération appelée "Warari Koxi" (esprit de porc en yanomami) pour mettre un terme aux agissements d'une organisation criminelle d'extraction illégale d'or et de diamants sur la Terre Indigène Yanomami (TI-Y) avec, à la clé, du blanchiment d'argent.

Outre les dégâts considérables causés à l'environnement, notamment par l'usage de mercure et autres métaux lourds, les préjudices sont estimés à 17 millions de réais par mois (environ 5,4 millions de US$) pour un total portant sur un milliard de réais (environ 316,5 millions de US$) pendant ces deux dernières années 2013 et 2014.

L'opération a été conduite par près de 150 policiers fédéraux agissant simultanément dans plusieurs États du pays : Roraima, Amazonas, Rondônia, Pará et São Paulo.

L'organisation était composée d'entrepreneurs, de fonctionnaires publics, d'une institution financière spécialisée dans la distribution de titres et valeurs mobilières, de propriétaires de "garimpos" (de lieux d'extraction d'or ou de diamants), de commerces de vente et d'achat d'or, de bijoutiers-joailliers et même de pilotes d'avions. Pour l'extraction de l'or, elle agissait dans la région de Boqueirão et Uraricoera, dans la TI-Y, à l'extrême nord de l'État de Roraima. La police estime que se sont environ 160 kg d'or qui, mensuellement, ont été retirés illégalement de ces zones.

L'enquête de la police porte sur plusieurs chefs d'accusation : association criminelle, extraction illégale de ressources naturelles, usage de mercure, usurpation du patrimoine de l'Union, recel de biens provenant de crimes, corruption massive, violation du secret de fonction, contrebande, blanchiment d'argent et opérations financières non autorisées par la Banque centrale.

Selon "Amazônia Real", au cours de la première semaine de l'intervention, une centaine de garimpeiros ont été évacués, 30 barges ont été saisies et 20 campements détruits qui, chacun pouvait accueillir une trentaine de garimpeiros. L'agence a questionné l'un des agents de la Fondation Nationale de l'Indien – FUNAI mis en cause par la police. C'est un fonctionnaire connu pour son action contre l'orpaillage illégal dans la TI-Y. Il dit être victime d'une dénonciation par ceux auxquels il a causé un préjudice…

Depuis plusieurs années des opérations* de police sont réalisées pour mettre un terme à l'orpaillage illégal dans la TI-Y. Mais, à peine évacués, les "garimpeiros" retournaient sur les lieux d'orpaillage sans que les réseaux qui les engagent ne soient inquiétés. Maintes fois les Yanomami ont regretté cet état de fait. Le leader Yanomami, Davi Kopenawa, est menacé de mort pour son opposition à l'orpaillage illégal.

Il sera intéressant de suivre l'enquête et d'en connaître les conclusions. Jusqu'où l'or sale a-t-il été écoulé ? Rappelons ici que la Suisse achète de l'or au Brésil.

* Voir sur ce blog, les notes du 10 janvier 2015, 29 août et 28 mars 2014, et des 2 et 30 mars 2012.

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PS 1 : La note du 28 mai dernier, publiée sur ce blog, signale que le film "Dirty Gold War" (La guerre de l'or sale) de Daniel Schweizer qui traite des impacts de l'extraction de l'or passe sur les écrans romands. Une séquence du film traite de l'orpaillage illégal chez les Yanomami.

PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- L'essentiel de cette note a été publiée dans "AYA Info" No 103, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

28/05/2015

Le film "Dirty Gold War" est présenté en salle

Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, Dirty Gold War, guerre de l'or sale, FIFDH, Scala, Peru, Pérou, Madre de Dios, Yanacocha, Suisse, Dirty Paradise, Guyane, Genève, Aldo Bearzatto, Daily Movies,Rita production, Lausanne, Vevey, La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel, Fribourg, Sion"La guerre de l'or sale", c'est le titre que Daniel Schweizer a donné au film qu'il présentera le 3 juin prochain au cinéma "Scala"*. Il l'a déjà présenté, en première mondiale, le 7 mars dernier à Genève, à l'occasion du Festival du film et forum International sur les Droits Humains – FIFDH. Dans le dossier de presse du film, l'auteur explique ainsi les raisons pour lesquelles il a réalisé ce film : "Convoité et recherché, évoquant le glamour, la pureté et l’opulence, il [l'or] dissimule toutefois une part sombre où des dimensions humaines et écologiques sont dangereusement menacées. C’est ce scandale de l’or sale que je veux faire voir au travers de ce documentaire, car la majorité des gens semblent aujourd’hui l’ignorer. J’ai envie de rompre le silence et de faire mon travail de cinéaste, c’est-à-dire regarder là où l’on ne regarde pas, être présent là où on ne peut plus l’être et mettre sur le devant de la scène cette réalité peu médiatisées. En outre, le fait que je vive en Suisse, une des plaques tournantes du marché de l’or, a contribué d’autant plus à nourrir ma détermination à réaliser ce film.

Il signale des initiatives porteuses d'espoir : "En Amérique du Sud, au Brésil et au Pérou, les projets miniers menacent les populations locales. Le pire est en train de se passer à Madre De Dios ou à Yanacocha, tandis que dans d’autres régions des productions labellisées « green gold » ou « commerce équitable » tentent de se mettre en place. C’est au fond, là, une petite révolution qui est en marche, souvent modeste, mais qui révèle que d’autres pistes, viables, peuvent être empruntées. Un or « vert » ou « propre » serait donc généralisable pour demain ?"

En mars, lors de la présentation du film destinée au public de collégiens et d'apprentis, ces derniers ont particulièrement questionné Daniel Schweizer sur les possibilités d'action en Suisse : Que pouvons nous faire ? Le cinéaste a rappelé comment, pour beaucoup d'autres produits, les consommateurs demandent aux distributeurs de les informer sur la provenance et le mode de production des biens mis en vente. Mais c'est, selon lui, une question trop rarement posée à ceux qui sont actifs dans le commerce de l'or. Revendiquer et appliquer la traçabilité permettraient aux consommateurs de pouvoir choisir un produit propre.

Notre pays doit s'interroger sur l'origine de ses importations d'or et prendre des mesures pour éviter que le métal précieux, stocké sous forme de lingots, ou commercialisé sous forme de montres et de bijoux, ne soit pas d'origine douteuse. Ce serait-là notre contribution et notre soutien aux organisations indigènes, indigénistes et écologistes qui refusent de baisser les bras devant les réseaux souvent puissants et illégaux.

Ce n'est pas la première fois que Daniel Schweizer aborde le problème de l'or sale. Son film** "Dirty Paradise" dont le cadre se situe en Guyane française abordait le même sujet. Ce documentaire avait également été présenté au FIFDH en 2010. Il avait reçu le Grand Prix de l'État de Genève.

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* Cinéma Scala, 23 rue des Eaux-Vives, 1207 Genève, le 3 juin à 20h. Lors de la présentation, outre le réalisateur, il est prévu une intervention de Jean-Luc Pittet, Secrétaire général de Terre des Hommes Suisse/Genève, une ONG qui soutient des projets au en Amazonie péruvienne et brésilienne. Le film produit par "RITA Production" devrait rester à l'affiche deux semaines.

** Voir sur ce blog la note du 4 mai 2010

Pour visionner la bande annonce de "Dirty Gold War", cliquer > ICI  / Voir également l'interview du réalisateur par Aldo Bearzatto, publiée en mars 2015 sur le site de "Daily Movies" .

En Suisse romande, les séances spéciales de présentation auront lieu selon le programme suivant :

Lausanne – Pathé Les Galeries – jeudi 4 juin 2015 à 19h00

Vevey – Cinéma Rex 4 ou Astor – vendredi 5 juin 2015 à 18h45

La Chaux-de-Fonds – Cinéma Scala – samedi 6 juin 2015 à 18h00

Neuchâtel – Cinéma Bio – samedi 6 juin 2015 à 20h00

Fribourg – Cinéma Rex – dimanche 7 juin 2015 à 11h00

Sion – Cinéma – lundi 8 juin 2015 à 18h00

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PS 1 : En lien avec le sujet, voir sur ce blog, les notes des 5 mars 2015, 17 décembre 2014, 28 mars 2014 et 30 décembre 2013

PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- L'essentiel de cette note a été publiée dans "AYA Info" No 101, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

05/03/2015

À voir : Dirty Gold War

"La guerre de l'or sale", c'est le titre que Daniel Schweizer a donné au film qu'il présentera*, le 7 mars, en première mondiale, à l'occasion du Festival du film et forum International sur les Droits Humains – FIFDH qui se déroule à Genève du 27 février au 8 mars.

Il s'agit d'un documentaire sur la filière de l'or, de son exploitation en Amérique du sud, son lot de miséreux, les dégâts causés à la santé des populations indigènes et à l'environnement, jusqu'aux vitrines des commerces de luxe en Europe. Il évoque le combat des organisations indigènes, indigénistes et écologistes qui refusent de baisser les bras devant les réseaux souvent puissants et illégaux.

Ce n'est pas la première fois que Daniel Schweizer aborde le problème de l'or sale. Son film** "Dirty Paradise" dont le cadre se situe en Guyane française abordait le même sujet. Ce documentaire avait également été présenté au FIFDH en 2010. Il avait reçu le Grand Prix de l'État de Genève. La pollution par le mercure de la population amérindienne de Guyane continue. Comme elle continue dans bien d'autres régions. C'est l'Amazonie, d'Est en Ouest qui est touchée…

Notre pays doit s'interroger sur l'origine de ses importations d'or et prendre des mesures pour éviter que le métal précieux commercialisé sous forme de montres et de bijoux ne soit d'origine douteuse.

Le problème de l'orpaillage illégal a maintes fois été évoqué sur ce blog…

Daniel Schweizer rappelle notre responsabilité !

* Samedi 7 mars à 20h30 – Salle du Théâtre Pitoëff, 52 rue de Carouge, 1205 Genève

** Voir sur ce blog la note du 4 mai 2010

Pour voir la bande annonce de "Dirty Gold War", cliquer > ICI

30/12/2013

François Hollande, le Brésil, la Guyane et l'orpaillage illégal

Resté quasiment cinq ans dans les tiroirs et devant les Commissions du parlement brésilien, l'accord, signé en décembre 2008, pour renforcer la coopération entre la France et le Brésil afin de prévenir et réprimer l'orpaillage illégal en Guyane a été approuvé par la Chambre des députés le 12 décembre dernier. Le président français était alors en visite officielle au Brésil. Le parlement français l'avait adopté en juillet 2011 déjà. Cet accord, voulu par les deux présidents Lula et Sarkozy en février 2008, concerne les zones protégées ou d'intérêt patrimonial. Il s'applique dans une bande de 150 km de part et d'autre de la frontière. Il énumère une série de mesures à mettre en œuvre dans différents domaines. Par exemple, parmi les mesures pénales, il est prévu la confiscation des produits des infractions, mais aussi la confiscation et la destruction des biens et matériels utilisés pour commettre les infractions. Il devra encore être mis en œuvre. La France aura-t-elle plus de poids pour le faire appliquer maintenant que Brésil a choisi le Gripen suédois, au détriment du Rafale français, pour renouveler sa chasse aérienne ?

Les forces de l'ordre ont également à contrôler la frontière avec le Suriname, pays avec lequel la France a un accord de coopération transfrontalière en matière policière, mais le président français souhaite un accord semblable à celui signé avec le Brésil.

Le 6 décembre, peu avant l'arrivée F. Hollande en Guyane, la Préfecture de région avait fait le point sur l'orpaillage illégal. Elle a fait état d'une aggravation de la situation. Après un net recul en 2008 – 2009, tous les indicateurs sont en hausse sensible. En 2009, il avait été relevé 535 chantiers actifs, il y en avait 771 en 2013.

La société civile guyanaise s'inquiète. Un collectif – Les Hurleurs de Guyane – composé d'une quarantaine d'associations a appelé à manifester le 13 décembre pour attirer l'attention de F. Hollande sur la gravité de la situation décrite dans un intéressant document d'une trentaine de pages. Ils y affirment que la production illégale de l'or est entre 3 et 20 fois la production d'or déclarée, comprise elle, entre 1 et 2 tonnes par an. Ce texte a été remis aux conseillers du président.

Les 13 et 14 décembre, dans plusieurs de ses discours, le président de la république a évoqué le problème de l'orpaillage illégal : "Nous irons jusqu'au bout de ce combat" a-t-il annoncé à sa descente d'avion.  Il a rappelé la mort de trois militaires et les graves blessures dont ont été victimes deux légionnaires dans les opérations de lutte contre l'orpaillage illégal. Devant les élus, puis devant les acteurs économiques de Guyane, il a repris une proposition qui lui a été faite de créer un opérateur public qui, "dans le respect de l'environnement, permettrait une exploitation de l'or guyanais au bénéfice de la seule Guyane".

Un contact avec les organisations amérindiennes de Guyane n'était pas prévu au programme de la visite. Et, apparemment, celles-ci ne se sont pas manifestées. Cependant, à l'occasion de ce voyage, Raymond Depardon, photographe et cinéaste; Michel Adam, anthropologue et professeur; ainsi que Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International – France, ont signé une "Tribune" dans le quotidien "Le Monde" du 12 décembre : … "Si François Hollande aspire à faire de la France "la nation de l'excellence environnementale", il est temps qu'il reconnaisse les droits fondamentaux des peuples indigènes de la République, les meilleurs gardiens de la biodiversité, et qu'il envisage sérieusement la signature de la convention 169 de l'OIT". En Guyane ce sont certainement les populations amérindiennes qui souffrent le plus de l'orpaillage illégal comme l'a bien montré le film "Dirty Paradise" de Daniel Schweizer*.

Enfin, le Brésil n'ayant pas encore terminé les travaux d'accès au pont sur l'Oyapock et permettant une liaison routière avec la Guyane, l'inauguration n'a pas été programmée pour cette visite… La construction du pont avait été annoncée en février 2008. L'inauguration était souhaitée pour 2010.

* Le film a été présenté en mars 2010 au Festival du Film et Forum sur les droits humains –FIFDH de Genève où il a reçu le Grand Prix de l'État de Genève – voir AYA Info No 48

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À tous les lecteurs de ces notes, amis ou inconnus, réguliers ou occasionnels, je souhaite une année 2014 de "Bien vivre" et de progrès vers une "Terre sans mal", selon des expressions utilisées par les peuples indigènes.

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PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Cette note a été publiée dans AYA Info (No 89), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2