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  • Brésil : Les peuples indigènes en résistance

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Yanomami, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Association Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie, AYA, rio Marauiá, Service et Coopération avec le peuple Yanomami, Serviço e Cooperação com o Povo Yanomami, SECOYA, COP 25, Madrid, Madri, Altamira, Université Fédérale, Universidade Federal, Pará, Estado, État, Belo Monte, rio Xingu, Belo Sun, Centre du Monde, Amazônia Centro do Mundo, rivières volantes, Rios Voadores, Amazonas, Marcha dos Povos Indígenas do Amazonas, Forum d’Éducation Scolaire Indigène de l’Amazonas – FOREEIA, Fórum de Educação Escolar Indígena do Amazonas, Carta aberta, Bem Viver, Mère Terre, Mãe Terra, Casa Comun, Maison communeL’année 2019 a vu se multiplier les menaces sur les populations indigènes et la forêt de l’Amazonie brésiliennes. Après les incendies, la déforestation a repris, la démarcation des Terres Indigènes a été stoppée, des gardiens de la forêt et des leaders indigènes ont été assassinés…

    Mais les peuples indigènes ne sont pas restés inactifs. Ils ont multiplié les moments de protestation, les rencontres avec les autorités et les autres mouvements sociaux du pays ; envoyé des délégations dans les pays européens, y compris en Suisse et à la dernière COP 25 à Madrid pour faire connaître leur situation et demander des gestes de solidarité. À relever deux rencontres qui ont été organisées dans des zones particulièrement sensibles de l’Amazonie.

    D’abord celle qui a eu lieu sur le campus d’Altamira de l’Université Fédérale de l’État du Pará les 17, 18 et 19 novembre. La région subit les conséquences de la centrale hydroélectrique de Belo Monte construite sur le rio Xingu. Les habitants y redoutent encore le projet d’une entreprise canadienne d’exploiter « Belo Sun », une mine d’or à ciel ouvert. Cette inquiétante réalité a incité un collectif de vingt-cinq organisations (associations de femmes, de riverains, de pêcheurs, de défenseurs des droits humains, d’écologistes, de membres de l’Église catholique, de leaders indigènes, de scientifiques et autres personnalités à s’unir et à manifester leur volonté de défendre la forêt amazonienne et ses habitants. La réunion, intitulée « Amazonie, Centre du Monde »  a vu la participation d’environ trois cents personnes. Les débats ont abouti à l’adoption d’un texte, un « Manifeste » devant harmoniser l’action de défense de l’Amazonie. Le document commence par rappeler le rôle de la forêt amazonienne : « Sans maintenir vivante la plus grande forêt tropicale de la planète, il n’y a pas la possibilité de contrôler le super réchauffement global. L’évaporation produite par la forêt libère dans l’atmosphère 20 milliards de tonnes d’eau chaque 24 heures. La forêt crée des rivières volantes  au-dessus de nos têtes plus importantes que l’Amazone. La sueur de la forêt sauve la planète tous les jours. Mais cette forêt est en train d'être rapidement détruite par un développement prédateur et risque d'atteindre un point de non-retour dans quelques années. » Face à la catastrophe en cours, les signataires affirment avoir surmonté les barrières et les obstacles pour unir leurs voix autour d'un objectif commun : « Sauver la forêt et combattre l'extinction des vies sur la planète. » […] Nous savons que la forêt n’existera que si les peuples de la forêt existent. Nous serons ensemble dans les luttes de toutes les Amazonies. Nous serons là où la forêt saigne. Nous lutterons contre toutes les formes de mort. » Pour conclure, les auteurs résument ainsi leur axe de travail : « Nous voulons « amazoniser » le monde et nous « amazoniser » nous-mêmes. Orientés par les peuples de la forêt, nous voulons refonder l’humain et imaginer un futur où nous puissions vivre. »

    Quelques jours plus tard, au début décembre, à Manaus, la capitale de l’État d’Amazonas, plusieurs centaines d’indigènes représentant 42 peuples et 39 organisations étaient réunis pour la « 5e Marche des Peuples Indigènes de l’Amazonas ». Une manifestation organisée par le Forum d’Éducation Scolaire Indigène de l’Amazonas – FOREEIA. Deux textes, reflétant leurs préoccupations, ont été approuvés par les participants.

    Le premier est une « Déclaration de principes des Peuples Indigènes de l’Amazonas ». Ils rappellent six caractéristiques qui les distinguent collectivement et individuellement : 1.- Le Bien vivre entre les personnes, marqué par la coexistence avec les autres êtres de la nature, dans le profond respect pour la terre, son usage collectif et les projets de vie de chaque peuple. 2.- L’autodétermination et la liberté de chaque peuple de décider de sa forme d’organisation, de ses droits économiques sociaux et culturels. 3.- Le droit pour chaque peuple d’être le protagoniste de ses transformations. 4.- Le caractère sacré et inviolable du Territoire, indispensable pour la reproduction physique et culturelle, la sécurité présente et future de nos peuples. 5.- Le droit, comme peuples originaires, à avoir une identité et une diversité propres. Chaque membre d’un peuple est reconnu par celui-ci parce qu’il maintient avec lui des liens historico-culturels, territoriaux et linguistiques. En retour, cette appartenance est aussi faite de la loyauté envers le peuple qui vous reconnaît comme l’un des siens. 6.- Le fait d’être sur une unique planète et dans un monde où tout est interconnecté, le Bien Vivre de tous passe par la construction d’alliances basées sur le respect et dans le dialogue interculturel. L’unité, la capacité de mobilisation du mouvement indigène et la constitution d’alliances sont indispensables pour forger la force politique pour la concrétisation de nos droits comme peuples et dans le dialogue avec l’État.

    Le deuxième texte est une « Lettre ouverte » au début de laquelle il est rappelé qu’ils viennent des différents rios de cet immense État pour se joindre aux indigènes de la cité afin d’exprimer leur insatisfaction en raison des orientations anti-indigènes des politiques adoptées par le Gouvernement fédéral et celui de l’État d’Amazonas : « Nous sommes dans la capitale pour dénoncer cette politique qui a pour principe la violation des droits des peuples indigènes… » Et d’énumérer différents exemples de promesses non tenues, d’absence de dialogue, de restrictions budgétaires… De dénoncer l’action de personnes se disant du mouvement indigène, mais qui soutiennent propositions avec lesquelles celui-ci n’est pas d’accord…. Les signataires déclarent en avoir assez de la violence à leur encontre, de la persécution, de la criminalisation et l’assassinat de leaders. Ils réitèrent leur volonté de maintenir leur autonomie sur leurs terres, leur refus de l’exploitation minière et de l’orpaillage qui détruisent la forêt, polluent les rivières. Ils réclament la protection des peuples isolés, mais aussi des politiques publiques spécifiques pour les indigènes vivant dans les villes. À l’État d’Amazonas, ils demandent à participer à l’élaboration d’un plan – doté d’un budget - qui réponde aux demandes des communautés. Ils terminent leur lettre en affirmant leur disposition à se joindre aux autres secteurs de la société qui luttent pour la garantie des droits humains, sociaux et économiques, pour un projet de Bien Vivre en Amazonie, respectant la Mère Terre et la Maison Commune. « En continuant de lutter et rêver. Résister est nécessaire ! »

    Les Yanomami du rio Marauiaá, représentant leur association - Kurikama - étaient à Manaus pour participer à cette marche. Ils ont pu se réunir au siège de la SECOYA (le partenaire de AYA et du Mouvement pour la Coopération Internationale - MCI). Ils demandent une amélioration du Service de santé. D’autres Yanomami protestent contre l’invasion des garimpeiros (orpailleurs illégaux)

    Que sera 2020 pour la forêt amazonienne et les peuples qui l’habitent ? Déjà l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB a fait savoir qu’au début 2020 elle allait se mobiliser pour défendre le service de santé indigène…

                                                                                ***

    Photos : En haut : Resistir é preciso > Résister est nécessaire. Ci-dessous, supérieure : Nós Yanomami não queremos o garimpo no nosso território > Nous Yanomami, nous ne voulons pas l’orpaillage dans notre territoire. Ci-dessous, inférieure : Exigimos melhora na assistência de saúde dos povos indígenas > Nous exigeons un meilleur service de santé pour les peuples indigènes. Cliquer sur les images pour en agrandir la taille.

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    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 130, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Davi Kopenawa « Prix Nobel alternatif »

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Stockholm, Davi Kopenawa, Rigth Livelihood Foundation, Prix Nobel alternatif, Yanomami, La Chute du Ciel, Erwin Kräutler, Chico Whitaker Ferreira, Leonardo Boff, Commission Pastorale de la Terre, Comissão Pastoral da Terra, MST, Xingu, Movimento dos trabalhadores rurais Sem Terra, José Lutzenberger, Maison de la Paix, Genève, Cité de Calvin, Daniel Schweizer, Indiens d’Amazonie en sursis, Festival et Film International de Défense des Droits Humains, FIFDH, Mouvement pour la Coopération Internationale, MCI, Association Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie, AYA, rio Marauiá, Service et Coopération avec le peuple Yanomami, Serviço e Cooperação com o Povo Yanomami, SECOYA, Ville de Genève, Délégation Genève Ville Solidaire, Fédération Genevoise de Coopération, FGC, Canton de Genève, Aminatou Haidar, Sahara occidental, Greta Thunberg, Guo Jianmei, La chute du ciel, Bruce Albert, Editions Plon, Terre humaine, A queda do céu, The Falling Sky, Editora Companhia Das Letras, Harvard University PressCe 4 décembre à Stockholm, Davi Kopenawa, leader et chaman yanomami a été l’un des récipiendaires* du « Prix Nobel alternatif » délivré par la Rigth Livelihood Foundation. Une distinction qui arrive au moment où la Terre Indigène Yanomami – TI Y est envahie par des milliers d’orpailleurs illégaux qui polluent les sols et les rivières.

    Davi a mené de nombreux combats en faveur de son peuple. L’un des plus singuliers a été son action en faveur du retour en terre yanomami d’échantillons de sang prélevés sur les Yanomami dans les années 60 par des chercheurs américains. Les premiers échantillons de retour des USA ont été mis en terre au cours d’une cérémonie funèbre au début d’avril 2015. Son activité lui a valu d’être parfois menacé de mort comme en 2014. Il a retracé son parcours de vie et une partie de l’histoire de son peuple dans un ouvrage, « La chute du cie» coécrit avec l’anthropologue Bruce Albert en 2010**.

    Avant lui, d’autres brésiliens et organisations de la société civile du Brésil ont reçu la même distinction : Erwin Kräutler, évêque émérite du Xingu en 2010; Chico Whitaker Ferreira, militant altermondialiste en 2006; Leonardo Boff, un des pères de la théologie de la libération en 2001; la Commission Pastorale de la Terre – CPT et le Mouvement des travailleurs ruraux Sans Terre – MST en 1991 et José Lutzenberger, agronome et écologiste en 1988.

    Avant de se rendre à Stokholm, Davi était à Genève où il est intervenu lors d’une manifestation qui a eu lieu le 28 novembre à la Maison de la Paix. En mars 2012, il était déjà dans la Cité de Calvin lors de la présentation du film de Daniel Schweizer « Indiens d’Amazonie en sursis » projeté dans le cadre du Festival et Film International de Défense des Droits Humains – FIFDH. Sept ans plus tard la situation des indigènes brésiliens s’est gravement dégradée. La distinction remise à Davi Kopenawa est une occasion de la rappeler.

    Toujours à Genève, le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI et l’Association Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie - AYA apportent un appui aux Yanomami du rio Marauiá par l’intermédiaire du Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA dont le siège est à Manaus. Les deux ONG reçoivent le soutien de plusieurs collectivités publiques genevoises. Une modeste solidarité qui a le mérite d’exister !

                                                                                  ***

    *Les autres récipiendaires 2019 sont trois femmes : Aminatou Haidar, militante indépendantiste du Sahara occidental, Greta Thunberg, la jeune militante pour le changement climatique et Guo Jianmei, avocate chinoise qui milite pour les droits des femmes.

    **Traduit en anglais en 2013 sous le titre « The Falling Sky » aux éditions Harvard University Press, et en portugais en 2015 sous le titre « A queda do céu » aux Editions Companhia Das Letras. Une chronologie sélective de la vie de Davi est publiée en français sur le site de Survival International.

    Photo : Davi Kopenawa / © Fernando Frazão / Agência Brasil. Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 130, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Prévention de la mortalité maternelle et infantile chez les Yanomami

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, mortalité infantile, mortalidade na infância, mortalidade materna, frottis gynécologiques, planning familial, Yanomami, União das Mulheres Indígenas da Amazônia Brasileira, UMIAB, Serviço e Cooperação com o Povo Yanomami, SECOYA, Manaus, Kurikama, rio Marauiá, sages-femmes, parteiras tradicionais, AYA, Ville de Genève, Délégation Genève Ville Solidaire, Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie, Droits de l’enfant, ONUÀ plusieurs reprises, les femmes et les leaders Yanomami ont exprimé leur mécontentement et leurs doutes relatifs à certaines actions mises en place par le service officiel de santé indigène : frottis gynécologiques, planning familial, effets secondaires suite à l’application d’injections anticonceptionnelles… Des programmes appliqués sans accompagnement approprié, les Yanomami ont assimilé ces traitements à des empoisonnement. Les hommes, leaders des communautés, ont demandé l’arrêt de ces programmes sans consulter les femmes.

    Pour changer cet état de fait, celles-ci se sont adressées au Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA* de Manaus. En juin 2018 déjà, en partenariat avec l’Union des Femmes Indigènes de l’Amazonie Brésilienne – UMIAB, la SECOYA a organisé une rencontre sur le thème du « Droit au consentement éclairé et santé de la femme ». Les participantes, dont certaines ont un rôle similaire aux sages-femmes traditionnelles, demandèrent une formation particulière. Il s’agit d’améliorer leur pratique pour réduire les taux de mortalité maternelle et infantile trop élevés dans les communautés, objectif final d’un tel projet. Il s’agit d’un programme qui se veut une action concrète au moment où est célébré le trentième anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, en particulier l’Art. 24.

    La SECOYA accepté de répondre à cette demande. Elle a d’abord défini qui seraient les bénéficiaires de cette action : une trentaine de femmes, des membres de l’association « Kurikama » qui regroupe les villages Yanomami du rio Marauiá et autres personnes représentant les communautés dans les structures officielles de santé. Il s’agit ensuite de définir une méthodologie : dresser un diagnostic préalable sur la situation exacte en matière de santé maternelle et infantile ; s’informer et tirer les enseignements sur les pratiques réalisées dans d’autres peuples amazoniens ; les prérequis pour commencer une formation ; la législation en vigueur concernant les sages-femmes traditionnelles, etc…

    Se voulant un projet participatif, il est indispensable de mettre en place une consultation préalable libre et informée des femmes et des communautés concernées. Enfin, il est nécessaire de prévoir comment assurer la pérennité d’un tel programme de formation.

    Cette activité à un coût, environ 60'000 CHF, SECOYA a sollicité AYA qui s’est adressée à la Ville de Genève. La Délégation Genève Ville Solidaire est entrée en matière pour soutenir une première phase de ce programme, mais sa contribution ne couvre que 80% des dépenses. AYA dispose de quelques ressources propres, mais il faut trouver le complément.

    Appel est lancé aux lecteurs de cette note. Une contribution peut être versée au CCP : Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" – AYA - 1213 ONEX / No 17-55066-2

    Par avance un chaleureux merci !

                                                                                     ***

    *Le Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA est le partenaire de AYA.

    Illustrations : Ci-dessus, page 1 du Projet.

                          Ci-dessous : carte localisant le rio Marauiá.

    > Cliquer sur les images pour en agrandir la taille.

                                                                       

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    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 130, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Les Yanomami ont élaboré un plan de gestion territorial

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Yanomami, Terra Indígena, PGTA, Service et Coopération avec le peuple Yanomami, Serviço e Cooperação com o povo Yanomami, SECOYA, yanomae, ye’kwana, PGTA, OIT, Convention 169, Convenção 169, Política Nacional de Gestão Ambiental e Territorial de Terras Indígenas, PNGATI, Fernando Collor, Dilma Rousseff, Luiz Inácio Lula da Silva, Amazonas, Roraima, Rio Mucajaí, Rio Uraricoera, Plano de Gestão Territorial e Ambiental, orpailleurs, ameaças, pescadores, caçadores, garimpeiros, madeireiros, piaçabeirosIls y ont travaillé pendant quatre ans ! Les Yanomami et Ye’kwana des différentes régions de la Terre Indigène Yanomami – TI-Y, regroupés au sein de sept associations, ont rédigé collectivement un Plan de Gestion Territorial et Environnemental* – PGTA. Ils ont pu compter sur la collaboration de plusieurs administrations publiques et d’organisations indigénistes, dont le Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA**. Ils ont reçu l’appui financier de plusieurs entités. Ce document a été remis dès la mi-juillet à diverses administrations gouvernementales, judiciaires et autres.

    Pour en faciliter la diffusion, il a été rédigé dans trois des neuf langues autochtones en usage dans la TI-Y : yanomami, yanomae, ye’kwana et, chaque fois, en portugais. Il se compose de plusieurs parties : une présentation de la TI-Y, ce qu’est le PGTA et la manière dont il a été élaboré. Suivent sept thèmes : la manière de prendre les décisions, de renforcer la protection de l’aire yanomami, de générer des revenus ; le maintien et la protection des connaissances traditionnelles, la protection de la forêt ; l’amélioration de la santé et de l’éducation scolaire indigène. Des propositions sont formulées pour chacun de ces thèmes. Un glossaire permet de mieux comprendre le document qui se termine par un protocole de consultation. Il s’agit de la procédure selon laquelle les Yanomami veulent que les autorités les écoutent avant que des projets les concernant soient décidés.

    Le TI Yanomami a été homologuée par un décret du 25 mai 1992 signé par Fernando Collor. Elle s’étend sur 96'649,548 km2, avec un périmètre de 3'370 km. Environ 40% de son territoire se situent sur trois municipalités de l’État d’Amazonas et à 60% sur cinq municipalités de l’État de Roraima. Elle est à la frontière du Venezuela au nord-ouest du Brésil. Elle compte environ 26'000 habitants répartis dans plus de 330 communautés villageoises. La TI-Y est l’une des plus importantes aires forestières continues du pays avec peu de zones déboisées ou dégradées.

    Mais c’est aussi une aire menacée. Elle l’est par des demandes de recherche et d’exploitation minières. Elle l’est par des chasseurs, pêcheurs, marchands de bois et, surtout, par des orpailleurs illégaux. Ces derniers sont particulièrement nombreux (environ 20'000 disent les leaders yanomami) sur les rios Mucajaí et Uraricoera dans le nord de la TI***.

    Un PGTA est un outil permettant aux peuples indigènes de mieux maîtriser leur destin. Celui-ci arrive dans un moment difficile pour tous les peuples indigènes du Brésil. Mais il est aussi le signe de la volonté des Yanomami de résister aux menaces qui pèsent sur eux.

                                                                              ***

    *Un tel plan est élaboré sur la base d’un décret du 5 juin 2012 signé par Dilma Rousseff. Il s’agit d’un texte d’application de la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail – OIT relative aux peuples indigènes. Convention ratifiée par le Brésil en 2002 et promulguée par un décret du 19 avril 2004 signé par Luiz Inácio Lula da Silva.

    **Le partenaire de AYA et du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI /Genève

    ***Voir la carte ci-dessous (p. 23 ou 101 du  document) :

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    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 128, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • 13 avril : Lancy fête la solidarité internationale

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    Lancy a une longue tradition de solidarité avec les pays du sud. En 1960 déjà, la commune a commencé à soutenir l’hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné au Gabon, cela à hauteur de 5'000 CHF. Dans l’inventaire de l’aide apportée par les communes genevoises - dressé par la Fédération Genevoise de Coopération - FGC en 1985 - Lancy annonce un budget de 298'500 pour cette année-là. Trente ans plus tard, en 2015, elle consacre 760'000 CHF à la solidarité internationale. Des montants proches des 0,7% du budget annuel de fonctionnement de la municipalité.

    Au fil des années, Lancy, comme d’autres collectivités publiques par un geste librement consenti, a rendu collective la solidarité internationale pour lutter conte le mal-développement. En ce qui concerne le montant et la nature des projets soutenus, les autorités communales se sont référées à diverses entités. Dans les années soixante, en répondant à l’appel de la « Déclaration de Berne » de 1968. Plus tard en se référant à la Déclaration finale de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement durable tenue à Rio de Janeiro de 1992. Plus récemment à la Charte (1994), puis l’Engagement (2004) d’Aalborg des Villes européennes pour la durabilité. Elle confirme sa volonté d’octroyer un montant de 0,7% de ses dépenses de fonctionnement annuel en faveur de la solidarité internationale. En 2015, la Ville de Lancy s’est dotée d’une Charte en matière de solidarité internationale. La même année elle a signé une Convention-cadre avec la FGC.

    En ce qui concerne les peuples autochtones en 2018, Lancy, par l’intermédiaire de la FGC, a soutenu un projet du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI en faveur des Mapuche du sud de l’Argentine qui s’organisent pour récupérer leurs terres. En 2017, l’association genevoise « Appui aux Yanomami d’Amazonie -AYA, a reçu une subvention de Lancy en faveur de son partenaire le « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA de Manaus. AYA présentera le film réalisé par la compagnie parisienne « Le jour se lève » sur les 25 ans d’activité de SECOYA. Il est prévu de projeter ce documentaire (23 min). quatre fois dans la journée, à 10h, 11h45, 13h30 et 15h15.

    AYA et le MCI remercient la Ville de Lancy et ses habitants pour l’appui apporté leurs projets dont les destinataires sont des Peuples premiers qui luttent pour conserver leur cadre de vie. Un environnement dont l’utilité est planétaire.

    *73 Av. des Communes-Réunies / 1212 Grand Lancy

    Voir le programme ci-dessous :

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    Illustrations : Cliquer sur la vignette pour en agrandir la taille.

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    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 126, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Le Peuple Yanomami sur « Léman Bleu »

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    Pendant le mois de février, à diverses reprises, la chaîne de TV genevoise « Léman Bleu » a diffusé un bref reportage dans lequel des Yanomami du Rio Marauiá s’expriment sur le contexte dans lequel ils vivent. Ils sont particulièrement conscients de l’importance de maintenir leur identité culturelle. L’un d’eux compare celle-ci à « La mère [qui] mastique la nourriture dans sa bouche. Elle donne cette bouillie à l’enfant pour qu’il puisse grandir… La langue transmet les noms des arbres, des rivières, des pierres… ».

    Les images ont été rapportées par Aurélien Stoll, le secrétaire du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI. Ce documentaire est le reflet d’un projet porté* par cette ONG genevoise, en collaboration avec le « Service et Coopération avec le Peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus, pour la formation de « Multiplicateurs interculturels ». Le rôle de ceux-ci est de permettre aux communautés yanomami de relever les défis découlant du contact avec la société environnante. Ce programme est soutenu par la Fédération Genevoise de Coopération – FGC qui, pour cette action, a reçu un financement de plusieurs collectivités publiques genevoises.

    Le reportage est diffusé dans le cadre de l’émission « Esprit solidaire » animée, depuis fin août 2018, par la journaliste Priscilia Chacón. Cette série est le fruit d’un partenariat Léman Bleu/FGC, qui a reçu le soutien de la Direction du Développement et de la Coopération (Confédération), de dix-huit communes genevoises, du Canton et de la Ville de Genève. Chaque mois « Esprit solidaire » présente un projet d’une organisation membre de la FGC.

    *Voir sur ce blog la note du 18 décembre 2018.

    Voir l’émission (7’50’’) :

     

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 126, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Les Yanomami du rio Marauiá construisent leur avenir

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    Le rôle des « Multiplicateurs interculturels » est double. D’une part, ils représentent leurs communautés dans diverses instances officielles comme le « Conseil de District de Santé Indigène - DSEI». Ou, encore, dans les réunions de préparation du « Plan de Gestion Territorial et Environnemental – PGTA » en cours d’élaboration pour l’ensemble de la Terre Indigène Yanomami (TI-Y). Il s’agit d’un document, par lequel les Yanomami définissent la manière dont ils entendent conduire leur avenir et gérer leur territoire. Cela, maintenant, dans un contexte politique inquiétant. D’autre part, ils doivent restituer à leurs mandants les décisions prises dans ces structures. Ils ont besoin d’une double connaissance : celle de la culture Yanomami et celle du cadre culturel, social, économique et législatif plus large dans lequel ils vivent. Une société environnante qui a un impact sur leur quotidien, par exemple l’usage du téléphone portable, etc. Leur qualification donne plus de poids et plus d’autonomie à leur association, la Kurikama.***  Ces réunions sont également l’occasion d’aborder les problèmes liés aux relations entre les xapono : les territoires de chasse, les conséquences de la sédentarisation, etc...

    Le cours a été animé par Samuel Kohito Yanomami, le Coordinateur de la Kurikama et par Silvio Cavuscens, le secrétaire du « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus. C’était le troisième module d’un projet porté par Terre des Hommes Suisse et le Mouvement pour la Coopération Internationale - MCI. Ce dernier est appuyé financièrement par plusieurs collectivités publiques (Canton et Ville de Genève, Ville de Carouge et la Direction du Développement et de la Coopération de la Confédération), cela par l’intermédiaire de la Fédération Genevoise de Coopération - FGC. Le MCI remercie chaleureusement ces entités.

    C’est la première fois qu’un membre du MCI – Aurélien Stoll – a eu la possibilité de participer à un tel événement. Outre le contenu du cours et la participation très active des leaders, il a particulièrement relevé les problèmes de logistique à résoudre - et qui ont un coût - pour organiser ce type de rencontre dans un tel lieu. Une petite partie de la nourriture est trouvée sur place (par des chasseurs), mais l’essentiel et le matériel nécessaire doivent être apportés par bateau de Manaus, ville située à près de 780 km en aval de SIRN, (souvent 3 jours de navigation). Puis, tout transborder sur une ou des pirogues**** pour remonter le cours du rio Marauiá. Pour rejoindre Tabuleiro (à une cinquantaine de km en amont), il faut compter, selon la saison et la puissance du moteur, environ 5 à 6 heures de navigation. "Détail" non négligeable : il y a quatre « cachoeiras » (rapides) à franchir. Pour chaque franchissement, il faut décharger le matériel et le carburant pour le retour, faire passer – parfois porter - les embarcations avant de les recharger en amont… La coopération peut recouvrir des réalités singulières !

                                                                                ***

    *Géolocalisation : 0°15’23.0 N, 65°02’52.0’’ W / **Prononcer « Chapono » / *** Fondée en octobre 2013 / **** Dont une offerte en 2013 par la commune de Vandoeuvres (GE) par l’intermédiaire de l’association AYA - Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie.

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    Photos © Aurélien Stoll : Cliquer sur l’image pour agrandir la taille.

    En haut à gauche, Samuel Kohito Yanomami anime le cours.

    Ci-dessus, le passage d’une « cachoeira ».

    PS 1 : Note rédigée avec le concours d’Aurélien Stoll.

    PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 124, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Les Yanomami refusent la superposition d'Unités de conservation avec leur Terre Indigène

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     Yanomami,ICMBIO,UC,Flona Amazonas,HAY,Hutukara, Serviço e Cooperação com o Povo Yanomami,SECOYA,Amazonas,Pico da Neblina,Rede Rio Negro,Parque Serra do Aracá,Centro de Unidades de Conservação,CEUC,Hutukara Associação Yanomami,Davi Kopenawa,Silvio Cavuscens,ISACe n'est pas la première fois que les Yanomami expriment leur refus de voir se créer des Unités de Conservation (UC) sur la Terre Indigène Yanomami – TI-Y. Ce problème avait déjà fait l'objet de discussions en juillet 2011* quand l'Institut Chico Mendes de Conservation de la Biodiversité – ICMBIO, l'organe du gouvernement en charge de l'environnement a décidé de réactiver la Forêt nationale de l'Amazonas, dite "Flona Amazonas".

    Au Brésil, il existe deux groupes d'UC, celui de "protection intégrale" comme les réserves biologiques, les parcs nationaux, et celui à "usage soutenable" comme les forêts nationales, les réserves de faune, etc.

    Trois de ces UC se superposent à la TI-Y : le parc "Serra do Aracá" qui dépend du Centre des Unités de Conservation de l'État d'Amazonas, le CEUC; le Parc national Pico da Neblina (nom du plus haut sommet du Brésil – 2'994 mètres) et la "Flona Amazonas" qui, eux, dépendent de l'ICMBIO. Ces UC représentent environ 85% de la TI-Y de l'État d'Amazonas, ce qui réduit considérablement l'autonomie du peuple Yanomami sur sa propre Terre. Le statut de "Terre Indigène" apporte davantage de protection que les UC.

    Le matin du 22 août, les dirigeants des associations membres du "Réseau Rio Negro" (dont l'Hutukara Associação Yanomami – HAY et le Service et Coopération avec le Peuple Yanomami – SECOYA) se sont réunis avec les représentants de l'ICMBIO. Ils ont remis une lettre au président de l'Institut lui demandant la révocation du décret qui a créé la Flona Amazonas. L'après-midi du même jour, ces mêmes représentants ont rencontré des membres du CEUC. Ils ont demandé la révision des limites du Parc Serra do Aracá.

    L'HAY envisage une action en justice pour faire valoir le droit des Yanomami sur l'entier de leur territoire. Ce problème était l'un des points inscrits à l'ordre du jour de la VIIe Assemblée générale de l'Hutukara tenue du 9 au 14 octobre, dans la communauté Watoriki proche du rio Demini, en présence de la présidente de la Fondation Nationale de l'Indien.

    *Voir sur ce blog la note du 02/09/2011 et AYA Info Nos 63 et 64

    Photo : Wilde Haborahy/ISA. Sur la gauche, on reconnaît – debout - Davi Kopenawa de l'HAY et, assis à côté de lui, Silvio Cavuscens de la Secoya.

     

    PS : L'activation des liens hypertextes renvoie aux sources utilisées pour la rédaction de cette note. Elles sont souvent en portugais, sauf quand il s'agit d'anciens "AYA Info".

    Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 75, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2