radio télévision suisse

  • « Mise au Point » : la Covid-19, son impact à Manaus et sur les peuples indigènes

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    Dimanche soir 7 février, dans son émission « Mise au Point », la Radio Télévision Suisse – RTS a diffusé une séquence consacrée à l’impact de la Covid-19 à Manaus et sur les communautés indigènes vivant dans la capitale de l’État d’Amazonas et bien au-delà. Les journalistes ont bénéficié des services de Silvio Cavuscens, un manauense* qui a passé une grande partie de sa jeunesse à Genève où il a gardé de nombreux liens. Silvio est co-fondateur et actuel coordinateur général de l’ONG brésilienne « Service et Coopération avec le peuple Yanomami » – SECOYA qui a des liens de solidarité anciens et réguliers avec les Yanomami du rio Marauiá.

    L’émission montre bien la solidarité animant les communautés indigènes entre elles et leur volonté de lutter contre la pandémie. Mais pour les téléspectateurs romands, en particulier les contribuables genevois et vaudois, il importe de savoir - cela n’est pas mentionné dans l’émission - que par l’intermédiaire des fédérations vaudoise et genevoise de coopération ils participent à cette solidarité avec le peuple Yanomami. A Genève, deux ONG, « Appui au peuple Yanomami d’Amazonie » – AYA et le Mouvement pour la Coopération Internationale –  MCI soutiennent les projets que la SECOYA a définis avec les Yanomami et leur association Kurikama.** Et le programme « Santé » de la SECOYA est sous la responsabilité de la Fribourgeoise Sylvie Petter, membre de l’ONG « E-Changer » dont le siège est à Lausanne. Cette solidarité internationale, même si elle reste modeste a le mérite d’exister.

    Les lecteurs de cette note qui le souhaitent peuvent apporter leur appui à l’une ou l’autre de ces ONGs (Voir ci-dessous)

                                                                                 ***

    *Un « manauense » est un habitant de Manaus.

    **Kurikama, association fondée en octobre 2013. Voir sur ce blog, les notes du 10 décembre 2013 et du 20 janvier 2016

                                                                                ***

    Pour apporter un appui :

    -Appui au peuple Yanomami d’Amazonie – AYA / CCP 17-55066-2

    -Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI / CCP 12-16911-9 / Mention SECOYA

    -E-Changer : CCP 14-331743-0 / Mention SECOYA

    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".

    Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 136, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève

  • "Sauver la planète" : un message-testament d'Almir Suruí, leader indigène

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    Brasil, Brésil, Brasilia, Amazônia, Amazonie, Amazonas, Autochtones, indigènes, povos indígenas, Almir Narayamoga Suruí, Albin Michel,Sauver la planète, Corine Sombrun, Suruí, Sete de Setembro, Rondônia,, Aquaverde, Google, Plano Carbono, Metareilá, Açaí, Euterpe oleracea, jardin botanique, Genève, Salon du livre, Paris,Thomas Pizer, Madeleine Caboche, Nancy Ypsilantis, Détour, Babylone, Radio romande, RTS, radio télévision suisseLe prologue de l'ouvrage publié chez Albin Michel* rapporte un dialogue entre Almir Narayamoga Suruí et son garde du corps. Ce dernier confie à Almir avoir été réticent quand il a reçu la mission de le protéger en raison des menaces de mort qui pesaient sur lui, mais il ajoute : "… en fait, je n'ai jamais été traité avec autant de respect et je tiens à te le dire aujourd'hui, je suis honoré d'avoir pour mission de te protéger".

    Ce à quoi Almir répond : "Je te remercie pour ces mots Sergente, ils me font du bien. Je peux te confier quelque chose moi aussi ?" Almir lui remet une clé USB qu'il conservait toujours dans sa poche. "Pourrais-tu donner cette clé à mes enfants si jamais… Je ne sais pas si ce qu'elle contient participera à éveiller la conscience de ceux qui détruisent la forêt, mais ils sauront que notre peuple a fait sa part et qu'il est urgent pour eux de faire la leur."

    L'ouvrage, également signé par  Corine Sombrun, est effectivement le message–testament qu'Almir adresse à ses parents, à ses épouses, à ses enfants et à la forêt amazonienne. Dans la première partie, il rappelle comment le premier contact avec les blancs, au début des années 60, a réduit à quelques centaines d'individus, les cinq mille Suruí vivant sur une aire - la Terre Indigène Sete de Setembro - d'environ 20'000 km2, située dans l'État du Rondônia, dans l'ouest de l'Amazonie brésilienne. Almir explique son "apprentissage" de la forêt et les actions qu'il a entreprises pour la sauver, par exemple, les appuis apportés par l'ONG genevoise "Aquaverde" pour la reforestation, son partenariat avec Google qui, maintenant, signale son combat sur sa mappemonde électronique… Il rappelle les menaces de mort dont il est l'objet et les controverses que son action suscite chez certains de ses pairs, comme l'a été récemment, le "Plan carbone" de l'association Metareilá. La controverse principale est celle opposant partisans et adversaires des mécanismes permettant à des pollueurs d'acheter des droits de polluer.

    Dans un ouvrage comme celui-ci, il aurait été judicieux de consacrer quelques lignes à la lutte conduite par les organisations indigènes du pays pour le respect des droits territoriaux.

    Almir était déjà à Genève en juin 2007. Il avait participé à la fête du développement durable. Au cours d'une cérémonie en présence des autorités de la Ville, il avait planté un Açaí (Euterpe oleracea) dans la serre tempérée du Jardin botanique. Le palmier n'a malheureusement pas survécu à ce "climat" trop frais. Depuis, il a été remplacé par plusieurs "congénères" qui prospèrent maintenant dans la serre chaude du jardin. En octobre 2008, au Victoria Hall, Almir a reçu le prix "Droits de l'homme" de la Société Internationale pour les droits de l'homme – SIDH**.

    En mars dernier, il était au Salon du livre de Paris où il a présenté son ouvrage. Récemment, il a fait un nouveau passage en Suisse. De nombreux médias ont consacré un article, ou une émission, à l'occasion de la publication de l'ouvrage. Parmi ceux-ci, la Radio Télévision Suisse – RTS. D'abord, Corine Sombrun a été interviewée par Madeleine Caboche, animatrice de l'émission "Détour" diffusée le 16 mars***. Puis Nancy Ypsilantis a reçu Almir, Corine Sombrun et Thomas Pizer, président d'Aquaverde, dans "Babylone" diffusée en avril dernier.

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    * Sauver la planète – Le message d'un chef indien d'Amazonie / Almir Narayamoga Suruí et Corine Sombrun / 192 pages / ISBN : 978-2-226-25705-5 / Editions Albin Michel – Paris / 18 euros

    ** Voir sur ce blog, la note du 12 avril 2013.

    *** Les émissions peuvent être écoutées sur le site de la radio romande pendant un mois après leur diffusion.

    >> Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.

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    PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".

    - Cette note a été publiée dans "AYA Info" No 102, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe  -  CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2