erwin kräutler

  • Davi Kopenawa « Prix Nobel alternatif »

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Stockholm, Davi Kopenawa, Rigth Livelihood Foundation, Prix Nobel alternatif, Yanomami, La Chute du Ciel, Erwin Kräutler, Chico Whitaker Ferreira, Leonardo Boff, Commission Pastorale de la Terre, Comissão Pastoral da Terra, MST, Xingu, Movimento dos trabalhadores rurais Sem Terra, José Lutzenberger, Maison de la Paix, Genève, Cité de Calvin, Daniel Schweizer, Indiens d’Amazonie en sursis, Festival et Film International de Défense des Droits Humains, FIFDH, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Association Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie, AYA, rio Marauiá, Service et Coopération avec le peuple Yanomami, Serviço e Cooperação com o Povo Yanomami, SECOYA, Ville de Genève, Délégation Genève Ville Solidaire, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Canton de Genève, Aminatou Haidar, Sahara occidental, Greta Thunberg, Guo Jianmei, La chute du ciel, Bruce Albert, Editions Plon, Terre humaine, A queda do céu, The Falling Sky, Editora Companhia Das Letras, Harvard University PressCe 4 décembre à Stockholm, Davi Kopenawa, leader et chaman yanomami a été l’un des récipiendaires* du « Prix Nobel alternatif » délivré par la Rigth Livelihood Foundation. Une distinction qui arrive au moment où la Terre Indigène Yanomami – TI Y est envahie par des milliers d’orpailleurs illégaux qui polluent les sols et les rivières.

    Davi a mené de nombreux combats en faveur de son peuple. L’un des plus singuliers a été son action en faveur du retour en terre yanomami d’échantillons de sang prélevés sur les Yanomami dans les années 60 par des chercheurs américains. Les premiers échantillons de retour des USA ont été mis en terre au cours d’une cérémonie funèbre au début d’avril 2015. Son activité lui a valu d’être parfois menacé de mort comme en 2014. Il a retracé son parcours de vie et une partie de l’histoire de son peuple dans un ouvrage, « La chute du cie» coécrit avec l’anthropologue Bruce Albert en 2010**.

    Avant lui, d’autres brésiliens et organisations de la société civile du Brésil ont reçu la même distinction : Erwin Kräutler, évêque émérite du Xingu en 2010; Chico Whitaker Ferreira, militant altermondialiste en 2006; Leonardo Boff, un des pères de la théologie de la libération en 2001; la Commission Pastorale de la Terre – CPT et le Mouvement des travailleurs ruraux Sans Terre – MST en 1991 et José Lutzenberger, agronome et écologiste en 1988.

    Avant de se rendre à Stokholm, Davi était à Genève où il est intervenu lors d’une manifestation qui a eu lieu le 28 novembre à la Maison de la Paix. En mars 2012, il était déjà dans la Cité de Calvin lors de la présentation du film de Daniel Schweizer « Indiens d’Amazonie en sursis » projeté dans le cadre du Festival et Film International de Défense des Droits Humains – FIFDH. Sept ans plus tard la situation des indigènes brésiliens s’est gravement dégradée. La distinction remise à Davi Kopenawa est une occasion de la rappeler.

    Toujours à Genève, le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI et l’Association Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie - AYA apportent un appui aux Yanomami du rio Marauiá par l’intermédiaire du Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA dont le siège est à Manaus. Les deux ONG reçoivent le soutien de plusieurs collectivités publiques genevoises. Une modeste solidarité qui a le mérite d’exister !

                                                                                  ***

    *Les autres récipiendaires 2019 sont trois femmes : Aminatou Haidar, militante indépendantiste du Sahara occidental, Greta Thunberg, la jeune militante pour le changement climatique et Guo Jianmei, avocate chinoise qui milite pour les droits des femmes.

    **Traduit en anglais en 2013 sous le titre « The Falling Sky » aux éditions Harvard University Press, et en portugais en 2015 sous le titre « A queda do céu » aux Editions Companhia Das Letras. Une chronologie sélective de la vie de Davi est publiée en français sur le site de Survival International.

    Photo : Davi Kopenawa / © Fernando Frazão / Agência Brasil. Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 130, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Le cacique Babau empêché de rencontrer le pape François

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    Selon une information de source vaticane, le pape François a demandé à l'évêque de collaborer à la rédaction d'une encyclique sur l'écologie.

    Le 17 avril, le CIMI a annoncé l'interdiction faite au leader Tupinambá, Rosivaldo Ferreira da Silva, connu sous le nom de Cacique Babau**, de quitter le pays alors qu'il avait reçu son passeport pour se rendre à Rome. Il était invité par la Conférence des Evêques du Brésil – CNBB à assister à une cérémonie liée à la récente canonisation - le 3 avril dernier - du Père José de Anchieta, un jésuite qui a vécu au Brésil au 16e siècle. Il était prévu que le cacique rencontre le Pape François et lui remette un document sur la question indigène au Brésil. Le 24 avril, après une audience publique à la Chambre des députés, le Cacique s'est présenté à la police fédérale. Une campagne a été lancée pour demander sa libération. Le 29 avril, le juge Sebastião Alves dos Reis, du Tribunal Supérieur de Justice a décidé sa mise en liberté. Mais son rendez-vous avec le pape François n'a pas eu lieu…

    Le Cacique Babau est présenté comme l'un des défenseurs des droits humains dans une brochure "Dix visages de la lutte pour les droits humains au Brésil" éditée en décembre 2012 par l'ONU au Brésil, en partenariat avec diverses entités, parmi lesquelles le Secrétariat des Droits humains de la Présidence de la république. Un document consacré à la protection de ces défenseurs.

    Le territoire des Tupinambá est situé dans le sud de l'État de la Bahia. Depuis le début de l'année, la tension est forte entre indigènes, qui réclament la démarcation de leur terre, et les fazendeiros. Le gouverneur de l'État de Bahia a demandé la présence de l'armée pour assurer le maintien de l'ordre.

    Les ancêtres des Tupinambá peuplaient la bande côtière de la région de Porto Seguro quand le Portugais Pedro Álvares Cabral a accosté au Brésil le 22 avril 1500.

    L'équipe suisse de football a choisi la localité de Porto Seguro pour y établir son camp de base pendant le Mondial. La "Nati" est donc dans l'un des hauts lieux de l'histoire brésilienne. Une histoire pas encore vraiment pacifiée…

    ***

    * Voir sur ce blog la note du 27 août 2013 et ** la note du 8 avril 2014.

    Photos (Cliquer sur la vignette pour l'agrandir),

    En haut : ©Antono Cruz – Agência Brasil / Le Cacique Babau, le 24 avril 2014, lors de son audition devant la Commission des droits humains de la Chambre des députés.

    Ci-dessous : © CIMI - Le pape François, Dom Erwin Kräutler et Paulo Suess

     

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    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

    - Cette note est une version actualisée de la "brève" publiée dans AYA Info No 92, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2