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  • Bolsonaro veut ouvrir les Terres Indigènes à l’exploitation économique

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Amazônia legal, Jair Bolsonaro, mineração, Terres Indigènes, Terras Indígenas, PL 191/2020, Câmara dos Deputados, Congresso Nacional, Povos indígenas, Constituição, 1988, Romero Jucá, Instituto Socioambiental, ISA, Federação das Organizações Indígenas do Rio Negro, FOIRN, Fédération des Organisations Indigènes du Rio Negro, Conselho Indígena de Roraima, Conseil Indigène de Roraima, CIR, Articulação dos Povos e Organizações Indígenas  do NE,MG e Espírito Santo, Articulation des Peuples et Organisations Indigènes du Nordeste, Minas Gerais et Espírito Santo, APOINME, Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne, COIAB, Coordenação das Organizações Indígenas da Amazônia Brasileira, Articulação dos Povos Indígenas do Brasil, Articulation des Peuples Indigènes du Brésil, APIB, AYA, SECOYALe 5 février, le président brésilien Jair Bolsonaro a envoyé au parlement un projet de loi (PL 191/2020) pour réglementer les conditions spécifiques à suivre pour la recherche et l’extraction des ressources minières et l’exploitation du potentiel de l’énergie hydraulique des rios dans les Terres Indigènes (TI). Le projet traite également de l’audition et l’indemnisation des communautés indigènes touchées par les projets, ainsi que l’autorisation préalable que doit donner le Congrès national. Il s’agit de réglementer plusieurs articles de la Constitution fédérale de 1988. Un sujet que le parlement eu l’occasion d’aborder en 1995 déjà en raison d’un projet de loi de Romero Jucá, alors sénateur de l’État de Roraima.

    Selon les sources, le pays compte entre 689 et 1’296 TI couvrant environ 13% des 8,5 millions de km2 du territoire national. Les plus étendues et les plus préservées sont en Amazonie. Un peu plus de 400 d’entre elles sont « démarquées », c’est à dire susceptible de bénéficier d’une pleine protection, ce qui est loin d’être le cas. Pour rappel, les constituants de 1988 avaient donné un délai de cinq ans au gouvernement pour démarquer toutes les TI du pays.

    L’exploitation minière notamment, est susceptible d’avoir un impact important sur l’environnement, en particulier la contamination des cours d’eau et des sols, et sur la biodiversité mettant en danger les peuples qui y vivent. Selon l’Instituto Socioambiental – ISA, si la loi est acceptée, et pour seulement la recherche et exploitation minière, 216 TI sont directement concernées par 4'332 requêtes. Par exemple, 42,6 % des 96'000 km2 de la TI Yanomami sont concernés par 536 demandes.

    Les principales organisations indigènes du pays ont fait connaître leur opposition à l’adoption de cette loi : la Fédération des Organisations Indigènes du Rio Negro – FOIRN, le Conseil Indigène de Roraima - CIR, l’Articulation des Peuples et Organisations Indigènes du Nordeste, Minas Gerais et Espírito Santo – APOINME, la Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne – COIAB et la faîtière nationale, l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB. Celle-ci « … appelle toutes ses composantes, les organisations solidaires aux niveaux national et international de se joindre à elle pour cette bataille pour la vie et le « bien vivre » non seulement des peuples indigènes, mais de toute l’humanité et de la planète. »

    Le Ministère Public Fédéral a publié une note de mise en garde : «  L’approbation du projet peut conduire à la destruction d’importantes zones écologiques aujourd’hui protégées ainsi que la déstructuration ou la disparition physique de divers peuples indigènes, spécialement ceux de la région amazonienne »

    Le 12 février, des indigènes, des parlementaires de l’opposition et des représentants de mouvements sociaux étaient avec la députée* Joênia Wapichana, la leader du Front Parlementaire mixte pour la défense des droits des peuples indigènes, pour demander au président de la Chambre des Députés, Rodrigo Maia de classer le projet. La procédure parlementaire est enclenchée…

                                                                            ***

    *Joênia Wapichana > voir les notes Blog des 21 octobre 2018 et 31 décembre 2018

    Photo : © Tiago Miotto /CIMI Des représentants des organisations indigènes du Sud du Brésil manifestent contre le projet de loi à Brasilia le 12 février. Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS 1 : Précédente note relative à l’exploitation minière : 05 avril 2013  

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 131, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

    Lien permanent Catégories : La lettre d'AYA 0 commentaire
  • Une première historique : du chocolat yanomami

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Yanomami, chocolate Yanomami, Mercado municipal de Pinheiros, São Paulo, De Mendes, Ye’kwana, Terra Indígena, ISA, Instituto Socioambiental, Fiocruz, ATÁ, Wanasseduume Ye’kwana, Waikás, cacao, cacau, Bolsonaro, mineração, garimpeiro, orpaillage illégal, mercúrio, ouro, orC’est une première historique : un lot d’un millier de barres de « Chocolat Yanomami » a été présenté au public le 14 décembre dernier au Marché municipal de Pinheiros de São Paulo. Ce produit a été préparé par le chocolatier « De Mendes » à partir la première récolte de cacao natif cultivé par une communauté du peuple Ye’kwana de la Terre Indigène Yanomami (TI-Y). L’idée de produire du chocolat est venue de leaders à la recherche de ressources additionnelles pour les communautés et ainsi combattre la logique destructrice de l’orpaillage illégal qui porte gravement atteinte à la santé des indigènes. Un des aspects dramatiques de cette invasion est d’attirer les jeunes indigènes en recherche d’argent pour l’acquisition de biens industrialisés, notamment de smartphones.

    Un atelier, promu par l’association Wanasseduume Ye’kwana, a été organisé en juillet 2018 dans la communauté Waikás en partenariat avec les instituts Socio-environnemental – ISA et ATÁ. Le chocolatier César de Mendes a enseigné aux participants les techniques de cueillette et de traitement des cabosses pour produire la matière première nécessaire à la fabrication de chocolats fins. L’intention est de planter jusqu’à 7'000 cacaoyers d’ici 2021. À terme, le projet « Chocolat Yanomami » devrait profiter à plus d’un millier de personnes de cinq communautés.

    Selon leader Júlio Ye’kwana, présent à São Paulo pour le lancement du produit : « Nous avons la richesse dans la nature et non dans le sous-sol. Nous n’avons pas à la détruire ni la blesser. La nature ne va pas rester irritée ».

    Le projet « Chocolat Yanomami » se réalise au moment où le président Bolsonaro veut permettre l’orpaillage et l’exploitation minière dans la TI-Y. Au moment où le nombre de garimpeiros (orpailleurs illégaux) y seraient maintenant plus de 20’000.

    Même modeste, ce projet est symboliquement important. Il montre que, sans être détruite, la forêt amazonienne est susceptible d’apporter un mieux-être à ses habitants.

                                                                            ***

    Photo : les plaques de chocolat / © ISA & De Mendes divulgação. Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 131, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Rencontre transfrontalière des Yanomami et Ye'kwana du Brésil et du Venezuela

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    Brasil, Brésil, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, yanomami, ye'kwana, Kurikama, Secoya, Caracaranã, Raposa Serra do Sol, Hutukara, Roraima, Venezuela, mineração, garimpagem, ISA, Davi KopenawaDu 28 octobre au 2 novembre, les représentants de neuf associations yanomami et ye'kwana du Brésil et du Venezuela se sont réunis pour débattre des thèmes qui les préoccupent. Étaient également présents les représentants de six organisations de la société civile partenaires. L'association Kurikama des Yanomami de l'État d'Amazonas et le Service et Coopération avec le peuple Yanomami – Secoya, les partenaires de AYA y ont envoyé deux déléguées.

    La réunion a eu lieu sur les bords du lac de Caracaranã, dans la Terre Indigène Raposa Serra do Sol (État de Roraima).

    Les discussions ont eu lieu dans cinq langues yanomami, en ye'kwana, en portugais et en espagnol. Elles ont porté sur les thèmes centraux pour ces peuples, comme la gestion territoriale, la santé, la jeunesse et les droits de la femme. Les travaux ont consisté à définir des recommandations et propositions pour renforcer la gouvernance de ces peuples sur leurs territoires et influencer les politiques publiques du Brésil et du Venezuela. Le tout est contenu dans une "Lettre* du Lac Caracaranã" dans laquelle sont précisés plus de soixante propositions concernant l'articulation entre les peuples et les organisations, la démarcation et la protection des territoires, la santé, les jeunes et les droits de la femme.

    Cette rencontre a été l'occasion de créer un "Forum permanent binational Yanomami Ye'kwana Brésil/Venezuela". Lors de cette rencontre, les participants ont travaillé à l'élaboration d'une première version d'une carte du "Territoire et communautés Yanomami Brasil – Venezuela" dont le lancement est prévu avant la fin de l'année. Il s'agit d'un territoire d'environ 23'000 km2 de forêt continue, habité par environ 40'000 indigènes.

    Malgré un niveau élevé de préservation de la forêt, les communautés sont confrontés à des problèmes communs dans les deux pays, comme l'orpaillage illégal, les projets d'exploitation minière ou les carences du service de santé, en particulier pour les plus éloignées.

    ***

    * Il est possible d'accéder à cette "Lettre" en utilisant ce lien hypertexte sur votre moteur de recherche : http://www.socioambiental.org/sites/blog.socioambiental.org/files/nsa/arquivos/carta_caracarana.pdf

    Photo © Marcos Wesley - Instituto Socioambiental – ISA : Davi Kopenawa, le leader de l'Hutukara Associação Yanomami présente la carte binationale des terres occupées au Brésil et au Venezuela par les Yanomami et Ye'kwana. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image

    À toutes les lectrices et les lecteurs des notes de ce blog, habituels ou occasionnels, connus ou inconnus, leur auteur tient à souhaiter, à chacune et à chacun, une bonne et heureuse année 2015.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

    - Cette note a été publiée dans "AYA Info" (No 98), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Plus de 4'000 projets d'exploitation minière menacent 152 Terres Indigènes d'Amazonie

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Amazônia, mineração,exploitation minière,Terres Indigènes, Terras Indígenas,PL 1.610, Edio Lopes, Padre Ton,Comissão Nacional de Política Indígenista,Commission Nationale de Politique Indigéniste,Estatuto dos Povos Indígenas,Instituto Socioambiental, Marcos Apurinã, Sônia Guajajara,COIAB,Dia do Índio,Abril indígena, Dilma Rousseff, Marta AzevedoCe sont 4'220 projets d'exploitation minière dans 152 Terres Indigènes (TI) d'Amazonie brésilienne que l'Instituto Socioambiental – ISA a dénombré récemment. Pour 74 de ces TI c'est plus de 50% de leur territoire qui est concerné et pour 32 d'entre – elles, c'est même plus de 90% ! La TI Yanomami en compte 657, couvrant 54% de son territoire.

    La recherche et l'exploitation de l'or entrent pour plus de la moitié – 2'260 - de ces projets. Cinq sociétés minières ont déposé 1'356 demandes, soit 32 %  du total. À elle seule, Mineração Silvana Industria e Comercio Ltda en compte 690 et, en deuxième position, Vale SA avec 210. La Constitution de 1988 prévoit qu'il appartient au Congrès d'autoriser cette exploitation dans les TI.

    Un projet de loi (No 1.610) de 1996 est en discussion au Parlement. Ce texte a été présenté par deux députés, Padre Ton et Edio Lopes, aux délégués indigènes lors de la dernière réunion de la Commission Nationale de Politique Indigéniste - CNPI, le 5 décembre 2012. Ces derniers ont rappelé que ce thème a été amplement débattu dans toutes les régions du pays à l'occasion des discussions relatives au "Statut des Peuples Indigènes". Un chapitre entier de ce document est consacré à la recherche et à l'exploitation des ressources minières dans les TI. Ce Statut a été remis à la Chambre des Députés en août 2009 sans avoir encore été inscrit à son ordre du jour. Du point de vue des indigènes, le thème de l'exploitation minière ne doit pas être débattu séparément du Statut. D'une manière générale, ils sont opposés à l'ouverture des Terres indigènes à l'exploitation minière.

    Récemment, les participants à la 42e Assemblée générale des peuples indigènes de Roraima ont adressé une lettre à la Présidente de la république, Dilma Rousseff. Ils reprochent au PL 1.610 de ne pas donner aux peuples indigènes le droit de refuser un projet minier et de ne prévoir aucune garantie de sauvegarde de leurs lieux sacrés et d'habitation : "cela génère un état de claire agression à la survie culturelle de nos peuples". Ils demandent de paralyser les travaux parlementaires sur le PL 1.610 et de donner la priorité à l'approbation du "Statut des Peuples indigènes" qui, lui, prévoit un droit de refus de la part des communautés indigènes (art. 88).

    Un avis, allant dans le même sens, a été exprimé par des leaders indigènes d'Amazonie lors d'une rencontre organisée, sur le PL 1.610, par la Fondation Nationale de l'Indien - FUNAI, les 25 et 26 mars à Manaus. Marcos Apurinã, le leader de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne – COIAB, a adressé une lettre à Marta Azevedo, la présidente de la Fondation, pour demander l'acheminement du projet de Statut au Congrès. Il propose également la définition d'une stratégie commune entre mouvement indigène, mouvements sociaux, alliés au Congrès et au sein du Gouvernement pour en obtenir l'approbation. La COIAB a publié une "Lettre ouverte" aux dirigeants indigènes, à ses partenaires, aux autorités et à la société en général dans laquelle elle exprime sa préoccupation. Dans sa mission de défendre les droits des peuples indigènes, elle dit affronter aujourd'hui le pire moment où ces droits sont menacés, notamment, mais pas seulement, par les projets d'exploitation minière en Amazonie. Elle demande aux peuples indigènes, qui seront invités aux réunions d'information sur le PL 1.610 prévues dans le pays, de suivre le positionnement adopté par les leaders indigènes de la CNPI et de ceux qui ont participé à la réunion de Manaus.

    Au Brésil, depuis 1943, l'existence des peuples indigènes est traditionnellement rappelée en avril, particulièrement le 19, qui est le "Jour de l'Indien". La COIAB veut saisir l'opportunité du prochain rassemblement – prévu à Brasilia - des leaders indigènes de tout le pays pour créer une dynamique en faveur de l'adoption du Statut par le Congrès.

    ***

    Photo © Secoya - De gauche à droite : Marcos Apurinã, leader de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne – COIAB; Edio Lopes, Député fédéral (PMDB) et rapporteur du projet de loi 1.610; Sônia Guajajara, Vice - coordinatrice de la COIAB lors de la réunion de Manaus les 25 et 26 mars dernier.

    PS : L'activation des liens hypertextes renvoie à une partie des  sources utilisées pour la rédaction de cette note. Elles sont souvent en portugais, sauf quand il s'agit d'anciens "AYA Info".

    Une version réduite de cette note a été publiée dans "AYA Info" (No 81), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Les Yanomami s'opposent à l'exploitation minière sur leur territoire

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    Davi Kopenawa,Yanomami, Marta Maria Azevedo,Paulo Maldos,Antonio Alves de Souza,FUNAI,HAY,Hutukara Associação Yanomami,Watoriki,rio Demini,Ye'kuana,SESAI,demarcação,Terra Indígena,mineraçãoDepuis 20 ans, la Terre Indigène Yanomami (TI-Y) est démarquée par un décret présidentiel du 25 mai 1992*. L'événement a été marqué à l'occasion de la VIIe Assemblée générale de l'association Hutukara Associação Yanomami – HAY présidée par Davi Kopenawa. Cette réunion, à laquelle ont participé plusieurs centaines d'indigènes a eu lieu du 15 au 20 octobre, dans la communauté de Watoriki, un village situé dans le bassin du Rio Demini.

    À l'ordre du jour, les sujets d'ordre institutionnels : Davi a été reconduit à la présidence de l'association pour une période de quatre ans (2013 – 2016). L'assemblée a traité des principales préoccupations des Yanomami et  Ye'kuana : rôle des organisations indigènes, le retrait des orpailleurs et les fermiers qui envahissent le territoire; l'avenir des écoles indigènes; les déficiences du service de santé et surtout leur opposition aux projets d'exploitation minière dont on connaît les répercussions sur la vie des communautés indigènes, notamment dans le domaine de la santé.

    Étaient également présents des membres de communautés Yanomami du Venezuela et des représentants des ONG qui appuient l'HAY. Le gouvernement était représenté par Marta Maria Azevedo, présidente de la Fondation Nationale de l'Indien (FUNAI), Paulo Maldos du Secrétariat de la présidence de la république et Antonio Alves de Souza, responsable du Secrétariat Spécial de Santé Indigène (SESAI).

    Les sujets traités lors de cette assemblée montrent bien qu'à elle seule la signature d'un décret, même présidentiel, ne suffit pas à protéger définitivement une Terre Indigène. Une protection effective, durable dans le temps, appelle la vigilance de ses habitants.

    Une telle réunion permet également aux membres des communautés Yanomami dispersées sur la TI-Y de faire connaissance et d'avoir une vision d'ensemble des problèmes auxquels ils sont confrontés. La vidéo ci-dessous retrace quelques séquences de l'assemblée.

    * Voir AYA Info No 72

     

    Photo : Marcos Wesley/ISA. De gauche à droite : Antonio Alves de Souza, Marta Maria Azevedo, et Davi Kopenawa.

    PS : L'activation des liens hypertextes renvoie aux sources utilisées pour la rédaction de cette note. Elles sont souvent en portugais, sauf quand il s'agit d'anciens "AYA Info".

    Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 76, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2