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  • René Fuerst : Amazonie, vingt belles années (1955 – 1975)

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    Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, Xikrin, Cateté, Yanomami, Pará, Kayapó, René Fuerst, Aurélien Fontanet, Daniel Schweizer, Hommes oiseaux, Père Caron, Curé d'Indiens, João Paolo Botelho Vieira Filho, UFSP, Carouge, Genève, Flux Laboratory, CICR, MEG, Musée d’Ethnographie, Genève« Qui brave la pluie se mouille ! » Ainsi commence l’ouvrage* que vient de publier René Fuerst, l’ethnologue genevois de 86 ans. C’en est aussi le titre du dernier chapitre où il raconte comment et pourquoi le troisième Président de la Fondation Nationale de l’Indien – FUNAI, le Général de Réserve, Ismarth Araújo de Oliveira, lui interdit, en juillet 1975, l’accès aux aires indigènes du pays. Il avait publiquement critiqué la politique indigéniste de l’État brésilien.

    Dès 1955, ce chercheur était allé à la rencontre de plusieurs peuples indigènes de l’Amazonie brésilienne. Notamment chez le Xirin du Cateté et les Yanomami du rio Demini. Il l’a fait pour le Musée d’Ethnographie de Genève - MEG, mais aussi pour le Comité International de la Croix Rouge – CICR. Il avait perçu le risque d’un véritable génocide déjà couru par ces peuples.

    De son expérience amazonienne, l’ethnologue en fait le sous-titre de son livre : « Vingt belles années (1955 -1975) ». En 1998 déjà, dans son ouvrage « Adieu l’Amazonie », édité par le MEG, il avait qualifié les années passées dans cette partie du Brésil comme étant les plus belles de sa vie !**

    S’être ainsi fortement « mouillé » pour les autochtones, et s’en être vu sanctionné, se révèle être la satisfaction de sa riche existence. L’auteur a déjà largement partagé ses connaissances avec le public par ses précédents ouvrages, les nombreux objets rapportés au MEG et des expositions***.

    La publication de ce livre arrive au moment où les incendies qui ravagent la forêt amazonienne mettent en danger le cadre de vie des autochtones déjà menacé par le gouvernement brésilien. De nombreuses manifestations de protestation ont eu lieu au Brésil et à l’étranger, dont deux à Genève !

                                                                                      ***

    *L’ouvrage : « Indiens d’Amazonie - Vingt belles années (1955 – 1975) » ISBN No 978-88-7439-870-6 / Edition : 5 Continents / Milan – 143 p. Texte et photographies (plus de soixante photos noir-blanc) de René Fuerst.

    **« Les plus belles années de ma vie », c’est aussi un chapitre du livre « Adieu l’Amazonie » publié en 1998 par le Musée d’Ethnographie de Genève – MEG.

     *** En 2014, à l’occasion d’une exposition « Cinquante ans après », les photos de René Fuerst prises chez les Xikrin en 1963 sont mises en regard avec celles faites par Aurélien Fontanet chez les mêmes Xikrin en 2013. Voir sur ce blog, la note du 12 mars 2014.

    Illustration : 1ère de couverture du livre. Cliquer sur la vignette pou en agrandir la taille.

                                                                              ***

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 128, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Raoni en campagne en Europe

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Raoni, Kayapó, Kapôt Nhinore, Mon dernier voyage, Arthaud, Dutilleux, Élysée, Macron, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Eynard, Sami Kanaan, Guillaume Barazzone, Editions du Rocher, RTS, Darius Rochebin, Rome, Vatican, François, Bruxelles, Association Forêt Vierge, Conseil des droits de l’homme, Genève, Joênia Wapichana, Câmara dos Deputados, Chambre des députés« Après ma mort, j’aimerais que les Indiens vivent tranquilles dans la forêt, qu’ils puissent chasser, pêcher et aussi danser au village. C’est cela la vie des Kayapó. » C’est par ce vœu, que le vieux leader indigène brésilien conclue son testament. Un souhait qu’il exprime dans l’ouvrage – Mon dernier voyage - qui vient d’être édité chez Arthaud.* En tournée en Europe depuis le 13 mai, il est à la recherche d’appuis politiques et financiers. Il est accueilli sur les plateaux de télévision et par les hommes politiques. Le 16 mai à Paris, il a été reçu au Palais de l’Élysée par le Président Macron. Dans le passé il avait rencontré les présidents Mitterrand, Chirac et Sarkozy. Le 17 mai, à Bruxelles, il a participé à une « Marche pour le Climat ». Il était à Genève le 22 mai où il a rencontré les autorités de la Ville de Genève. Dans une librairie de la place, il a dédicacé le livre qu’il a signé avec J.P. Dutilleux. Le soir il était au « 19h30 » de la Télévision Suisse Romande. Il est prévu qu’il se rende à Rome pour rencontrer le pape François.

    Comme cela a déjà été le cas au début des années 2000, Raoni est à la recherche de fonds pour sécuriser la réserve du Xingu et protéger les peuples indigènes qui sont les gardiens de l’Amazonie. Voir la Terre Indigène Kapôt Nhinore être démarquée lui tient particulièrement à cœur, c’est là qu’il a vécu. Il veut aussi attirer l’attention de l’opinion publique et des leaders européens sur la déforestation qui a repris de l’ampleur ces derniers mois et sur la nouvelle politique des autorités brésiliennes hostile aux indigènes.

    Le dernier passage de Raoni à Genève date de décembre 2012. Il était venu plaider la cause des indigènes du Brésil au Conseil des droits de l’homme. Il s’était déclaré fatigué. Depuis, la situation des peuples indigènes ne s’est pas améliorée, mais il est heureux de constater que la relève est assurée. Pour ne prendre qu’un exemple, celui de Joênia Wapichana qui est la première femme indigène de l’histoire du Brésil à être élue à la Chambre des Députés. Elle aussi, souhaite que les Indiens vivent tranquilles dans la forêt.

                                                                            ***

    *Mon dernier voyage / Raoni - Jean-Pierre Dutilleux / Ed. Arthaud / Mai 2019 / ISBN : 978-2-0813-9243-4  / Cet ouvrage n’est pas sans rappeler – certains chapitres ont le même titre – celui préfacé par Jacques Chirac « Mémoire d’un chef indien » / Raoni - Jean-Pierre Dutilleux / Editions du Rocher /Avril 2010 / ISBN : 978-2-268-06885-5

    Image : Première de couverture du livre. Cliquer sur la vignette pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 127, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

     

  • En Amazonie péruvienne : les nouvelles technologies au service des droits des indigènes

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Pérou, Perú, Loreto, Iquitos, état d’urgence, Surveillance écologique indigène, Feconat, Fecohrsa, Shinai, Wampi, Pastaza, Corrientes, Aurélien Stoll, MCI, Mouvement pour la Coopération Internationale, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Nouvelle Planète, Smartphone, HES, Genève, Lullier, HEPIAAu Pérou, comme dans d’autres parties de l’Amazonie, l’exploitation des ressources minières (pétrole, or, nickel et autres) exerce une forte pression sur les territoires occupés par les peuples indigènes. Une exploitation souvent réalisée au mépris de leurs droits et de leur environnement. Une véritable mise en danger de leur existence. Plusieurs de ces peuples ont décidé de résister.

    Ainsi, dans la région de Loreto, la situation a été particulièrement grave en 2013. Le gouvernement a dû déclarer l’état d’urgence* en raison de la pollution des eaux et des sols causée, notamment, par les fuites ou ruptures d’oléoducs. En mars 2015, suite à la pression qu’elles ont exercées sur le gouvernement, les organisations indigènes ont obtenu un accord avec celui-ci pour préserver leur cadre de vie.

    Ce résultat trouve son origine dans des programmes de « Surveillance écologique » mis en place depuis 2006 par les organisations indigènes. Une action qui s’exerce au moyen des nouvelles technologies de l’information : smartphones et leurs applications digitales (GPS, vidéo, photo, base de données, etc.). Des jeunes « moniteurs » indigènes, désignés par leurs communautés, sont formés et équipés avant de se rendre sur le terrain pour documenter les incidents. Leur travail permet ensuite aux organisations de constituer des dossiers solidement étayés au moyen desquels elles pourront alerter les autorités et demander la mise en œuvre de réparations.

    Le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI (une ONG genevoise) vient de mettre en ligne, sur son site Internet, un document d’une trentaine de pages consacré aux « Enjeux et partage de d’expériences avec des Fédérations indigènes d’Amazonie péruvienne ». Ce rapport, en français et téléchargeable librement, présente le contexte dans lequel se situe cette action (souvent des zones isolées et difficiles d’accès), son fonctionnement et son utilisation pour la défense des droits légaux des peuples indigènes. Le maintien de cette vigilance est toujours nécessaire. Les projets portés par le MCI se poursuivent, tant avec la FECONAT qu’avec FECOHRSA.

    L’auteur du document est Aurélien Stoll. Un horticulteur diplômé, aussi ingénieur en gestion de la nature de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève / Lullier. En 2007 – 2010, il a été « Coordinateur de projet » pour l’ONG Shinai à Iquitos (Pérou). Aurélien est l’un des principaux responsables du MCI depuis 2011. Depuis cette année-là, à travers le MCI et les deux fédération indigènes, il assure l’accompagnement technique de ces deux projets qui reçoivent un soutien financier de « Nouvelle Planète » et de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC.

                                                                                 ***

    *La situation de cette partie de l’Amazonie a déjà été évoquée sur ce blog : Voir les notes du 20 janvier et 15 juin 2012, du 10 mai 2013 et du 24 avril 2015.

    Photo © Feconat : un moniteur de la région du bassin du rio Tigre documentant les impacts de l’industrie pétrolière. Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 127, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

     

  • Autochtones du Brésil : 26 février, une soirée d’information à Genève

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    Le collectif « Grito »*, composé essentiellement de Brésiliennes et de Brésiliens vivant en Suisse, organise une soirée d’information sur la situation des Peuples autochtones de leur pays d’origine.

    Au programme : plusieurs prises de parole, quelques brèves vidéos en provenance du Brésil et, surtout, un contact par vidéo-conférence avec Sônia Guajajara, la coordinatrice de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB. L’Articulation a invité les Peuples et organisations indigènes du pays à manifester le 31 janvier dernier contre les mesures prises**, dès le 1er janvier dernier, par le Gouvernent de Jair Bolsonaro, le nouveau Président de la République.

    Cette soirée aura lieu : Mardi 26 janvier, 18h15 à Uni Mail, 40 Bd du Pont d’Arve, Genève, salle MR070 RDC

    * « Cri » en français / **Voir sur ce blog, les notes des 12 janvier, 30 janvier et 9 février 2019

    Ci-dessous, l'annonce publiée par "Grito". Cliquer sur l'image pour en agrandir la taille.                                                           

    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Jair Bolosnaro, Medida Provisória No 870 de 1º de Janeiro de 2019, Decreto No 9.660 de 1º de Janeiro de 2019, FUNAI, Franklimberg Ribeiro de Freitas, Ministério da Justiça, Ministério da Mulher, da Familia e dos Direitos Humanos, Ministério da Agricultura, Pecuária e Abastecimento, MAPA, Damares Alves, Tereza Cristina, APIB, Grito, Sônia Guajajara, Aline Pachamama, Tania Marino, Uni Mail, Genève, Léman Bleu, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Serviço e Cooperação com Povo Yanomami, SECOYA, Manaus, rio Marauiá, Amazonas, Fédération Genevoise de Coopération, FGC

     PS 1 : Sur la TV locale « Léman Bleu », l’émission « Esprit solidaire » de ce mois de février est consacrée à un projet que le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, en collaboration avec le « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus, développe auprès des Yanomami du Rio Marauiá, dans l’État brésilien d’Amazonas. Un projet soutenu par la Fédération Genevoise de Coopération– FGC.

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

  • Présidence de la FUNAI : le retour d’un militaire dans un contexte tendu

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    Le général de réserve Franklimberg Ribeiro de Freitas avait déjà présidé la FUNAI (Fondation Nationale de l’Indien) entre mai 2017 et avril 2018*. Il a retrouvé cette fonction depuis le 16 janvier dernier, peu après le début du mandat – le 1er janvier – de Jair Bolsonaro, le nouveau Président de la République**. La Fondation, créée en 1967, a changé de ministère de tutelle : précédemment, elle dépendait du Ministère de la Justice. Avec la nouvelle présidence, elle est désormais sous la responsabilité du Ministère de la Femme de la Famille et des Droits humains - MDH, dirigé par Damares Alves, une avocate et pasteure évangélique. Autre changement important : la FUNAI n’a plus la responsabilité d’identifier, de délimiter et de démarquer les Terres Indigènes. Cette tâche a été transférée au Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Approvisionnement – MAPA, dirigé maintenant par Tereza Cristina, très liée au lobby de l’agrobusiness.

    Depuis avril 2018, la Fondation était présidée par Wallace Moreira Bastos. Avant son départ, et par deux fois, le 31 décembre 2018 et le 10 janvier 2019, celui-ci a dressé le bilan de son action : arrivée de nouveaux collaborateurs, soutien à des projets d’ethno-développement, action de protection des peuples isolés et de contact récent…

    À peine entré en fonction, les médias ont publié une information selon laquelle, peu de temps après avoir quitté son poste en 2018, Franklimberg avait accepté un poste de conseiller auprès de la société canadienne Belo Sun Mining qui a un projet de mine aurifère près du barrage de Belo Monte (Pará). La Funai, dans un communiqué du 22 janvier, a précisé que le nouveau président avait respecté la période de quarantaine de six mois voulue par la Commission d’Éthique de la Présidence de la République en cas de risque de conflit d’intérêt. Le 17 janvier Belo Sun confirme : Franklimberg s’était plié à cette obligation en n’occupant son poste que le 19 octobre 2018 (et qu’il l’a quitté le 28 décembre suivant). Le 23 janvier, il a participé à la rencontre organisée par le Ministère Public Fédéral - MPF sur le thème « Dialogue : Perspectives des droits constitutionnels indigènes ». Il a expliqué l’objectif du transfert, au Ministère de l’agriculture, la compétence de démarquer des terres indigènes est d’en accélérer les processus et d’en garantir la sécurité juridique...

    Pour cette réunion, le MPF avait invité des représentants du pouvoir exécutif, des milieux académiques, des diplomates de plusieurs pays (dont la Suisse), par vidéo, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Victoria Tauli-Corpuz, des ONG et des leaders indigènes, dont Joênia Wapichana, la première femme indigène élue à la Chambre des députés. Le Conseil Indigéniste Missionnaire – CIMI en a publié un intéressant compte-rendu.

    Dans les premières semaines de janvier, plusieurs peuples et organisations indigènes s’étaient adressés au MPF pour manifester leur inquiétude en raison des changements voulus par le nouveau Président de la République. La rencontre organisée par le MPF apparaît comme une première réponse aux organisations indigènes. Elle a permis de mettre en évidence des positions contradictoires en rapport avec le nouveau cadre politique.

    Les droits constitutionnels indigènes sont entre les mains du triple lobby, appelé « BBB » au Brésil. C’est à dire du B pour « Bœuf », celui de l’agrobusiness. Le B pour « Bible », celui des Évangéliques. Et le B de pour « balles », les partisans du port d’arme et des militaires. Les peuples et organisations indigènes ont décidé de résister…

    Ce 31 janvier, des manifestations de soutien aux indigènes sont organisées au Brésil et dans plusieurs pays. À Genève, le rassemblement prévu à la Place des Nations a été annulé en raison du délai imposé pour obtenir une autorisation de manifester.

                                                                        ***

    *Voir sur ce blog les notes du 2 juin et 13 octobre 2017 et 15 juin 2018 / **Voir sur ce blog la note du 12 janvier 2019.

                                                                         ***

    PS 1 : La catastrophe de Brumadinho (MG) qui, au moment de publier cette note, a causé la mort de 84 personnes et compte encore 276 disparus, rend la vie difficile d’une petite communauté indigène Pataxo Hã-hã-hãe. Celle-ci est composée d’une vingtaine de familles installées sur les rives du rio Paraopeba, dans la commune de São Joaquim de Bicas. La pollution de la rivière les prive de ressources. La FUNAI a fait savoir qu’elle leur porte assistance.

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 125, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Montagne d’Or, le CERD interpelle la France

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    C’est une première concernant la France : le 14 décembre 2018, lors de sa 97e session, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale - CERD* a adopté - sous forme d’ « Alerte rapide » - un document, rendu public le 10 janvier dernier, adressé au Représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations Unies à Genève. Le Comité, chargé de l’application de la  « Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale »**, se dit préoccupé par le manque de consultation des peuples autochtones de Guyane à propos du projet de mine aurifère « Montagne d’Or » qu’un consortium russo-canadien veut exploiter à 125 km de Saint-Laurent du Maroni. Cette société, qui attend le feu vert des autorités françaises, prévoit de commencer la construction et les aménagements de la mine en 2019. À plusieurs reprises, les organisations autochtones ont fait connaître leur opposition à ce projet.***

    Le CERD demande à la France de fournir des informations sur les mesures prises pour :

    1) Garantir le droit à la consultation et au consentement libre, préalable et éclairé de tous les peuples autochtones concernés par le projet Montagne d’Or, incluant une étude d’impact social et environnemental. Cela avec la participation effective des peuples autochtones conformément à leurs propres institutions et processus décisionnels.

    2) De suspendre le projet « Montagne d’Or » jusqu’à obtention du consentement libre, préalable et éclairé de tous les peuples autochtones concernés par le projet à la suite de l’exercice complet et adéquat de l’obligation de consulter. 

    Le CERD attend une réponse avant le 8 avril prochain.

    Le Comité - il le rappelle dans son document - avait déjà, en 2015****, formulé des recommandations à la France, parmi celles-ci : « De consulter et de coopérer avec les peuples autochtones avant l’approbation de tout projet ayant des incidences sur l’utilisation de leurs terres ou territoires et autres ressources. »

    L’Organisation des Nations Autochtones de Guyane – ONAG  (qui a alerté l’organe onusien) « se joint à la sommation du CERD, et demande à l’État français de se rapprocher du Mécanisme d’experts des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (MEDPA) chargé de fournir aux États des conseils techniques sur les droits des peuples autochtones et faciliter le dialogue entre les parties ». Elle rappelle également que la France est signataire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones qui dispose à son article 32 que : « Les États consultent les peuples autochtones… avant l’approbation de tout projet ayant des incidences sur leurs terres ou territoires… »

    Selon le secrétariat genevois du Service International pour les Droits Humains – ISHR (qui a appuyé la démarche de l’ONAG), la procédure d’alerte rapide adoptée par le CERD est une  « Décision rare, la toute première adoptée par le Comité concernant la France, pour une affaire en France ».

    Invité le 14 janvier sur la chaîne RT France, Alexis Tiouka, juriste et membre de l’ONAG, justifie le recours au droit international par le fait que l’État français et les collectivités territoriales n’ont pas prêté attention aux doléances des populations autochtones. Son intervention a été mise en ligne sur Youtube (4’54’’) :

                                                                        

    *Un organisme rattaché au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies

    ** Signée par la France en 1971,

    *** Voir sur ce blog la note du 25 septembre 2018

    **** Voir sur ce blog la note du 13 juin 2015

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 125, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Joênia Wapichana, prix 2018 des Droits de l’homme de l’ONU

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Joênia Batista de Carvalho, Joênia Wapichana, ONU, Prix Droits de l’homme 2018, Nations Unies, New York, António Guterres, Michelle Bachelet, Maria Fernanda Espinosa, Rebeca Guymi, Asma Jahangir, Front Line Defenders, Martin Luther King, Nelson Mandela, Commission Interaméricaine des Droits Humains, CIDH, STF, Raposa Serra do Sol, Roraima, Conselho Indígena de Roraima, CIR, Genebra, Genève, MEDPA, Câmara dos Deputados Le 18 décembre, une indigène brésilienne, Joênia Batista de Carvalho, plus connue comme Joênia Wapichana, (du nom de son peuple), était à New York pour y recevoir le prix Droits de l’homme des mains du Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres. Cela en présence de Maria Fernanda Espinosa, la présidente de l’Assemblée générale et de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme.

    Ce prix est remis tous les cinq ans à plusieurs personnalités ou institutions. Cette dernière édition a vu deux autres femmes être distinguées : Rebeca Guymi, de Tanzanie, militante pour le droit des filles à l’éducation. À titre posthume, Asma Jahangir, avocate des droits humains au Pakistan. Et à une institution, la Fondation irlandaise « Front Line Defender » qui a pour objectif la protection des défenseurs des droits humains en danger. Parmi les anciens lauréats – le prix a été créé en 1968 - il y a, en 1978, Martin Luther King (à titre posthume) ; et Nelson Mandela en 1988.

    Interviewée par ONU News, Joênia dit que ce prix signifie la reconnaissance des peuples indigènes dans le système des droits humains : « Le prix est justement pour dire que nous ici, dans ce monde, nous faisons partie de la société, avec une culture différente, une forme de vie différente… Alors, être reconnue comme défenseure des droits humains signifie que j’ai une cause à défendre. Cette cause doit être visible dans le contexte de l’ONU ».

    L’engagement de Joênia en faveur de la cause indigène n’est pas récent. Ainsi, en mars 2004, elle a déposé une pétition devant la Commission Interaméricaine des Droits Humains - CIDH pour demander son intervention auprès du Gouvernement brésilien pour que celui-ci protège les communautés indigènes de la Terre Indigène Raposa Serra do Sol. En août 2008, Joênia a été la première femme avocate indigène à plaider une cause devant le Tribunal Suprême Fédéral. La Cour était alors appelée à juger de la validité de la démarcation de la Terre Indigène Raposa Serra do Sol en aire continue. Une Terre Indigène de l’État de Roraima sur laquelle vivent les Wapichana. En juillet 2013, alors conseillère juridique du Conseil Indigène de Roraima – CIR, Joênia était à Genève pour participer à une session du Mécanisme d’Experts sur les Droits des Peuples Autochtones – MEDPA. Réunion consacrée à l’accès à la justice dans la promotion et la protection des droits des peuples autochtones.

    Plus récemment, le 7 octobre dernier, Joênia a été élue à la Chambre des Députés pour représenter l’État de Roraima. C’est là une autre « première » à son actif : jamais dans l’histoire du Brésil une femme indigène n’a occupé un tel poste. Son mandat va commencer le 1er février 2019, avec le début de la 56e législature qui se terminera le 31 janvier 2023.

    La distinction qui lui a été accordée arrive au moment où les droits des peuples indigènes du Brésil sont menacés. Faut-il y voir un signe de l’ONU au futur gouvernement brésilien ?

                                                                          ***

    Photo : Charles Resplande - ONU News. Cliquer sur la vignette pour agrandir l’image

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 125, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Brésil : Une Indigène candidate à la Vice-présidence de la République

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Sônia Guajajara, Articulation des Peuples Indigènes du Brésil, APIB, Articulação dos Povos Indígenas do Brasil, Mário Juruna, Xavante, Rio de Janeiro, Parti Socialisme et Liberté, PSOL, Partido SOcialismo e Liberdade, Movimento dos Trabalhadores Sem Teto, MTST, Terra Indígena Araribóia, Ordem do Mérito Cultural, Cancún, Katia Abreu, Motosserra de ouro, Tronçonneuse d’or, Bancada ruralista, Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne, Coordenação das Organizações Indígenas da Amazônia Brasileira, COIAB, Conseil des droits de l’homme, Conselho dos direitos humanos, Genève, Genebra, Alicia Keys, Rock in Rio, Lula, Câmara dos Deputados, Plínio de Arruda Sampaio, Luciana GenroSônia Bone Guajajara, Indigène originaire de l’État du Maranhão, membre de la coordination exécutive de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil (APIB) est candidate à la Vice-présidence de la République aux prochaines élections d’octobre 2018.

    C’est la première fois dans l’histoire du Brésil qu’une femme indigène est candidate à un tel poste.

    Dans le passé, les indigènes n’ont eu qu’un représentant au parlement fédéral, un Xavante*, Mário Juruna, député de Rio de Janeiro de février 1983 fin janvier 1987.

    Sônia se présente sur la liste du Parti SOcialisme et Liberté (PSOL)** dont elle est membre depuis 2011. Guilherme Boulos, leader du Mouvement des Travailleurs Sans Toit (MTST) est le candidat du même parti pour la Présidence.

    Dans une lettre aux adhérents, ses soutiens à l’intérieur de son parti expliquent le sens de la candidature de Sônia :  "Nous vivons des temps de destruction inédite de la Nature de laquelle nous faisons partie et qui nous donne la Vie… [des] Temps dans lesquels chaque hectare déboisé, chaque puits de pétrole creusé se traduit – dans le langage du réchauffement global – en sécheresses plus sévères, ouragans plus intenses et vagues de chaleur mortifères… Une sensation de fin du monde !

    Les peuples indigènes ont été à l'avant-garde de la lutte contre ce modèle de mort insoutenable et puante. Et il est juste que nous reconnaissions ce rôle sous la forme d'une candidature présidentielle née de la plus profonde racine de ce territoire. Cela afin de défendre un programme de justice, d'égalité, de défense de chacun et chacune, chaque peuple, chaque espèce ; droits à l'eau et à la terre. Des droits de l'eau, de la terre et de la Terre. "Il n'y a pas de plan B !"

    Sônia , originaire de la Terre Indigène Arariboia, a terminé sa formation en Lettres et  en Éducation spéciale. En 2015, elle a reçu le prix l’Ordre du Mérite Culturel. Son engagement pour la protection de l’environnement n’est pas nouveau. Par exemple, en décembre 2010, à Cancún, lors de la 16e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, elle avait tenté de remettre une « Tronçonneuse d’or » à la Sénatrice Katia Abreu, membre du puissant lobby de l’agrobusiness agissant au parlement brésilien pour une moindre protection des forêts.

    Sônia est venue plusieurs fois à Genève : déjà en 2012 pour représenter la Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne - COIAB au 50e anniversaire du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI. Puis, plus tard, au Palais des Nations pour des réunions au Conseil des droits de l’homme.

    En septembre 2017, devant environ cent mille fans venus l’écouter au festival « Rock in Rio », la star nord-américaine Alicia Keys a cédé pour quelques instants le micro à Sônia qui a pu décrire la situation des Peuples indigènes du Brésil…

    Pour l’heure, il apparaît qu’une vingtaine de candidats et de candidates d’autant de partis politiques ont annoncé leur intention de participer à l’élection présidentielle du mois d’octobre prochain. Le défi de Sônia et de son colistier sera de faire entendre leur voix…

                                                                             ***

    * Prononcer « Chavante »

    **Le PSOL a été fondé en 2003/2004 par des dissidents du Parti des Travailleurs en désaccord avec la politique conduite par le gouvernement de Lula. Actuellement, il a six représentants à la Chambre des Députés (sur 513). Pour rappel, au premier tour de l’élection présidentielle de 2010, son candidat, Plínio de Arruda Sampaio avait obtenu 886'816 voix, soit 0.87% des suffrages. Toujours au premier tour de celle de 2014, sa candidate, Luciana Genro, a obtenu 1'609'982 voix, soit 1,55 % des suffrages. Il s’agit donc d’un parti minoritaire.

    Photo © B. Comoli : Sônia devant le Musée d’Ethnographie de Genève.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 122, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Ville de Genève : NON à la réduction du crédit pour la coopération internationale

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    Ville de Genève, votation, 4 mars 2018, Solidarité internationale, Conseil municipal, 28 avril 2017, 24 septembre 2017, 4 mars 2018, Convention de Minamata, Suisse, Genève, Délégation Genève Ville solidaire, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Organisation Indigène d'Antioquia, Organización Indígena de Antioquia, OIA, Colombie, Colombia, Antioquia, Medellín, Embera, Madre Tierra, Mère Terre, Universidad de AntioquiaC'est depuis 1967 - voilà cinquante ans - que la Ville de Genève inscrit régulièrement à son budget un montant pour la solidarité internationale. Un jubilé malheureusement célébré par une coupe de 340'000 CHF sur ce poste, décidée le 28 avril 2017 par la majorité du Conseil municipal. On connaît la suite : l'aboutissement d'un référendum, une votation prévue le 24 septembre 2017 (1), annulée et reportée à ce prochain 4 mars.

    Genève est connue dans le monde entier, notamment en raison du nombre d'organisations internationales qui y ont leur siège. C'est un secteur économique à part entière. En 2016 (2), plus de 29'000 emplois; près de 6 milliards de CHF de dépenses dont la moitié en Suisse. Plus de 2'800 réunions auxquelles ont participé près de 220'000 délégués et experts. Récemment, en septembre 2017, Genève a encore accueilli le Secrétariat de la Convention de Minamata sur le Mercure. Ce secteur public international est profitable à Genève. Une toile de fond à rappeler aux citoyens appelés à se prononcer le 4 mars.

    À rappeler également la pratique genevoise en matière de solidarité internationale. Les collectivités publiques soutiennent des projets d'ONG locales dans lesquelles s'engagent de nombreux bénévoles. Il est facile pour le citoyen lambda d'accéder aux sites de ces organisations pour connaître l'usage qui est fait des deniers publics. Dans son "Rapport 2016", la "Délégation Genève Ville Solidaire" détaille les projets qu'elle a soutenus (3). Par exemple, elle a accordé une subvention, via la Fédération Genevoise de Coopération – FGC à un projet soutenu par le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI en faveur d'un programme de l'Organisation Indigène d'Antioquia – OIA en Colombie (4). Il s'agit d'inclure l'éducation des jeunes et des adultes indigènes dans un système bilingue particulier (embera et castillan), géré et administré par l'OIA et progressivement financé par le gouvernement colombien. Pour atteindre cet objectif, il faut standardiser la langue embera, produire des documents dans cette langue, former les enseignants et développer des relations avec l'administration de l'enseignement public de la province. En 2016, ce sont 32 ateliers de formation qui ont été organisés dans les différentes zones du projet, touchant 40 professeurs et 635 étudiants, jeunes et adultes. L'OIA a travaillé avec la Faculté d'éducation de l'Université d'Antioqia pour élaborer une pédagogie spécifique dite de la "Madre Tierra" (la Mère Terre) avec une licence propre reconnue par le Ministère colombien de l'Éducation. La formation dispensée correspond à la culture du peuple Embera qui entend défendre la Mère Terre. À souligner que ces activités se déroulent dans une zone où la violence est malheureusement encore très présente. La contribution de la Ville de Genève s'est élevée à 61'000 CHF en 2016 et 2017. Au début de ce mois de février, le secrétaire du MCI était à Medellín (voir photo) où il a rencontré les responsables de l'OIA. Les visites sur le terrain font partie du suivi indispensable à la bonne réalisation d'un programme.

    Dans le village global qu'est notre Planète, c'est avec notre voisin que nous échangeons des gestes de solidarité. Ces peuples indigènes sont les meilleurs protecteurs de la nature. Avec un tel projet, nous, Genevois, contribuons modestement à ce qu'ils gardent leur culture et leur cadre de vie. Un environnement qui est aussi le nôtre.

    Réduire les crédits destinés à la solidarité internationale, c'est réduire l'appui à des initiatives comme celle mise en œuvre par l'OIA. Le MCI, comme la FGC appelle à voter "Non" à la réduction des crédits pour la coopération internationale !

                                                                                        ***

    (1) Voir sur ce blog la note du 17 septembre 2017.

    (2) Office cantonal de la statistique / Informations statistiques No 21 – Septembre 2017.Site : https://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2017/informations_statistiques/autres_themes/is_oi_21_2017.pdf

    (3) https://omnibook.com/collections/vdg/#view/dgvs

    (4) MCI, site : http://www.mcifgc.ch/mci/?page_id=12947

    Photo ci-dessous : © OIA : le 2 février 2018 au siège de l'OIA à Medellín. De gauche à droite, Milton Santacruz, le coordinateur du projet "Education jeunes et adultes" de l'OIA; Aurélien Stoll, le secrétaire du MCI; Gustavo Velez, l'un des dirigeants de l'OIA et Guzman Caisano, directeur du programme "Culture et éducation" de l'OIA.

     

    Ville de Genève, votation, 4 mars 2018, Solidarité internationale, Conseil municipal, 28 avril 2017, 24 septembre 2017, 4 mars 2018, Convention de Minamata, Suisse, Genève, Délégation Genève Ville solidaire, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Organisation Indigène d'Antioquia, Organización Indígena de Antioquia, OIA, Colombie, Colombia, Antioquia, Medellín, Embera, Madre Tierra, Mère Terre, Universidad de Antioquia

  • Versoix : Les peuples autochtones d'Amazonie brésilienne

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Versoix, Genève, Boléro, Emilie Barrucand, Mebêngôkre, Kayapó, Paresí, terras indígenas, terres indigènes, Mato Grosso, Pará, Wayanga, Raoni Metuktire, Belo Monte, Xingu, Xikrin, Rio Cateté, Flux Laboratory, René Fuerst, Aurélien FontanetDe nombreuses photos, une vidéo et quelques textes explicatifs sur les peuples autochtones de l'Amazonie brésilienne sont à voir jusqu'au 25 février au "Boléro", à Versoix/Genève (1). En fait, c'est une partie des travaux de l'anthropologue française Emilie Barrucand qui est exposée au Centre d'art et de culture. La scientifique rappelle le rôle des peuples autochtones comme protecteurs de la Planète et la sagesse dont ils font preuve et qui devrait nous inspirer. Elle évoque son engagement à leur côté. En fait, elle nous fait mieux connaître deux peuples : les Mebêngôkre, plus connus sous l'appellation de "Kayapó", et les Paresí. Ces derniers sont un peu plus de 2'000. On les trouve dans une dizaine de Terres Indigènes de l'État du Mato Grosso. L'association – Wayanga - que préside la Française, développe plusieurs projets en faveur de la préservation de leur culture.

    Les quelques 11'000 Kayapó, répartis en plusieurs groupes, vivent essentiellement dans neuf Terres Indigènes l'État du Pará. Emilie Barrucand évoque leur culture, leur vie sociale et leur activité économique. C'est surtout leur leader, Raoni Metuktire qui est connu au niveau international pour son engagement pour la défense de la forêt amazonienne et son opposition à la construction du barrage de Belo Monte sur le Xingu (2), inauguré en 2016 par l'ex-présidente Dilma Rousseff. Raoni est venu plusieurs fois à Genève (3) pour plaider la cause de son peuple devant les instances onusiennes, le Conseil des droits de l'homme en particulier.

    L'exposition de Versoix n'est pas sans rappeler celle présentée par Flux Laboratory à Carouge, en mars 2014 (4). Elle était consacrée à un groupe Kayapó, les Xikrin (5) du rio Cateté, que l'ethnologue genevois, René Fuerst, a visité en 1963 et que le vidéaste Aurélien Fontanet est retourné voir cinquante ans après, en 2013.

                                                                           ***

    (1) Le "Boléro" 8, Chemin Jean-Baptiste Vandelle, 1290 Versoix/Genève (à proximité de la gare CFF) – Tél.: +41 (0)22 950 84 00 / https://www.loisirs.ch/loisirs/20963/bolero-versoix

    Entrée libre du mardi au dimanche de 15h à 18h.

    (2) Prononcer "Chingou" / (3) Voir sur ce blog, la note du 14 décembre 2012 / (4) Voir sur ce blog, la note du 12 mars 2014 / (5) Prononcer "Chikrine"

    Image extraite de l'invitation au vernissage de l'exposition. Cliquer sur la vignette pour l'agrandir.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 121, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2