20/03/2017

L’Amazonie, de Genève à Montréal

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, autochtones, indígenas, povos, Amérindiens, Chamane, Genève, Montréal, Suisse, Canada, Musée, ethnographie, forêt,Filmar en America Latina, Sônia Bone Guajajara, APIB, Victoria Tauli-Corpuz, ONU, droits des peuples autochtones, MCI, Terre des Hommes, AYA, Pointe-à-Caillère, Canada"Amazonie. Le Chamane et la pensée de la forêt", l'exposition organisée par le Musée d'Ethnographie de Genève – MEG entre le 20 mai 2016 et le 8 janvier 2017 a connu un franc succès : près de 83'000 visites sur la durée totale de la manifestation. Le public a pu participer à de nombreux événements liés au thème de l'exposition, tels des rencontres avec des leaders indigènes, la projection de films, dont plusieurs en partenariat avec le Festival "Filmar en América Latina".

Le 22 septembre, l'exposition a reçu la visite de Sônia Bone Guajajara, la coordinatrice de l'Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB. Sônia est l'une des femmes qui, depuis quelques années, animent le mouvement indigène brésilien. Elle était à Genève à l'occasion de la présentation, devant le Conseil des droits de l'homme, du rapport rédigé par Mme Victoria Tauli-Corpuz, la rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits des peuples indigènes. Un document consacré à la situation vécue par ces peuples au Brésil*.

Dans le cadre d'un "Grand Bazar", le 6 novembre 2016, lors d'un "Rallye des familles", une activité participative, les associations genevoises Aquaverde et le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, ont eu l'opportunité de présenter leur activité en Amazonie. Une occasion de sensibiliser le public aux préoccupations actuelles des Amérindiens. C'était aussi le moment de rappeler que plusieurs collectivités publiques, dont la Ville de Genève, apportent leur appui à des organisations indigènes de l'Amazonie. Cela par l'intermédiaire de plusieurs ONG de coopération : Terre des Hommes Genève, Le MCI et l'Association d'appui aux Yanomami d'Amazonie – AYA.

L'exposition du Musée d'Ethnographie sera présentée au Musée de Pointe-à-Caillère de Montréal (Canada) du 17 avril au 22 octobre 2017.

* Voir sur ce blog, la note du 23 septembre 2016

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Photo © B. Comoli : Sônia Guajajara, leader indigène de l’APIB lors de sa visite de l’exposition, le 22 septembre 2016. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 115, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

21/12/2013

"La Terre des hommes rouges" est en deuil : Ambrósio Vilhalva (Nádio) a été assassiné

Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, La terre des hommes rouges, Terra Vermelha, Birdwatchers, Ambrósio Vilhalva Nádio, Guarani Kaiowá, Caarapó, Mato Grosso do Sul, Guyraroká, Marco Bechis, FUNAI, Ministério da Justiça, Festival de Venise, Mostra internazionale d'arte cinematografica, Venezia, Filmar en America Latina, Genève, Survival, CIMIAmbrósio Vilhalva, le plus connu des leaders Guarani Kaiowá a été assassiné à coups de couteau au soir du 1er décembre sur le chemin de sa maison, dans le campement Guyraroká, sur la municipalité de Caarapó (État du Mato Grosso do Sul). Il avait tenu le rôle de Nádio dans le film* "Terra Vermelha" que Marco Bechis a consacré à la lutte des Guarani pour la récupération de leurs terres. Dans le film, Nádio est abattu par un "pistoleiro". Hélas, la réalité a rejoint la fiction !

Les circonstances de l'agression d'Ambrósio ne sont pas encore éclaircies. Un membre de sa famille, un moment soupçonné, a été relaxé. Les leaders Guarani de l'Aty Guasu contre le génocide ont enquêté auprès de la famille du défunt. Selon la note qui a été publiée, les assassins ne sont pas des indigènes. Ils demandent que l'enquête soit confiée à la Police fédérale plutôt qu'à la Police civile.

Ambrósio se savait menacé en raison de son combat pour la démarcation de la Terre Indigène (TI)  Guyraroká, la terre de ses ancêtres. C'est une TI de 114 km2, reconnue par le Ministère de la Justice depuis octobre 2009 comme étant traditionnellement occupée par les Guarani Kaiowá. Mais le processus de démarcation n'a pas été conduit à son terme. La communauté n'occupe que quelques dizaines d'hectares, la plus grande partie étant cultivée par des fazendeiros. Le conflit avec ces derniers a pris une tournure plus aigüe depuis 2004 après la publication des études de la Fondation Nationale de l'Indien – FUNAI qui sont à la base de la reconnaissance du Ministère de la Justice.

Comme beaucoup de Guarani, Ambrósio vivait mal la situation dans laquelle il se trouvait. Le Conseil Indigéniste Missionnaire – CIMI fait une analyse de cette situation dans une note publiée le 2 décembre. Récemment, Survival - l'organisation indigéniste - a rendu hommage à ce leader de 53 ans.

* "Terra Vermelha" en portugais ou "Birdwatchers" en anglais. Le film a été présenté au Festival de Venise en 2008, et à Genève, en novembre 2009 en ouverture du festival Filmar en America Latina. Ci-dessous une séquence du film (9:08) :

 

PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

- Cette note sera publiée dans le prochain AYA Info (No 89), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2