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  • Amazonie, la déforestation bat des records en 2020

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    En 2020, à chaque heure, l’Amazonie brésilienne a perdu 96 hectares de sa forêt, soit une perte journalière moyenne d’environ 23 km2, ou un total annuel de 8’429,83 km2. Une augmentation de 9,4% par rapport à 2019 quand elle avait perdu 7'704,52 km2. La déforestation en Amazonie représente 61% de celle constatée dans tout le Brésil (13'853,43 km2). Le taux de progression y a été 14% en 12 mois. En effet, en 2019, le pays avait perdu 12'191,58 km2 de forêt. Tel est le constat dressé par MapBiomas Alerta (1) dans un rapport publié le 11 juin concernant la déforestation dans les six biomes (2) du pays. Un document semblable avait été rédigé en 2019.

    Le phénomène varie selon la période de l’année. Au niveau national, la plus importante déforestation a été constatée le 31 juillet : 49,68 km2. Et la moindre, cinq mois plus tard, le 31 décembre : 10,48 km2. Pour l’Amazonie, le pic a été observé le 30 juillet : 37,84 km2.

    En Amazonie, comme dans les autres biomes du pays, le déboisement est variable d’un territoire à l’autre. La municipalité amazonienne d’Altamira (dans l’État du Pará), la plus grande commune du Brésil (159'533 km2 ou presque 4 fois la Suisse) est celle qui a connu la plus importante déforestation en 2020 : 606,08 km2. Elle occupait également ce premier rang en 2019 en perdant 541,58 km2 de forêt. Selon l’agence Metrópoles, reprenant une information de l’Institut National d’Enquêtes Spatiales - INPE, de 2013 à 2018 elle en déjà  perdu 1'943 km2.

    Les Terres Indigènes (TI) ne sont pas épargnées. Dans État du Pará, la TI Apyterewa, qui s’étend sur 7'730 km2, est la TI du Brésil où a été détectée la plus grande zone de déforestation en 2020 : 74,31 km2. Elle avait perdu 83,39 km2 de forêt en 2019. Cette TI est historiquement marquée par la présence de nombreux madeireiros (exploitants forestiers illégaux). La TI Yanomami, située dans les deux État d’Amazonas et de Roraima, est la septième des vingt-cinq TI les plus touchées par la déforestation. Sa forêt a été réduite de 7,97 km2 en 2020. Elle en avait déjà perdu 3,89 km2 en 2019. Le déboisement, qui a plus que doublé en un an, est lié à l’activité des garimpeiros (orpailleurs illégaux). Á la déforestation, ceux-ci ajoutent la pollution des eaux et la violence contre les populations dans les zones qu’ils ont envahies.

    Cette déforestation, souvent exercée avec violence, est en grande partie illégale. En 2020, pour l’ensemble du Brésil, les auteurs de l’étude ont identifié 74'246 alertes de déforestation dont 74’098 (99,84%) avec des indices d’irrégularité ou d’illégalité. Cela concerne 13’706,45 km2 (98,94 %) des 13’853,29 km2 déboisés. Pour l’Amazonie, 58'878 (98,88%) des 58'949 alertes reçues comportent des indices d’irrégularité ou d’illégalité. Cela concerne 8’381,89 km2 des 8'429,94 km2 déboisés. Les terres devenues libres de forêt suscitent l’intérêt de l’agro-industrie, un secteur très puissant au parlement. Les coupes de bois alimentent un important commerce international en grande partie illégal (3), impliquant de nombreux acteurs… Un commerce auquel Jair Bolsonaro a fait allusion à l’occasion de la rencontre des leaders BRICS (4) en novembre 2020. Plus largement, l’importance de la déforestation, notamment celle de l’Amazonie et son influence sur le climat mondial, porte atteinte à la réputation du Brésil, premier responsable de cette situation. Elle interroge les États et groupes d’États négociant les accords de libre-échange avec le Mercosur. Elle provoque des oppositions pour l’entrée de ce pays dans l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques – OCDE. En avril dernier, à l’occasion du sommet sur le climat convoqué par Joe Biden, Jair Bolsonaro avait annoncé son intention de mettre un terme à la déforestation illégale en 2030 (5). En 2020, il avait déjà autorisé le recours à l’armée pour lutter contre les incendies en Amazonie. Autorisation renouvelée cette année par un décret du 28 juin. De son côté, le Vice-président de la république, Hamilton Mourão qui est à la tête du Conseil national de l’Amazonie légale a signé – aussi en avril 2021 - une résolution créant un « Plan Amazônie 2021/2022 ». L’objectif est de réduire d’ici à la fin 2022, à la moyenne historique des années 2016 à 2020, les actes illicites, particulièrement les incendies et le déboisement illégal. Cela en priorité dans onze communes de quatre États amazoniens. Il s’agit également d’assurer l’engagement fédéral dans les actions de protection, de préservation et de développement soutenable en Amazonie légale. Cela dans un contexte de restrictions budgétaires qui touchent les organes de surveillance des forêts.

    Les dernières nouvelles sur le front de la déforestation ne sont pas bonnes : en ce début juillet, l’INPE a publié ses observations pour le premier semestre 2021 : en Amazonie les alertes à la déforestation concernent 3'325,41 km2, ce qui en fait le record de ces six dernières années !

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    (1) MapaBiomas est une initiative du Système d’évaluation des émissions de gaz à effets de serre du Brésil – SEEG de l’Observatoire du climat. Le rapport est produit par un réseau collaboratif composé d’ONGs, d’Universités et autres entités. Plus d’une dizaine d’institutions apportent leur appui financier. Site : https://mapbiomas.org/quem-somos

    (2) Les six biomes du Brésil : Amazonie, Caatinga, Cerrado, Mata Atlantica, Pampa et Pantanal.

    (3) Dénoncé par l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB et Amazon Watch. Voir sur ce blog la note du 15 novembre 2020

    (4) BRICS > Groupe d’États formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, la Russie et l’Afrique du Sud.

     (5) Voir sur ce blog, les notes du 9 mai 2021 et du 31 janvier 2020

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    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 138, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève, CCP 17-55066-2

  • Brésil : La FUNAI favorise la division des indigènes

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    Brasil, Brésil, Funai, Fundação Nacional do Índio, Fondation Nationale de l’Indien, Sônia Guajajara, APIB, Articulação dos Povos Indígenas do Brasil, Articulation des Peuples Indigènes du Brésil, Union Européenne, Mercosur, Mercosul, Front Parlementaire Mixte de Défense des Droits des Peuples Indigènes, FPMDDPI, Frente Parlamentar Mista em Defesa dos Direitos dos Povos Indígenas, decreto No 7.747 de 5 de junho de 2012, Política Nacional de Gestão Territorial e Ambiental de Terras Indígenas, PNGATI, Plano de Gestão Territorial e Ambiental, PGTA, Dilma Rousseff, Joe Biden, USASur son site, le 29 mars, la Fondation Nationale de l’Indien – FUNAI publie la copie d’une lettre, adressée à plusieurs institutions européennes* par trois porte-paroles d’un « Groupe d’agriculteurs et producteurs indigènes ». Dès le premier paragraphe, les auteurs attaquent Sônia Guajajara leader de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB. Ils affirment que l’Articulation est une organisation inconnue de la majorité des peuples indigènes du Brésil. Ils contestent la représentativité de Sônia qu’ils accusent de faire de la politique contre le gouvernement : « Une usurpatrice qui peut mentir sans gêne et demander, par exemple, la non-signature de l’accord commercial entre l’Union Européenne et le Mercosur… Pour nous, il est clair qu’il s’agit d’une trahison à la Patrie de la part d’une personne qui répète les phrases imposées par les ennemis du Brésil.»

    Parlant de leur Groupe, qu’ils affirment représenter approximativement 70 peuples indigènes, qui, tout en conservant leurs traditions et coutumes, ont choisi d’entreprendre, de produire et commercialiser comme n’importe quel autre producteur du Brésil et du monde : « Nous ne voulons plus vivre de l’assistance, ni de la charité de personne…  Nous habitons sur environ 35 millions d’hectares où il est possible de d’exercer tout type d’activité productive pouvant apporter le développement des Peuples indigènes dans les régions où ils sont insérés et aussi du Brésil… Nous sommes des indigènes brésiliens fiers de notre drapeau… Au contraire de cette femme qui n’aime pas le Brésil, nous du groupe d’agriculteurs de producteurs indigènes, jamais nous nous soulèverons contre notre patrie aimée, le Brésil.».

    L’APIB a réagi dès le 31 mars. Sous le titre « Le gouvernement Bolsonaro et ses alliés du parlement promeuvent divisions et conflits entre indigènes pour massacrer nos droits fondamentaux » : « La stratégie est ancienne et continue depuis l’invasion européenne, utilisée pour affaiblir, disqualifier et démobiliser le mouvement indigène et anéantir nos droits fondamentaux… L’usage de la communication du gouvernement pour alimenter les divergences, rivalités et conflits entre indigènes cache l’incompétence de l’actuelle gestion et dévie les regards de son projet génocide et écocide… Nos leaders et dirigeants de l’APIB comme Sônia Guajajara ont gagné leur légitimité au sein des bases du mouvement et la reconnaissance internationale pour avoir consacré leur vie à la protection et la promotion des droits des peuples indigènes du Brésil… »

    Dans les jours qui ont suivi, une dizaine d’organisations et de fédérations indigènes de différentes régions du pays ont manifesté leur soutien à l’APIB et à Sônia. Au parlement fédéral, le Front Parlementaire Mixte de Défense des Droits des Peuples Indigènes – FPMDDPI qui regroupe des Députés et des Sénateurs fédéraux a également manifesté sa solidarité à l’égard de l’APIB et de Sônia. Il exprime sa désapprobation à l’égard de cette tentative de criminalisation des organisations qui luttent pour les droits des peuples indigènes.

    Le 5 avril, la FUNAI a encore publié une lettre que le même groupe d’agriculteurs a adressée au président des USA, Joe Biden, dans laquelle il dénonce l’APIB. Cette dernière, le 9 mars, avait écrit au président américain pour lui demander d’inclure les peuples indigènes dans les débats en vue de l’élaboration du plan de protection de l’Amazonie, un élément de sa stratégie de combat contre le changement climatique. L’APIB redoute des négociations secrètes entre le Brésil et les USA… Un dossier important !

    Pour rappel, la FUNAI, actuellement présidée par Marcelo Augusto Xavier da Silva** a été créée en 1967. Sa mission institutionnelle d’origine est de protéger et de promouvoir les droits des peuples indigènes… En matière de gestion territoriale et environnementale des Terres Indigènes, un décret de juin 2012 signé par Dilma Rousseff, qui, dans son art. 4 (axe 5) prévoit de promouvoir les initiatives productives indigènes. Ce décret sert de base à l’élaboration et au suivi de « Plans de gestion territoriale et environnementales – PGTA pour lesquels la FUNAI est sensée s’impliquer

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    *Parlement européen / Conseil européen / Conseil de l’Union européenne / Commission Européenne / Cour de Justice de l’Union européenne / Cour des comptes européenne / Banque Centrale européenne 

    **Voir sur ce blog, la note du 6 août 2019

    Illustration, traduction : « DIVISER POUR DEVASTER / Le gouvernement stimule les conflits entre indigènes pour massacrer (leurs) droits / Note de l’APIB contre la criminalisation du mouvement indigène et en appui à Sônia Guajajara ». Cliquer sur l’image pour en agrandir la taille.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 137, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève

  • Les incendies et la déforestation entraînent des réactions au Brésil et au-delà

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    Les médias ont largement fait écho aux incendies et à la déforestation qui ravagent l’Amazonie et le Pantanal (la plus grande zone humide de la planète). Les liens de ces phénomènes avec l’agrobusiness ont été rappelés à diverses reprises. La situation en Amazonie a suscité des réactions, des prises de positions variées dont on trouvera quelques exemples ci-dessous.

    Le 18 septembre, le Général Heleno, chef du Cabinet de la Sécurité Institutionnelle à la Présidence du Brésil a publié une note sur les réseaux sociaux. Il dit que l’Articulation des peuples Indigènes du Brésil - APIB et une de ses leaders, Sônia Guajajara commettent un crime de lèse-patrie : « L’APIB est derrière le site defundbolsonaro.org pour diffuser des fake news contre le Brésil, imputer les crimes environnementaux au président de la république et appuyer les campagnes internationales de boycott des produits brésiliens. » L’Articulation rejette cette accusation. Selon elle « … le plus grand crime qui nuit à notre patrie est l’incapacité du gouvernement à empêcher la destruction de nos biomes, de nos zones protégées, les incendies, l’accaparement des terres, la déforestation, l’invasion de nos terres et le vol de nos richesses. »

    Le 22 septembre, lors de l’ouverture de la 75e Assemblée Générale de l’ONU, le président brésilien a défendu la politique économique et sanitaire qu’il conduit dans son pays pour faire face au Covid-19. À propos des incendies qui dévastent la forêt : « Notre forêt est humide et ne permet pas la propagation du feu en son intérieur. Les incendies arrivent pratiquement, dans les mêmes lieux, dans la zone Est de la forêt, où le caboclo* et l’indien brûlent leurs champs à la recherche de leur survie dans les zones déjà déboisées.» Le jour même l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB a adressé une interpellation au Tribunal Suprême Fédéral - STF pour que « le Gouvernement explique à la justice les mensonges qu’il a communiqué à l’ONU et les attaques faites aux peuples indigènes. »

    La situation inquiète au-delà du Brésil

    En juin dernier, l’association française Envol Vert a publié un rapport intitulé « Groupe Casino éco responsable de la déforestation # double jeu ». L’étude, sous-titrée « Rapport bœuf », porte sur le Brésil et la Colombie, pays où le groupe a des fournisseurs en viande bovine et des filiales de distribution. Le document a été adressé à la direction stéphanoise du groupe qui répond «… le plan de vigilance publié par le groupe Casino est conforme avec les obligations telles que définies par la loi française (No 2017-399) du 27 mars 2017 ». Une dizaine d’ONG dont la Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne – COIAB, sont associées à la démarche. Mis en demeure le 21 septembre, le groupe Casino a trois mois pour répondre.

    La politique environnementale de plusieurs pays latino-américains a eu un écho dans les rangs du Parlement européen. Le 7 octobre, lors de la discussion du rapport annuel 2018 sur la mise en œuvre de politique commerciale commune, le Parlement a adopté une résolution dont un paragraphe (No 36) concerne l’accord de libre-échange négocié par l’Union Européenne avec le Marché Commun du Sud – Mercosur**. La conclusion est claire, celui-ci « ne peut pas être ratifié en l’état. ». La France avait déjà manifesté son opposition à l’accord en 2019.

    En guise de rappel, la Suisse, dans le cadre de l’Association Européenne de Libre Échange – AELE (Suisse, Norvège, Lichtenstein et Islande) a conclu un accord à la fin du mois d’août 2019. Accord déposé au parlement fédéral également contesté par des parlementaires et par plusieurs ONG.

    Les nombreux appels à protéger les forêts seront-ils entendus ? À suivre…

                                                                                ***

    *Caboclo > métisse blanc/indien

    **Le Marché Commun du Sud – Mercosur, concerne l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et plusieurs pays associés.

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 134, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2

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  • Une délégation indigène brésilienne à Genève ce 8 novembre

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    Brasil, Brésil, Amazonie, Brasilia, Amazônia, Campement Terre Libre, Acampamento Terra Livre, 2019, APIB, Accord de Paris, Convention 169, Charte de Cochabamba, Mère Nature, Jair Bolsonaro, Société pour les peuples menacés, gfbv, SPM, AELE, Mercosur, Paulo Paulino Guajajara Ils ne restent pas passifs ! La faîtière des organisations indigènes du Brésil, l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil – APIB a décidé d’envoyer une délégation en Europe pour y alerter l’opinion publique sur les menaces qui pèsent sur les droits économiques, sociaux, culturels et territoriaux des indigènes. En fait, une menace sur leur existence même.

    Les objectifs du voyage : d’abord dénoncer les graves violations commises contre les peuples indigènes et l’environnement par le nouveau gouvernement de Jair Bolsonaro. Au-delà de la dénonciation, l’APIB veut la mise en œuvre de mesures susceptibles d’exercer une pression sur le gouvernement et les entreprises de l’agroalimentaire du Brésil pour le respect de l’environnement et des droits des droits des peuples autochtones (Accord de Paris, Convention 169 de l’OIT, Déclaration universelle des droits de Mère Nature telle que définie dans la Charte de Cochabamba de 2010). Mais l’Articulation demande aussi la solidarité des citoyens des pays qu’elle visite. Elle souhaite former un réseau international de personnes et d’organisations qui soutiennent ses objectifs. Au Brésil même, en janvier et avril 2019 déjà, l’APIB avait organisé des manifestations pour faire connaître ses revendications. Sa tournée européenne est dans le prolongement de cette mobilisation. Elle en a repris le titre même : « Sang autochtone, pas une goutte de plus » qui malheureusement est démenti par la triste actualité : ce 1er novembre, Paulo Paulino Guajajara, un « gardien de la forêt » de la Terre Indigène Araribóia (État du Maranhão) a été tué par un groupe de madeireiros (forestiers illégaux). Voir sur ce blog la note du 4 novembre.

    La « Société pour les peuples menacés -SPM » - dont le siège est à Berne - organise le passage de la délégation en Suisse. À cette occasion, le 7 novembre dans la capitale fédérale, elle lance une campagne en faveur des droits des peuples autochtones brésiliens. Cette délégation est en Suisse au moment où notre pays, dans le cadre de l’AELE, négocie un traité de libre-échange avec les pays du Mercosur dont fait partie le Brésil.

    À Genève, une réunion ouverte au public est prévue le vendredi 8 novembre, de 18h30 à 21h à Maison de la Paix, Auditorium A2, au 2 Chemin Eugène-Rigot, 1202 Genève / Transports publics : Tram No 15, Arrêt « Maison de la Paix »

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    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 130, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2