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  • En Amazonie péruvienne : les nouvelles technologies au service des droits des indigènes

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Pérou, Perú, Loreto, Iquitos, état d’urgence, Surveillance écologique indigène, Feconat, Fecohrsa, Shinai, Wampi, Pastaza, Corrientes, Aurélien Stoll, MCI, Mouvement pour la Coopération Internationale, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Nouvelle Planète, Smartphone, HES, Genève, Lullier, HEPIAAu Pérou, comme dans d’autres parties de l’Amazonie, l’exploitation des ressources minières (pétrole, or, nickel et autres) exerce une forte pression sur les territoires occupés par les peuples indigènes. Une exploitation souvent réalisée au mépris de leurs droits et de leur environnement. Une véritable mise en danger de leur existence. Plusieurs de ces peuples ont décidé de résister.

    Ainsi, dans la région de Loreto, la situation a été particulièrement grave en 2013. Le gouvernement a dû déclarer l’état d’urgence* en raison de la pollution des eaux et des sols causée, notamment, par les fuites ou ruptures d’oléoducs. En mars 2015, suite à la pression qu’elles ont exercées sur le gouvernement, les organisations indigènes ont obtenu un accord avec celui-ci pour préserver leur cadre de vie.

    Ce résultat trouve son origine dans des programmes de « Surveillance écologique » mis en place depuis 2006 par les organisations indigènes. Une action qui s’exerce au moyen des nouvelles technologies de l’information : smartphones et leurs applications digitales (GPS, vidéo, photo, base de données, etc.). Des jeunes « moniteurs » indigènes, désignés par leurs communautés, sont formés et équipés avant de se rendre sur le terrain pour documenter les incidents. Leur travail permet ensuite aux organisations de constituer des dossiers solidement étayés au moyen desquels elles pourront alerter les autorités et demander la mise en œuvre de réparations.

    Le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI (une ONG genevoise) vient de mettre en ligne, sur son site Internet, un document d’une trentaine de pages consacré aux « Enjeux et partage de d’expériences avec des Fédérations indigènes d’Amazonie péruvienne ». Ce rapport, en français et téléchargeable librement, présente le contexte dans lequel se situe cette action (souvent des zones isolées et difficiles d’accès), son fonctionnement et son utilisation pour la défense des droits légaux des peuples indigènes. Le maintien de cette vigilance est toujours nécessaire. Les projets portés par le MCI se poursuivent, tant avec la FECONAT qu’avec FECOHRSA.

    L’auteur du document est Aurélien Stoll. Un horticulteur diplômé, aussi ingénieur en gestion de la nature de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève / Lullier. En 2007 – 2010, il a été « Coordinateur de projet » pour l’ONG Shinai à Iquitos (Pérou). Aurélien est l’un des principaux responsables du MCI depuis 2011. Depuis cette année-là, à travers le MCI et les deux fédération indigènes, il assure l’accompagnement technique de ces deux projets qui reçoivent un soutien financier de « Nouvelle Planète » et de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC.

                                                                                 ***

    *La situation de cette partie de l’Amazonie a déjà été évoquée sur ce blog : Voir les notes du 20 janvier et 15 juin 2012, du 10 mai 2013 et du 24 avril 2015.

    Photo © Feconat : un moniteur de la région du bassin du rio Tigre documentant les impacts de l’industrie pétrolière. Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 127, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

     

  • 13 avril : Lancy fête la solidarité internationale

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Lancy, Fête, Solidarité internationale, Espace Palettes, hôpital, Albert Schweitzer, Lambaréné, Gabon, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Déclaration de Berne, DB, Rio de Janeiro, 1992, Aalborg, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Mapuche, Argentine, Appui aux Yanomami d’Amazonie, AYA, Service et Coopération avec le peuple Yanomami, SECOYA, Serviço e Cooperação com o povo Yanomami, Manaus, Le jour se lève, Peuples premiers, povos indígenas, peuples indigènes Samedi prochain, 13 avril, et pour la première fois, Lancy va fêter la solidarité internationale à l’Espace Palettes*. En 2019, le montant alloué par la commune à la solidarité internationale en 2019 est de 820'000 CHF, y compris 20'000 CHF pour l’aide d’urgence. C’est le soutien accordé à plus de soixante projets dans une cinquantaine de pays. Les associations bénéficiaires y présenteront leurs actions sur le terrain.

    Lancy a une longue tradition de solidarité avec les pays du sud. En 1960 déjà, la commune a commencé à soutenir l’hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné au Gabon, cela à hauteur de 5'000 CHF. Dans l’inventaire de l’aide apportée par les communes genevoises - dressé par la Fédération Genevoise de Coopération - FGC en 1985 - Lancy annonce un budget de 298'500 pour cette année-là. Trente ans plus tard, en 2015, elle consacre 760'000 CHF à la solidarité internationale. Des montants proches des 0,7% du budget annuel de fonctionnement de la municipalité.

    Au fil des années, Lancy, comme d’autres collectivités publiques par un geste librement consenti, a rendu collective la solidarité internationale pour lutter conte le mal-développement. En ce qui concerne le montant et la nature des projets soutenus, les autorités communales se sont référées à diverses entités. Dans les années soixante, en répondant à l’appel de la « Déclaration de Berne » de 1968. Plus tard en se référant à la Déclaration finale de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement durable tenue à Rio de Janeiro de 1992. Plus récemment à la Charte (1994), puis l’Engagement (2004) d’Aalborg des Villes européennes pour la durabilité. Elle confirme sa volonté d’octroyer un montant de 0,7% de ses dépenses de fonctionnement annuel en faveur de la solidarité internationale. En 2015, la Ville de Lancy s’est dotée d’une Charte en matière de solidarité internationale. La même année elle a signé une Convention-cadre avec la FGC.

    En ce qui concerne les peuples autochtones en 2018, Lancy, par l’intermédiaire de la FGC, a soutenu un projet du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI en faveur des Mapuche du sud de l’Argentine qui s’organisent pour récupérer leurs terres. En 2017, l’association genevoise « Appui aux Yanomami d’Amazonie -AYA, a reçu une subvention de Lancy en faveur de son partenaire le « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA de Manaus. AYA présentera le film réalisé par la compagnie parisienne « Le jour se lève » sur les 25 ans d’activité de SECOYA. Il est prévu de projeter ce documentaire (23 min). quatre fois dans la journée, à 10h, 11h45, 13h30 et 15h15.

    AYA et le MCI remercient la Ville de Lancy et ses habitants pour l’appui apporté leurs projets dont les destinataires sont des Peuples premiers qui luttent pour conserver leur cadre de vie. Un environnement dont l’utilité est planétaire.

    *73 Av. des Communes-Réunies / 1212 Grand Lancy

    Voir le programme ci-dessous :

    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Lancy, Fête, Solidarité internationale, Espace Palettes, hôpital, Albert Schweitzer, Lambaréné, Gabon, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Déclaration de Berne, DB, Rio de Janeiro, 1992, Aalborg, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Mapuche, Argentine, Appui aux Yanomami d’Amazonie, AYA, Service et Coopération avec le peuple Yanomami, SECOYA, Serviço e Cooperação com o povo Yanomami, Manaus, Le jour se lève, Peuples premiers, povos indígenas, peuples indigènes

    Illustrations : Cliquer sur la vignette pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 126, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Le Peuple Yanomami sur « Léman Bleu »

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    Pendant le mois de février, à diverses reprises, la chaîne de TV genevoise « Léman Bleu » a diffusé un bref reportage dans lequel des Yanomami du Rio Marauiá s’expriment sur le contexte dans lequel ils vivent. Ils sont particulièrement conscients de l’importance de maintenir leur identité culturelle. L’un d’eux compare celle-ci à « La mère [qui] mastique la nourriture dans sa bouche. Elle donne cette bouillie à l’enfant pour qu’il puisse grandir… La langue transmet les noms des arbres, des rivières, des pierres… ».

    Les images ont été rapportées par Aurélien Stoll, le secrétaire du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI. Ce documentaire est le reflet d’un projet porté* par cette ONG genevoise, en collaboration avec le « Service et Coopération avec le Peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus, pour la formation de « Multiplicateurs interculturels ». Le rôle de ceux-ci est de permettre aux communautés yanomami de relever les défis découlant du contact avec la société environnante. Ce programme est soutenu par la Fédération Genevoise de Coopération – FGC qui, pour cette action, a reçu un financement de plusieurs collectivités publiques genevoises.

    Le reportage est diffusé dans le cadre de l’émission « Esprit solidaire » animée, depuis fin août 2018, par la journaliste Priscilia Chacón. Cette série est le fruit d’un partenariat Léman Bleu/FGC, qui a reçu le soutien de la Direction du Développement et de la Coopération (Confédération), de dix-huit communes genevoises, du Canton et de la Ville de Genève. Chaque mois « Esprit solidaire » présente un projet d’une organisation membre de la FGC.

    *Voir sur ce blog la note du 18 décembre 2018.

    Voir l’émission (7’50’’) :

     

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 126, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Autochtones du Brésil : 26 février, une soirée d’information à Genève

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    Le collectif « Grito »*, composé essentiellement de Brésiliennes et de Brésiliens vivant en Suisse, organise une soirée d’information sur la situation des Peuples autochtones de leur pays d’origine.

    Au programme : plusieurs prises de parole, quelques brèves vidéos en provenance du Brésil et, surtout, un contact par vidéo-conférence avec Sônia Guajajara, la coordinatrice de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB. L’Articulation a invité les Peuples et organisations indigènes du pays à manifester le 31 janvier dernier contre les mesures prises**, dès le 1er janvier dernier, par le Gouvernent de Jair Bolsonaro, le nouveau Président de la République.

    Cette soirée aura lieu : Mardi 26 janvier, 18h15 à Uni Mail, 40 Bd du Pont d’Arve, Genève, salle MR070 RDC

    * « Cri » en français / **Voir sur ce blog, les notes des 12 janvier, 30 janvier et 9 février 2019

    Ci-dessous, l'annonce publiée par "Grito". Cliquer sur l'image pour en agrandir la taille.                                                           

    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Jair Bolosnaro, Medida Provisória No 870 de 1º de Janeiro de 2019, Decreto No 9.660 de 1º de Janeiro de 2019, FUNAI, Franklimberg Ribeiro de Freitas, Ministério da Justiça, Ministério da Mulher, da Familia e dos Direitos Humanos, Ministério da Agricultura, Pecuária e Abastecimento, MAPA, Damares Alves, Tereza Cristina, APIB, Grito, Sônia Guajajara, Aline Pachamama, Tania Marino, Uni Mail, Genève, Léman Bleu, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Serviço e Cooperação com Povo Yanomami, SECOYA, Manaus, rio Marauiá, Amazonas, Fédération Genevoise de Coopération, FGC

     PS 1 : Sur la TV locale « Léman Bleu », l’émission « Esprit solidaire » de ce mois de février est consacrée à un projet que le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, en collaboration avec le « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus, développe auprès des Yanomami du Rio Marauiá, dans l’État brésilien d’Amazonas. Un projet soutenu par la Fédération Genevoise de Coopération– FGC.

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

  • Les Yanomami du rio Marauiá construisent leur avenir

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Rio Marauiá, Rio Negro, Amazonas, Tabuleiro, Xapono, Santa Isabel do Rio Negro, SIRN, Manaus, Rio Demini, Agente Indígena de Saúde, AIS, Agente Indígena de Saneamento, AISAN, Yanomami, Plano de Gestão Territorial e Ambiental, PGTA, Política Nacional de Gestão Territorial e Ambiental de Terras Indígenas, PNGATI, Terra Indígena Yanomami, TI-Y, Kurikama, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Serviço e Cooperação com o povo Yanomami, SECOYA, Terre des Hommes Suisse, Canton de Genève, Ville de Genève, Ville de Carouge, Direction du Développement et de la Coopération, DDC, Confédération helvétique, Suisse, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Vandoeuvres, AYA, pirogueDifficile de trouver Tabuleiro sur la carte*. C’est un Xapono** (un village) yanomami, en pleine forêt amazonienne, sur la rive du rio Marauiá, un affluent du rio Negro, dans la commune brésilienne de Santa Isabel do Rio Negro - SIRN. C’est là qu’a eu lieu, du 29 octobre au 4 novembre, un cours auquel ont participé quarante-quatre « Multiplicateurs interculturels » venus de dix-sept xapono. Trois d’entre eux venaient du rio Demini, un autre affluent du rio Negro. Dans leurs communautés, les participants sont des leaders, hommes ou femmes, professeurs des écoles indigènes, Agents Indigènes de Santé (AIS) ou Agents Indigènes de l’Assainissement (AISAN).

    Le rôle des « Multiplicateurs interculturels » est double. D’une part, ils représentent leurs communautés dans diverses instances officielles comme le « Conseil de District de Santé Indigène - DSEI». Ou, encore, dans les réunions de préparation du « Plan de Gestion Territorial et Environnemental – PGTA » en cours d’élaboration pour l’ensemble de la Terre Indigène Yanomami (TI-Y). Il s’agit d’un document, par lequel les Yanomami définissent la manière dont ils entendent conduire leur avenir et gérer leur territoire. Cela, maintenant, dans un contexte politique inquiétant. D’autre part, ils doivent restituer à leurs mandants les décisions prises dans ces structures. Ils ont besoin d’une double connaissance : celle de la culture Yanomami et celle du cadre culturel, social, économique et législatif plus large dans lequel ils vivent. Une société environnante qui a un impact sur leur quotidien, par exemple l’usage du téléphone portable, etc. Leur qualification donne plus de poids et plus d’autonomie à leur association, la Kurikama.***  Ces réunions sont également l’occasion d’aborder les problèmes liés aux relations entre les xapono : les territoires de chasse, les conséquences de la sédentarisation, etc...

    Le cours a été animé par Samuel Kohito Yanomami, le Coordinateur de la Kurikama et par Silvio Cavuscens, le secrétaire du « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus. C’était le troisième module d’un projet porté par Terre des Hommes Suisse et le Mouvement pour la Coopération Internationale - MCI. Ce dernier est appuyé financièrement par plusieurs collectivités publiques (Canton et Ville de Genève, Ville de Carouge et la Direction du Développement et de la Coopération de la Confédération), cela par l’intermédiaire de la Fédération Genevoise de Coopération - FGC. Le MCI remercie chaleureusement ces entités.

    C’est la première fois qu’un membre du MCI – Aurélien Stoll – a eu la possibilité de participer à un tel événement. Outre le contenu du cours et la participation très active des leaders, il a particulièrement relevé les problèmes de logistique à résoudre - et qui ont un coût - pour organiser ce type de rencontre dans un tel lieu. Une petite partie de la nourriture est trouvée sur place (par des chasseurs), mais l’essentiel et le matériel nécessaire doivent être apportés par bateau de Manaus, ville située à près de 780 km en aval de SIRN, (souvent 3 jours de navigation). Puis, tout transborder sur une ou des pirogues**** pour remonter le cours du rio Marauiá. Pour rejoindre Tabuleiro (à une cinquantaine de km en amont), il faut compter, selon la saison et la puissance du moteur, environ 5 à 6 heures de navigation. "Détail" non négligeable : il y a quatre « cachoeiras » (rapides) à franchir. Pour chaque franchissement, il faut décharger le matériel et le carburant pour le retour, faire passer – parfois porter - les embarcations avant de les recharger en amont… La coopération peut recouvrir des réalités singulières !

                                                                                ***

    *Géolocalisation : 0°15’23.0 N, 65°02’52.0’’ W / **Prononcer « Chapono » / *** Fondée en octobre 2013 / **** Dont une offerte en 2013 par la commune de Vandoeuvres (GE) par l’intermédiaire de l’association AYA - Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie.

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    Photos © Aurélien Stoll : Cliquer sur l’image pour agrandir la taille.

    En haut à gauche, Samuel Kohito Yanomami anime le cours.

    Ci-dessus, le passage d’une « cachoeira ».

    PS 1 : Note rédigée avec le concours d’Aurélien Stoll.

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 124, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Ville de Genève : NON à la réduction du crédit pour la coopération internationale

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    Ville de Genève, votation, 4 mars 2018, Solidarité internationale, Conseil municipal, 28 avril 2017, 24 septembre 2017, 4 mars 2018, Convention de Minamata, Suisse, Genève, Délégation Genève Ville solidaire, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Organisation Indigène d'Antioquia, Organización Indígena de Antioquia, OIA, Colombie, Colombia, Antioquia, Medellín, Embera, Madre Tierra, Mère Terre, Universidad de AntioquiaC'est depuis 1967 - voilà cinquante ans - que la Ville de Genève inscrit régulièrement à son budget un montant pour la solidarité internationale. Un jubilé malheureusement célébré par une coupe de 340'000 CHF sur ce poste, décidée le 28 avril 2017 par la majorité du Conseil municipal. On connaît la suite : l'aboutissement d'un référendum, une votation prévue le 24 septembre 2017 (1), annulée et reportée à ce prochain 4 mars.

    Genève est connue dans le monde entier, notamment en raison du nombre d'organisations internationales qui y ont leur siège. C'est un secteur économique à part entière. En 2016 (2), plus de 29'000 emplois; près de 6 milliards de CHF de dépenses dont la moitié en Suisse. Plus de 2'800 réunions auxquelles ont participé près de 220'000 délégués et experts. Récemment, en septembre 2017, Genève a encore accueilli le Secrétariat de la Convention de Minamata sur le Mercure. Ce secteur public international est profitable à Genève. Une toile de fond à rappeler aux citoyens appelés à se prononcer le 4 mars.

    À rappeler également la pratique genevoise en matière de solidarité internationale. Les collectivités publiques soutiennent des projets d'ONG locales dans lesquelles s'engagent de nombreux bénévoles. Il est facile pour le citoyen lambda d'accéder aux sites de ces organisations pour connaître l'usage qui est fait des deniers publics. Dans son "Rapport 2016", la "Délégation Genève Ville Solidaire" détaille les projets qu'elle a soutenus (3). Par exemple, elle a accordé une subvention, via la Fédération Genevoise de Coopération – FGC à un projet soutenu par le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI en faveur d'un programme de l'Organisation Indigène d'Antioquia – OIA en Colombie (4). Il s'agit d'inclure l'éducation des jeunes et des adultes indigènes dans un système bilingue particulier (embera et castillan), géré et administré par l'OIA et progressivement financé par le gouvernement colombien. Pour atteindre cet objectif, il faut standardiser la langue embera, produire des documents dans cette langue, former les enseignants et développer des relations avec l'administration de l'enseignement public de la province. En 2016, ce sont 32 ateliers de formation qui ont été organisés dans les différentes zones du projet, touchant 40 professeurs et 635 étudiants, jeunes et adultes. L'OIA a travaillé avec la Faculté d'éducation de l'Université d'Antioqia pour élaborer une pédagogie spécifique dite de la "Madre Tierra" (la Mère Terre) avec une licence propre reconnue par le Ministère colombien de l'Éducation. La formation dispensée correspond à la culture du peuple Embera qui entend défendre la Mère Terre. À souligner que ces activités se déroulent dans une zone où la violence est malheureusement encore très présente. La contribution de la Ville de Genève s'est élevée à 61'000 CHF en 2016 et 2017. Au début de ce mois de février, le secrétaire du MCI était à Medellín (voir photo) où il a rencontré les responsables de l'OIA. Les visites sur le terrain font partie du suivi indispensable à la bonne réalisation d'un programme.

    Dans le village global qu'est notre Planète, c'est avec notre voisin que nous échangeons des gestes de solidarité. Ces peuples indigènes sont les meilleurs protecteurs de la nature. Avec un tel projet, nous, Genevois, contribuons modestement à ce qu'ils gardent leur culture et leur cadre de vie. Un environnement qui est aussi le nôtre.

    Réduire les crédits destinés à la solidarité internationale, c'est réduire l'appui à des initiatives comme celle mise en œuvre par l'OIA. Le MCI, comme la FGC appelle à voter "Non" à la réduction des crédits pour la coopération internationale !

                                                                                        ***

    (1) Voir sur ce blog la note du 17 septembre 2017.

    (2) Office cantonal de la statistique / Informations statistiques No 21 – Septembre 2017.Site : https://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2017/informations_statistiques/autres_themes/is_oi_21_2017.pdf

    (3) https://omnibook.com/collections/vdg/#view/dgvs

    (4) MCI, site : http://www.mcifgc.ch/mci/?page_id=12947

    Photo ci-dessous : © OIA : le 2 février 2018 au siège de l'OIA à Medellín. De gauche à droite, Milton Santacruz, le coordinateur du projet "Education jeunes et adultes" de l'OIA; Aurélien Stoll, le secrétaire du MCI; Gustavo Velez, l'un des dirigeants de l'OIA et Guzman Caisano, directeur du programme "Culture et éducation" de l'OIA.

     

    Ville de Genève, votation, 4 mars 2018, Solidarité internationale, Conseil municipal, 28 avril 2017, 24 septembre 2017, 4 mars 2018, Convention de Minamata, Suisse, Genève, Délégation Genève Ville solidaire, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Organisation Indigène d'Antioquia, Organización Indígena de Antioquia, OIA, Colombie, Colombia, Antioquia, Medellín, Embera, Madre Tierra, Mère Terre, Universidad de Antioquia

  • Quatre communes genevoises solidaires des Yanomami

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    Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, AYA, Ville de Genève, SECOYA, Manaus, Santa Isabel do Rio Negro, Rio Marauiá, Délégation Genève Ville Solidaire, Bernex, Lancy, Onex, Plan-les-Ouates, Fédération Genevoise de CoopérationAu mois de juin, sur ce blog*, une note annonçait que la Ville de Genève apportait son appui à un projet de "Promotion de la santé par les agents multiplicateurs Yanomami". Une action mise en œuvre par le Service et Coopération avec le Peuple Yanomami – Secoya de Manaus, le partenaire amazonien de l'association genevoise "Appui aux Indiens Yanomami - AYA". Il s'agit essentiellement, mais pas seulement, de réduire de manière pérenne la dénutrition susceptible de toucher 350 enfants dans les villages Yanomami établis le long du Rio Marauiá dans la municipalité de Santa Isabel do Rio Negro dans l'État d'Amazonas. Selon la règle que la Ville s'est donnée, sa contribution ne couvre pas la totalité du budget. AYA a recherché d'autres appuis auprès de plusieurs communes genevoises. Les communes de Bernex, de Lancy et d'Onex ont répondu favorablement.

    C'est la deuxième fois que la Ville d'Onex apporte son soutien à un projet de cette association. En décembre 2007 elle avait financé la construction de deux postes de santé dans la Terre Indigène Yanomami.

    De son côté, la commune de Plan-les-Ouates a décidé de financer partiellement un projet de "Renforcement des capacités des Yanomami et de la Secoya dans la lutte contre la dénutrition infantile". Cette commune a déjà soutenu en 2014 – 2015 une première phase du projet de la Secoya de promotion de la santé maintenant appuyé par la Ville de Genève et les trois autres communes dont il est question ci-dessus.

    Aucune loi n'oblige les communes genevoises à consacrer une part de leur budget à la solidarité internationale. Et pourtant toutes le font comme le montre la récente publication éditée par le Fédération Genevoise de Coopération – FGC. Et cela depuis plusieurs dizaines d'années : Bernex depuis avant 1970; Lancy depuis 1972; Onex au moins depuis 1984 et Plan-les-Ouates depuis 1979. Ce geste librement consenti, cette solidarité collective fait, pour l'heure, consensus. Cette manière de procéder, permet aux associations de coopération comme AYA, d'avoir accès à des financements sans devoir organiser de chronophages et coûteuses opérations de collectes de dons, montants qui ne vont pas au soutien de projets. Les personnes qui, dans les ONG s'engagent, souvent bénévolement, à mettre en forme et à suivre les projets peuvent ainsi mieux se consacrer à cette tâche.

    Au nom des bénéficiaires sur le terrain, AYA tient à exprimer sa vive gratitude aux autorités et aux habitants de ces communes pour leur geste de solidarité.

                                                                        ***

    * Voir la note du 10 juin 2016

    Photo : © Secoya / Deux enfants Yanomami du Rio Marauiá. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

    - Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 112, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • MEG : L'Amazonie sans la chaleur ni l'humidité !

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    Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, Musée d'ethnographie, Genève, Johnathan Watts, Couleurs d'Amazonie, Chamane, la pensée de la forêt, Paul Lambert, Fraternelle Amazonie, xapono, smartphone, FECONAT, Alto Tigre, Peru, Pérou, COIAB, Manaus, FGC, Fédération Genevoise de Coopération, DDC, FGC, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Aurélien Stoll, Aurélien Fontanet, Claudia Andujar, Manaus, Terre des Hommes Suisse, AYAC'est dans la fraîcheur de l'air conditionné que le Musée d'Ethnographie de Genève - MEG présente, depuis ce 20 mai, une exposition temporaire* consacrée à l'Amazonie sous le titre évocateur : "Le chamane et la pensée de la forêt". Une immersion dans la culture et l'histoire des peuples amazoniens facilitée par la présentation attractive d'objets, d'images, d'enregistrements rapportés par des voyageurs, des ethnologues, des photographes au fil des ans. Un ensemble qui constitue la très riche collection du musée.

    Emouvante, la vitrine consacrée à Paul Lambert, l'auteur du film "Fraternelle Amazonie", on y voit son sac à dos, sa machine à écrire, son enregistreur… alors que dans le "xabono" voisin, il est possible de visionner des vidéos enregistrées, par des indigènes eux-mêmes, à l'aide de smartphones… L'Amazonie du 21e siècle n'est pas oubliée.

    Une installation interactive montre comment des organisations indigènes de l'Amazonie péruvienne s'organisent pour la défense de leurs territoires affectés par l'extraction de bois, d'or et de pétrole. Des "observateurs" indigènes vont sur le terrain, prennent des photos géoréférencées qui alimentent une base de données leur permettant de dénoncer cette situation auprès des autorités politiques. La formation de ces observateurs est le résultat d'un partenariat entre la Fédération des Communautés Natives du Haut-Tigre – FECONAT et le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, une ONG genevoise qui a reçu l'appui de la Confédération et de collectivités publiques genevoises par l'intermédiaire de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC**.

    Toujours dans le "xabono", la série de vidéos "Donner la parole" est le résultat d'un projet participatif initié par le MEG et le MCI. Deux jeunes membres de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne – COIAB (Manaus) ont interviewé dix-huit leaders indigènes brésiliennes et brésiliens et cinq péruviens qui font part de leurs préoccupations en rapport avec la destruction de leur environnement et le non respect de leurs droits.

    Depuis l'enregistrement de ces témoignages, avec les récents événements politiques qui agitent le Brésil, les menaces qui pèsent sur les droits territoriaux des peuples indigènes, non seulement amazoniens, mais de l'ensemble du pays, se font plus précises.

    L'exposition du MEG devrait rappeler cette actualité !

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    *Cette exposition a été réalisée sous le patronage de la Commission Suisse pour l'UNESCO. Elle est ouverte jusqu'au 8 janvier 2017. De nombreux "événements" sont prévus dans le cadre de cette exposition : voir "Totem" No 71, le bulletin du MEG sur son site Internet.

    ** Outre le MCI, Terre des Hommes Suisse (Genève), et bien sûr AYA entretiennent des partenariats avec organisations indigènes amazoniennes.

    Photo : © B. Comoli - La présentation de l'exposition. Cliquer sur la vignette pour grandir l'image.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

    - Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 110, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • "Partage de savoirs" entre autochtones de plusieurs pays d'Amérique du sud

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     Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, MCI, Mouvement pour la Coopération Internationale, Genève, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, FECONAT, Argentine, Chili, Colombie, Pérou, Consejo Asesor Indígena, CAI, Mapuche, Wampi, rio Pastaza, rio Tigre, rio Corrientes, rio Marañón, Loreto, Iquitos, rio Santiago, PluspetrolÀ Iquitos (Pérou), entre le 20 janvier et le 16 février, le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI (Genève)* a organisé un séminaire de "Partage des savoirs" destiné à des représentants de différents peuples indigènes avec lesquels il est en contact depuis plusieurs années. Certains participants s'étaient déjà rencontrés, à Genève en octobre 2012, à l'occasion du séminaire organisé dans le cadre du 50e anniversaire du MCI. Le lieu de la rencontre ne doit rien au hasard : Iquitos abrite le siège de la Fédération  des Communautés Natives du Haut Tigre – FECONAT, qui est un des partenaires du MCI. Les participants venaient d'Argentine, du Chili, de Colombie et, bien sûr, du Pérou. En Argentine, le Consejo Asesor Indígena – CAI est engagé dans un processus de récupération de terres des Mapuche. La cartographie des terres revendiquées ou déjà récupérées est utile. Il existe également des projets de prospection et d'exploitation minière qu'il est utile de localiser. Toujours sur les terres des Mapuche, mais au Chili, il y a des projets d'ouvrages hydroélectriques, aussi des projets d'exploitations minières et des entreprises pratiquant la monoculture forestière. En Colombie, les organisations indigènes sont confrontées à la violence armée et à l'exploitation minière.

    Outre l'échange sur les pratiques des uns et des autres face aux réalités propres à chaque pays, une partie de la rencontre a été consacrée à un apprentissage plus technique. Les organisations péruviennes ont partagé leur savoir en matière de surveillance territoriale. Depuis plusieurs années, des indigènes ont été formés pour contrôler les installations pétrolières, notamment dans la région du rio Tigre. Ils ont révélé, aux autorités et à l'opinion publique, l'existence de dizaines de sites pollués suite à des fuites ou des ruptures d'oléoducs. Equipés de smartphones avec GPS et appareils de photos, des "observateurs" alimentent des bases de données qui permettent de préparer des dénonciations et exiger le nettoyage des terres et des rivières polluées.

    Cette documentation est également utilisée pour informer les communautés sur les risques encourus. Par l'intermédiaire des réseaux sociaux, elle pourra être aussi échangée entre les organisations indigènes. Plus récemment, l'organisation indigène des Wampis a utilisé ces techniques pour dénoncer l'orpaillage illégal sur le rio Santiago. Lors de la rencontre, un des leaders de cette communauté a présenté une brève vidéo (mise en ligne sur YouTube) enregistrée lors d'une manifestation contre la présence des orpailleurs. Le recours à ces techniques a grandement facilité la mise en place de politiques publiques pour l'ensemble de l'Amazonie péruvienne.

    Au début de ce mois de mars, le gouvernement péruvien a signé un accord – dit accord de Lima -  avec les organisations indigènes des bassins des rios Pastaza, Tigre, Corrientes et Marañón de la région de Loreto. Les autorités ont créé un fonds de 45 millions de "Nuevo Soles" (environ 16,3 millions de US$ ou 15,6 millions de CHF) pour réduire les problèmes environnementaux. Cet accord, qualifié d'historique, est le résultat des pressions exercées par les organisations indigènes depuis des années pour la préservation de leur cadre de vie.

    Pour rappel, en 2006, les indigènes avaient occupé les installations pétrolières de la compagnie Pluspetrol. Depuis il y a eu d'autres mobilisations comme en  2009 et 2012. En 2013, le gouvernement a dû déclarer l'état d'urgence environnemental dans la région de Loreto**. Une commission officielle intersectorielle alors mise en place a abouti à l'accord du 10 mars dernier.

    Le patient travail de documentation et de dénonciation entrepris par les organisations indigènes a fini par "payer". Reste encore à veiller à l'application du récent accord.

    Il est souhaitable que toutes les organisations indigènes présentes au séminaire d'Iquitos obtiennent, elles aussi, des résultats conformes à leurs vœux.

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    Photo © MCI – De gauche à droite : Aurélien Stoll, Secrétaire du MCI et animateur de la rencontre en compagnie de deux participants et d'une participante / Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

    * Le MCI est membre de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC qui a financé ce projet.

    ** Voir sur ce blog, les notes des 20 janvier et 25 juin 2012, et celle du 10 mai 2013

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

    - Cette note a été publiée dans  "AYA Info" No 101, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Les peuples autochtones, la dernière barrière à abattre !

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    Le modèle dominant de développement "met en cause l'existence même de nombreux peuples autochtones, particulièrement quand leurs territoires recèlent des matières premières ou des sources d'énergie présentant un intérêt économique. Pour ce modèle dominant, les peuples autochtones et les populations traditionnelles représentent la dernière barrière à abattre". C'est l'une des conclusions que des représentants de peuples et d'organisations autochtones d'Argentine, du Brésil, de Colombie et du Pérou ont tenu à rappeler lors du séminaire organisé à Genève, du 15 au 19 octobre, par le Mouvement pour la Coopération Internationale* (MCI). Une manifestation réalisée par cette ONG genevoise dans le cadre de son 50eanniversaire.

    Le MCI a soutenu des projets en faveur des peuples autochtones dès les années 70. La présence de dirigeants d'organisations indigènes avec lesquelles il a travaillé, et travaille encore, allait de soi lors de cet anniversaire. Vivant dans des pays et contextes différents, les échanges qu'ont eus ces leaders pendant plusieurs demi-journées, ont très vite mis en évidence la similitude de leur lutte pour la survie de leurs peuples, de leurs cultures et de leurs modes de vie. Ensemble, et avec les autres participants à cette rencontre, ils ont tenu à dresser ce constat : "Dans leur grande majorité, les peuples autochtones ont une relation pleine de respect, d’harmonie et d’équilibre avec la terre­mère. Le renforcement des identités ethniques et culturelles est très important. Les territoires indigènes sont de véritables sanctuaires de vie dans leur diversité spirituelle et biologique. Mais les peuples autochtones sont touchés de plein fouet par le modèle dominant de développement. Ce modèle porte atteinte à leurs territoires ancestraux : les montagnes, les glaciers, les forêts, les fleuves et rivières. Pourtant l’existence de ces peuples constitue un signal fort pour l'humanité toute entière".

    À propos de la situation qui est faite aux peuples autochtones, ils ont tenu à rappeler comment "On leur reproche d'empêcher le développement, on criminalise leur protestation, on militarise leurs territoires, on réduit leurs droits. Ces derniers, bien que reconnus par des lois et des instruments juridiques nationaux et internationaux, sont insuffisamment appliqués". Ils soulignent encore que "Le soutien à leurs revendications est d'importance capitale".

    Lors de ce séminaire, qui comptait également avec la présence de représentants d'Haïti, du Timor-Leste et d'Uruguay, deux autres ateliers ont traité de la "Formation" et de "l'Économie solidaire" qui sont également des axes de travail du MCI. La déclaration finale adoptée par les participants appelle les ONG et les collectivités publiques du Nord à soutenir les associations du Sud, non seulement pour les aspects concrets de leurs programmes, mais aussi pour leur vie démocratique, leurs besoins en personnel et en matériel.

    Le MCI est l'un des membres fondateurs de la Fédération Genevoise de Coopération - FGC.

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    * Mouvement pour la Coopération Internationale ; c/o Maison des Associations, 15, rue des Savoises CH – 1205 Genève; Tél.: 022 320 29 02; Courriel : mci.fgc@gmail.com

    PS 1 : Ce dimanche 25 novembre est une journée particulièrement consacrée aux populations autochtones dans le cadre du Festival "Filmar en América Latina" qui se déroule à Genève et sa région. Voir le programme sur le site : http://www.filmaramlat.ch/

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes renvoie aux sources utilisées pour la rédaction de cette note. Elles sont souvent en portugais, sauf quand il s'agit d'anciens "AYA Info".

    Une version réduite de cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 76, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2