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  • Violence contre les peuples indigènes

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     Au Venezuela, le soulagement…

    Tout d'abord cette information publiée par "Survival International" : "Selon des témoignages émanant de sources confidentielles, Survival estime aujourd'hui (le 11/09) qu'il n'y a pas eu d'attaque d'orpailleurs contre la communauté yanomami d'Irotatheri au Venezuela…  Nous ne savons pas, à ce jour, si cette histoire a été ou non déclenchée par un violent incident, ce qui pourrait être l'explication la plus probable, mais les tensions demeurent vives dans la région… Les autorités vénézuéliennes devraient continuer à enquêter sur cet incident et, plus important, évincer les envahisseurs du territoire yanomami et de tous les territoires indigènes du pays."

    Cette information vient en complément de la note publiée le 7 septembre dernier sur ce blog.

    Brésil : Rapport du CIMI sur la violence contre les peuples indigènes en 2011

    "Déjà ils m'ont battu sur le bord de la route quand je suis venu la nuit. J'ai peur, mais je ne vais pas arrêter (la lutte pour la terre), si je meurs, je serai de nouveau mélangé à la terre !". C'est ce qu'avait déclaré à Agência Brasil en 2009, Nísio Gomes, cacique Guarani Kaiowá, assassiné en novembre 2011, victime d'un conflit de la terre dans le Mato Grosso do Sul. C'est à ce leader indigène qu'est dédié le rapport annuel 2011 (4.1 Mo) du Conseil Indigéniste Missionnaire – CIMI*, consacré à la "Violence contre les peuples indigènes". Il a été publié en juin dernier.

    Ce document se divise en deux parties. La première est composée d'une préface de Dom Erwin Kräutler, le président du CIMI, d'une présentation du Secrétaire exécutif de l'entité, d'une introduction par l'anthropologue qui a conduit l'enquête et de six articles sur des sujets spécifiques, par exemple les déficiences du service de santé dans la Vallée du Javari.

    La deuxième est consacrée à l'énumération des différents cas relevés par les enquêteurs. Ils sont classés selon plusieurs types : "violence contre le patrimoine (invasions de terres indigènes, exploitation illégale de ressources…); contre la personne (menaces, tentatives d'assassinat, assassinats…) et par omission des pouvoirs publics (manque d'assistance, mortalité infantile…). Un chapitre est également consacré aux peuples isolés et de peu de contact.

    Les enquêteurs ont relevé 99 cas de violence contre le patrimoine (92 en 2010), 378 victimes de violence contre la personne dont 51 assassinats (60 en 2010). Dans la troisième catégorie (omission des pouvoirs publics), ils ont relevé 126 cas de mortalité infantile (92 en 2010).

    Rares sont les États de l'Union qui ne sont pas mentionnés dans le rapport : cinq sur vingt-sept. Et ce sont des États où, selon le dernier recensement de 2010, le nombre d'indigènes vivant en zone rurale est particulièrement réduit comme au Rio Grande do Norte, Piauí et Sergipe au Nordeste.

    Dans sa présentation, Cleber C. Buzzato, le Secrétaire exécutif du CIMI tire la sonnette d'alarme : "Le discours idéologique, fondé sur une vision insoutenable de développement économique, est utilisé comme élément théorique absolu pour justifier la violation des droits et la pratique de violences contre les peuples indigènes au Brésil. Un tel discours montre que nous sommes dans un moment des plus complexes et dangereux de ces 40 dernières années pour les peuples indigènes."

    Pour en savoir plus, en français : Voir AYA Info No 63 /août 2011, et les Nos 28, 35, 39, 52

    * Le CIMI est l'organe de la Conférence Nationale des Evêques du Brésil – CNBB pour les peuples indigènes.

    PS : L'activation des liens hypertextes renvoie aux sources utilisées pour la rédaction de cette note. Elles sont souvent en portugais, sauf quand il s'agit d'anciens "AYA Info".

    ***

    La deuxième partie de cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" No 74, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

  • Les graves carences du Service santé indigène dans la Vallée du Javari

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    "En moins de dix ans, nous avons perdu un tiers de la population". C'est ce qu'écrit fin janvier, Clóvis Marubo, dans un manifeste publié au nom des peuples indigènes de la Vallée du Javari : "Dans le contexte actuel, nous devons vivre avec un nombre significatif de notre population contaminée par la malaria, la tuberculose, la filariose, les divers types d'hépatite et de dénutrition qui viennent faucher la vie de nos enfants, de nos femmes, de nos jeunes, de nos vieux"... "Nous demandons au Ministère de la Santé de mettre en œuvre des mesures urgentes, suivies de plus permanentes, qui retournent de manière radicale l'actuelle situation qui peut être évitée par le biais de politiques participatives de santé indigène, intégrées et efficientes". Ce n'est pas la première fois que les peuples indigènes de la Vallée du Javari alertent les autorités sur la situation alarmante de l'état de santé des peuples indigènes de cette région du Brésil*.

    À la fin octobre 2011, le Centre de Travail Indigène - CTI et l'Institut Socio - environnemental - ISA ont publié un diagnostic sur la situation de la santé des peuples indigènes de cette région du Brésil. Ce rapport a été remis à Antônio Alves, le responsable du Secrétariat Spécial de Santé Indigène - SESAI au niveau fédéral.

    De son côté, aussi en octobre 2011, le Conseil Indigéniste Missionnaire - CIMI, l'organe de la Conférence Nationale des Evêques du Brésil - CNBB pour les questions indigènes a lancé une pétition à envoyer à la présidente de la république. Il a produit un documentaire intitulé "Javari", dont il annonce qu'il sera projeté ce 23 mars, à l'occasion d'un débat organisé à l'Université Fédérale d'Amazonas de Manaus. Cette rencontre permettra à plusieurs leaders indigènes du Javari de sensibiliser la communauté universitaire à cette réalité.

    L'appel de Clóvis trouvera-t-il enfin un écho ?

    La Terre Indigène Vale do Javari a été démarquée en 2001. Elle couvre 85'444 km2 - deux fois la superficie de la Suisse - sur six municipalités de l'État d'Amazonas. Elle est peu peuplée, environ 4'500 indiens de plusieurs ethnies : Kanamari, Korubo, Kulina, Marubo, Matis, Matsé, Tsohom Djapa et plusieurs groupes isolés. Voir la carte ci-dessous.

    Pour en savoir plus,

    En français :

    - *La note de ce blog du 18/02/2011

    En portugais :

    - Le manifeste de Clóvis Marubo : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3496

    - Le diagnostic du CTI et de ISA : http://www.socioambiental.org/nsa/detalhe?id=3441

    - La pétition du CIMI : http://www.cimi.org.br/site/pt-br/?system=news&conteudo_id=5907&action=read

    - L'annonce du débat de ce 23 mars : http://www.cimi.org.br/site/pt-br/?system=news&conteudo_id=6147&action=read

    Cette note a été publiée dans "AYA Info" No 69, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA - 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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